Encre de Chine
L'encre de Chine est certainement l'encre la plus riche en qualités. Elle peut être appliquée à la plume, au calame ou au pinceau (entre autres) et sert aussi bien, depuis des temps immémoriaux, à la peinture qu'à l'écriture.
Calligraphie de Wang Shiyan
Selon certaines sources non confirmées, elle aurait été utilisée dès 2500 ou 3000 BC. Sa fabrication "industrielle" remonterait à 1500 BC.
L'enjeu qu'elle représentait était si important que la très puissante administration chinoise nomma des "administrateurs de l'encre" chargés d'en surveiller la fabrication.
Préparation traditionnelle
Sa composition exacte est encore inconnue de nos jours, non sans raison car il s'agit d'un secret. Nous croyons savoir, cependant, que l'encre de Chine contient notamment
un pigment à base de noir de fumée bien particulier obtenu par la calcination d'un mélange d'huile de sésame et d'ivoires divers broyés très finement, donnant, à l'aide de multiples lampes à huile, une suie aux caractéristiques bien définies. Ce type de noirs a été utilisé en Chine dès le IIIème millénaire BC avant même l'invention de l'encre.
Sur le mélange eau/noir de fumée, lire passage in Les dialogues de Dotapea, chap. I, A propos des liants.
une gélatine pas clairement identifiée. Certains évoquent une "colle de bœuf". On mentionne aussi la gelée de cerf et la colle de poisson... La recette a pu varier au fil du temps. Lire ci-dessous L'encre de Nara.
du camphre dilué dans l'alcool et/ou un musc, des épices, des huiles (on mentionne notamment les huiles de colza et de sésame), etc.
du sucre, introduit dans le processus sous forme diluée dans l'eau.
Le noir de fumée et la colle seraient cuits ensemble durant environ six heures. C'est le point le plus critique de la fabrication car il est très difficile de mêler noir de carbone et liant aqueux. C'est dans cette phase que résident les secrets de fabrication les plus importants.
La préparation, après le premier séchage des bâtonnets (ou autres formes), détermine la qualité de ceux-ci : ils sont placés une semaine dans une cendre humide changée deux fois par jour, puis, de nouveau séchés pendant 15 à 45 jours en fonction de la qualité recherchée. Ils sont ensuite lissés au pinceau et polis avec un coquillage avant d'être décorés avec des motifs en or et en argent (voir photo), puis sont éventuellement enduits de sucre ou d'autres ingrédients solidifiants.
On mentionne aussi des préparations à base de pin, de graisse de porc, de fer, de poudre de charbon, etc. Les encres obtenues n'étaient pas ce que nous nommons "encres de Chine", mais elles furent aussi utilisées en peinture et en écriture.
L'encre de NARA
Au Japon, le lieu de fabrication traditionnelle des encres de Chine est à Nara (information confirmée), une cité très emprunte de culture bouddhique et de traditions shinto. Le rayonnement de ce centre de production est international.
Ci-contre, une photo prise dans la forêt de Nara (inscrite au patrimoine international). Parmi les essences uniques que l'on y trouve, il existe un arbre nommé KUZU. On tire de ses racines une poudre qui permet de réaliser une gélatine très visqueuse.
Cette gélatine entre-t-elle dans la composition des encres de Nara ? Nul ne saurait l'affirmer. Si c'est le cas, c'est certainement en très faibles quantités car elle se liquéfie vers 20 ou 25°C et présente un pH 6, donc non neutre.
Son emploi est théoriquement alimentaire. Cependant, la coïncidence géographique est troublante, d'autant plus que la gélatine est sans doute l'élément le plus important de l'encre de Chine, celui sur lequel de nombreuses recherches ont dû être effectuées, celui sur lequel le secret industriel s'est imposé très tôt, comme nous le disions.
Utilisation du bâton d'encre
En principe, une bonne encre est brillante à la cassure. Un petit sacrifice n'est pas inutile. N'hésitez pas à casser le bâtonnet pour vous assurer de sa qualité.
Il suffit ensuite de diluer le bâtonnet dans l'eau sur une pierre à encre (voir photo). L'application se fait généralement au pinceau, au calame ou à la plume.
L'encre de Chine vendue sous forme liquide est plus homogène - et plus pratique - que l'encre des bâtonnets dilués.
Fabrication d'imitations
Voici ci-dessous une recette permettant de fabriquer une encre très semblable à l'encre de Chine solide. Nous vous la livrons sans aucune garantie car nous ne l'avons pas testée. Merci de nous communiquer vos observations expérimentales. Une autre recette nous est parvenue mais nous ne souhaitons pas la divulguer car elle met en oeuvre de la potasse, ingrédient bien trop dangereux à manipuler en atelier ou dans une cuisine. Voici donc la recette sans danger dont nous parlions. Les quantités indiquées sont des poids et non des volumes.
Préparer une caséine et la faire bouillir.
Incorporer du noir de fumée (100 parts) et du camphre (3 parts). La quantité de ce mélange par rapport à celle de caséine est laissée à discrétion du préparateur. A titre indicatif, nous rappelons que le rapport liant/pigment en peinture est souvent de 1 pour 2, mais doit absolument être ajusté aux spécificités du pigment.
Faire sécher dans des moules.
En ce qui concerne l'encre de Chine liquide, nous avons trouvé des recettes invraisemblables, dangereuses et incorporant des éléments introuvables. Nous vous livrons la seule qui nous ait semblé raisonnable à tous points de vue avec la même réserve exprimée ci-dessus : nous n'avons pas testé ce procédé. Les quantités sont des poids. Elles sont approximatives et doivent être adaptées aux produits choisis. Il ne s'agit pas, de toute façon, de réaliser une véritable encre de Chine.
préparer une colle à la gélatine
gélatine : 150 parts (ce chiffre sert d'étalon pour le reste de la recette)
eau : à votre discrétion, suivant le tirant désiré (voir Colle de peau). Utiliser de préférence une eau déminéralisée ou distillée (voir L'eau)
le temps de cuisson variera en fonction du type de gélatine employée
à chaud, incorporer 100 parts de noir de fumée
laisser mijoter quelque temps au bain-marie
ajouter de la glycérine. Dans les recettes plus anciennes, on employait du sirop de sucre épais. Dans un cas comme dans l'autre, cet apport est important car il détermine la fluidité de l'encre. Certaines sources évoquent une quantité énorme de glycérine (9,5%, à comparer avec les 5% au maximum dans la fabrication de l'aquarelle). Certes, une encre doit être liquide, mais la substance dont il est question n'est pas anodine : c'est un trialcool susceptible de réagir à tout élément acide. C'est pour cette raison qu'il n'est généralement incorporé qu'à faible dose.

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MANHUA : la bande dessinée chinoise
MANHUA : LA BANDE DESSINEE CHINOISE
Dossier rédigé par Bédédazi d'après une adaptation de plusieurs articles publiés dans "Bédés d'Asie" entre mars 2006 et février 2007.
I. Introduction à la bande dessinée chinoise
Si le le mot pour dire "bande dessinée" est en japonais "manga" 漫画, celui-ci se prononce en chinois "manhua", se transcrit 漫画 (simplifié) ou 漫畫 (traditionnel), et signifie "images enchaînées".
Quant au dessinateur de manhua, s'il est appelé "mangaka" 漫画家 au Japon, il est appelé "manhuajia" 漫画家 en Chine.
Remarquez que les idéogrammes utilisés pour "manhua" & "manhuajia" en chinois et "manga" & "mangaka" en japonais sont les mêmes (puisque l'origine du mot est japonaise) mais se prononcent légèrement différemment.
Le terme de "manhua" est aussi bien utilisé pour les bandes dessinées qui viennent de Chine 中国 (中國 traditionnel), que de Hong Kong 香港, de Singapour 新加坡共和国, et de Taiwan 台湾 (臺灣 traditionnel).
A noter qu'historiquement, la bande dessinée chinoise porte également d'autres noms.
"Lianhuantu" pour les livres illustrés (romans graphiques, en général un dessin par page).
"Lianhuanhua" qui représente plutôt la bande dessinée que l'on qualifierait en Occident de classique, alors qu'en Chine, le gouvernement la considérait comme un art de masse et l'utilisait pour des affiches et de la propagande.
Les dessinateurs les plus connus sont Zhang Leping (1910 - 1992) avec "Sanmao" 三毛 et Fang Cheng 方成 dont les styles ressemblent à "la ligne claire" de Hergé (créateur de Tintin).
Encore une chose : les manhuas (ainsi que les manhwas, coréens eux) se lisent dans le sens occidental et pas "à l'envers" comme les mangas japonais.
II. L'avènement de la BD chinoise en France
A moins d'habiter en Chine et de pouvoir lire les idéogrammes, il y avait très peu de possibilités pour découvrir la BD chinoise... Mais tout a changé depuis le début de l'année 2005 et une belle collaboration s'est instaurée entre la France et la Chine.
Dans le cadre du 32ème Festival International de Bandes Dessinées du 27 au 30 janvier 2005, quelques artistes et professionnels chinois (du dessin animé et de la bande dessinée) vinrent à Angoulême sur invitation.
Puis du 1er au 5 septembre 2005, la France fut l'invitée d'honneur de la 12ème Foire Internationale du Livre de Beijing et les éditeurs français présentèrent près de 200 bandes dessinées (treizième session de cette foire du 30 août au 2 septembre 2006).
Et du 6 au 9 octobre 2005, des professionnels et artistes français (également belges et suisses) furent également présents au 1er Festival de l'Image Dessinée à Beijing (deuxième session en 2007).
Sans compter d'autres festivals hors de la capitale chinoise, comme le 1er Festival BD de Shanghai du 28 juillet au 1er août 2005 (deuxième session du 29 juin au 3 juillet 2006).
Bien sûr, tout cela n'aurait pu voir le jour sans la participation active d'associations telles celle du Festival International de BD d'Angoulême, BD Dingue, 16000 Images, ainsi que d'organismes officiels tels l'Ambassade de France, les centres culturels français en Chine, l'Association pour l'Amitié avec les Peuples Etrangers, et de certains éditeurs et libraires.
Les résultats, les lecteurs les connaissent déjà. Non seulement, les dessinateurs et éditeurs français (francophones) sont maintenant mieux connus et distribués en Chine, mais aussi des artistes chinois sont traduits en français et publiés en Europe, en particulier grâce à la nouvelle maison d'édition Xiao Pan et à Patrick Abry, son fondateur.
Xiao Pan est devenu en moins d'un an "le spécialiste de la BD chinoise" et édite déjà plus d'une dizaine d'artistes, tous différents, tous talentueux, tous désireux de toucher le public français. Mais avant de parler de cet éditeur spécialisé, voyons les autres éditeurs qui publient du manhua et les ouvrages déjà parus.
He Youzhi aux éditions de l'An 2
"Mes années de jeunesse" est un "lianhuantu", c'est-à-dire un roman graphique (ou roman visuel) d'un dessinateur chinois, He Youzhi. Publié en janvier 2005 (72 pages pour 14,00 €) aux éditions de l'An 2, il se situe du début des années 20 au début des années 50 et raconte – avec un dessin par page – l'enfance et l'adolescence de l'auteur, ainsi que les débuts de sa carrière. Effectivement, l'auteur a maintenant plus de 80 ans et vit près de Shanghai. L'éditeur fait savoir qu'on peut considérer ces "images enchaînées" comme l'équivalent d'une "ligne claire" orientale et que cet ouvrage est "un riche témoignage de la Chine pré-maoiste". Plus d'informations, un portfolio et un extrait sur le site de l'éditeur.
En novembre 2006, les éditions de l'An 2 publient "Cent métiers du vieux Shanghai", un autre lianhuantu de He Youzhi. De la même façon que pour ses années de jeunesse (un dessin par page et textes bilingues chinois-français), il montre dans cet ouvrage (192 pages pour 29,50 €) les petits métiers exercés dans le Shanghai du début du XXème siècle. Plus d'informations et des extraits sur le site de l'éditeur.
III. Les éditeurs de manhua
Depuis quelques années les éditeurs français éditent avec plus ou moins de succès des manhuas en provenance de Hong Kong, Singapour ou Taiwan.
Le premier à tenter sa chance fut Tonkam dès 1994 avec "Cyber weapon Z" puis "King of fighter zillions", deux séries taiwanaises de Andy Seto et actuellement le célèbre "Tigre et dragon" d'après le roman de Wang Dulu 王度盧 (1909-1977).
Soleil crée sa collection "Hero" à l'été 2006 et publie depuis plusieurs manhuas de Taiwan : "Les quatre justiciers" de Seto Andy et Wong Tony, "Top speed underground" de Chan Chung-Min et Cheung Man-Wai, "La voie du héros" de Ye Min-Fa, "Flower ring" de la manhuajia Lin Selena et "B boy bomb" de Sad ainsi qu'une série de Hong Kong : "Claws of darkness, journal d'un chasseur de vampires" de Cho Jerry (d'après une nouvelle de Jozev).
De son côté, Paquet publie aussi du manhua de Taiwan mais d'autres auteurs : "Stanle" et "X-girl" deux séries de Chang Shen et "CAT" une série de FCP.
Quant aux éditions du Temps, ils tentent leur chance avec "La zone céleste (The celestial zone)" de Wee Tian Beng, une longue série de Singapour éditée dans la collection "Toki".
En 2006, le seul éditeur qui édite du manhua de Chine est Xiao Pan.
Xiao Pan
Janvier 2006
Xiao Pan se fait connaître en avant-première au 33ème Festival International de Bandes Dessinées d'Angoulême où son fondateur, Patrick Abry présente le premier éditeur francophone dédié à la BD chinoise et les premières publications !
"Le fils du marchand" (1 tome) est un conte traditionnel chinois écrit au XVIIème siècle par Pu Songling, une histoire de renard mise en image par Nie Chongrui , dessinateur, scénariste et coloriste. Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
"My street" dont le premier volume "La folle aux abeilles" narre l'histoire d'un jeune Chinois en Europe. Cette série en 5 tomes est dessinée et scénarisée par Nie Jun. Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
"Remember" (1 tome) présente deux histoires autobiographiques de Benjamin, dessinateur, scénariste et coloriste. Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
Mars 2006
Après le succès des ouvrages "Le fils du marchand", le tome 1 de "My street" et "Remember", Xiao Pan annonce ses nouveautés.
"Diu Diu" est une nouvelle série en 3 tomes du dessinateur et scénariste Nie Jun. Le premier tome "La formule magique" conte l'histoire d'une malheureuse dessinatrice dont les héros se sont enfuis ! Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
"L'envol" de Zhang Xiao Yu, scénariste et dessinateur, qui présente en un volume deux histoires d'enfants, une historique et une de SF. Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
"Jenni", avec Mu Feng Chun au dessin et Li Jennifer au scénario, raconte l'histoire (basée sur des faits réels) de Jenni, une Chinoise de 16 ans, fraîchement débarquée à Londres avec sa peluche (un mouton !) pour ses études alors qu'elle ne parle même pas l'anglais ! Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
"La maladie mystérieuse" est le tome 2 de la série en 5 volumes de Nie Jun, "My Street". Trois extraits sur le site de l'éditeur.
Mai 2006
Deux nouveautés très remarquées paraissent chez Xiao Pan.
Le premier tome d'une série (en couleur) prévue en 4 volumes, "Butterfly in the air" du dessinateur Li Ming et du scénariste et coloriste Pocket Chocolate, tous deux nés en 1976. Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
Le premier tome "Trafiquant de clés" d'une série prévue en 2 volumes, "Wild animals" avec au dessin Pocket Chocolate et au scénario Song Yang, jeune prodige prolifique, également musicien et chanteur ! Trois extraits sont disponibles sur le site de l'éditeur.
Août et septembre 2006
Xiao Pan est vraiment un éditeur novateur et prometteur, donc à suivre sérieusement.
Le tome 2 de "Butterfly in the air" de Lee Ming et Pocket Chocolate sort le 25 août ainsi que de nouvelles séries et des one-shots (un seul tome).
"Un monde idéal" de Peng Chao et Chen Weidong (studio Creator World) est une série en 5 tomes dont le premier est annoncé pour le 25 août et le deuxième pour le 22 septembre. L'éditeur annonce en fait que cette série comprend 3 cycles de 5 tomes chacun et "Un monde idéal" est le premier cycle.
"La quête de l'esprit céleste" de Li Yao est une série en 2 tomes dont le premier est annoncé le 25 août après une sortie en avant-première à Japan-Expo et le deuxième en octobre.
"Mélodie d'enfer" de Lu Ming est une série en 2 tomes qui développe un thème musical. Le premier est annoncé pour le 8 septembre et le deuxième en novembre.
"Le mont du sud" est une bande dessinée (grand format) de Pocket Chocolate annoncée pour le 8 septembre.
"Au fond du rêve" est un one-shot de Zhang Xiao-Yu (dessinateur et scénariste de "L'Envol") annoncé pour le 22 septembre.
Devant le succès rencontré, Xiao Pan édite maintenant chaque mois de nouvelles bandes dessinées.
Octobre 2006
Le troisième tome de "Butterfly in the air" de Lee Ming et Pocket Chocolate sort le 10, de même que le troisième et dernier tome de "Diu Diu" de Nie Jun intitulé "L'étoile filante". Quant à "Le village", le deuxième tome du cycle "Un monde idéal" de Peng Chao et Chen Weidong, il est disponible le 22.
Novembre 2006
"Le chasseur de vie" deuxième et dernier tome de la série "La quête de l'esprit céleste" de Li Yao paraît le 3. "Réincarnation" deuxième et dernier tome de la série "Mélodie d'enfer" de Lu Ming et "Violence et amour" deuxième et dernier tome de la série "Wild animals" de Song Yang paraissent le 10. "Le cirque" troisième tome du cycle "Un monde idéal" de Peng Chao et Chen Weidong le 22. "Gare au chat chinois !" premier tome de la série prévue en 4 tomes "Niumao" du studio Ji An et "Dynasty-Tang" tome 1 de la série en 2 volumes "Step" de Yu Yanshu le 27.
Décembre 2006
La surprenante bande dessinée en couleur et sans texte, "Dream" de Liu Feng paraît le 8, tout comme "Orange" de Benjamin (ce manhua a été élu meilleur manhua de l'année 2006 par les lecteurs du site WebOtaku).
Janvier 2007
Le quatrième et dernier tome de "Butterfly in the air" de Lee Ming et Pocket Chocolate sort le 12 janvier. Xiao Pan se lance dans une longue série : "Le voyage en Occident" de Peng Chao (au dessin) et Chen Weidong (au scénario) avec le tome 1 "La naissance de Beau-Singe-Roi" paru le 26, tout comme le très beau one-shot "Five colors" de Jian Yi.
Février 2007
Le tome 1 de "Golden man", une nouvelle série en 6 tomes dessinée par A Ying paraît le 9, "Le phare" quatrième tome du cycle "Un monde idéal" de Peng Chao et Chen Weidong le 23 ainsi que "Grand chambard au palais céleste" deuxième tome de la longue série "Le voyage en Occident" de Peng Chao et Chen Weidong.
Mars 2007
Après le conte "Le fils du marchand", voici "La belle du temple hanté" de Nie Chongrui. Et après "Remember" et "Orange" (manhua de l'année 2006 pour WebOtaku), voici "One day" qui est en fait le premier album de Benjamin.
Si vous souhaitez être tenu au courant des infos et nouveautés de Xiao Pan, vous pouvez bien sûr vous inscrire à leur newsletter.
Ma conclusion !
J'espère vous avoir fait découvrir de façon agréable la bande dessinée chinoise et vous avoir donné envie de lire certaines oeuvres.
D'autant plus que d'autres éditeurs seront de la partie en 2007 !
Casterman annonce sa nouvelle collection "Hua Shu" avec "Mimi" une série en 4 tomes de la dessinatrice Yao Wei surnommée Mint, "New boys" une série en 5 tomes de Hsu Pei Yu et "La rêveuse" une série en 6 tomes de Yao Fei La, tous ces tomes 1 étant prévus pour le 26 avril.
Kymera crée le label "Drakosia" et annonce "La Perle du Dragon" de Huang Jun Wei pour février 2007, "Cynical Orange" de Yun Ji Un pour mars et "Dokebi Bride" de Marley pour avril.

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Les figurines en sucre
Autrefois, surtout avec la venue de l'hiver, les vendeurs de figurines en sucre faisaient leur apparition dans les rues de Beijing. On en retrouve encore aujourd'hui, mais ils sont beaucoup moins nombreux et ils concentrent leurs activités dans lesfoires, comme celles qui se tiennent à la fête du Printemps.
© photo de David Houstin pour www.chine-informations.com - tous droits réservés
Règle générale, ces vendeurs transportent leur équipement dans deux contenants suspendus à une palanche. D'un côté, c'est un baril portant, sur le dessus, un genre de tablette. De l'autre côté, une boîte en bois dans laquelle sont conservés des charbons et quelques babioles. À l'intérieur du baril se trouve un genre de pot en fer gardé chaud par un feu de charbon et dans lequel le vendeur a mis une préparation de sucre épaisse et collante. Sur la tablette sont étalésles articlesde diverses formes qui sont à vendre : oiseau, poulet, singe ou toute autre que l'imagination et l'habileté du vendeur peuvent créer ou que les acheteurs peuvent demander.
Le vendeur fabrique habituellement ces figurines à la demande. Par exemple, si un enfant dit : "Je veux un petit écureuil", le vendeur va prendre un petit morceau du mélange de sucre de son pot, le tordre et l'étirer pour y faire entrer un peu d'air.
Il dépose ensuite ce mélange de sucre entre les deux parties d'un moule en bois. Puis, il place la partie mince du mélange de sucre dans sa bouche et commence à souffler légèrement dedans. Le mélange va alors se gonfler peu à peu et remplir le moule.
Après avoir retiré le mélange du moule, le vendeur va le pincer ici et là pour former les oreilles et la bouche. En peu de temps, l'écureuil va prendre forme. Le vendeur va ensuite peindre les yeux et la bouche en rouge pour donner encore plus de vie au petit animal.
Les figurines en sucre soufflé sont fragiles, car leurs parties peuvent tomber facilement. Par exemple, si la température ambiante est trop élevée, les figurines vont commencer à fondre. C'est la raison pour laquelle ces figurines ne sont habituellement vendues que durant l'hiver.
© photo de David Houstin pour www.chine-informations.com - tous droits réservés
Un autre type de figurines est dessiné plutôt que soufflé. Dans ce cas, le processus de "dessiner" la figurine ressemble à celui de "former des lettres avec du sable". Au lieu d'utiliser du sable, on utilise du sirop. Le vendeur le verse soigneusement et lentement sur la surface lisse d'une plaque de pierre pour dessiner une image. Puisque le trait de sirop doit ressembler à celui d'un pinceau, l'artiste doit avoir une excellente maîtrise de son "pinceau" afin de former des lignes tantôt minces, tantôt épaisses. De plus, il doit réaliser son dessin en un seul coup. Les spectateurs sont souvent ébahis de voir apparaître une fleur, un oiseau ou une personne sur la plaque de pierre. Puis, avant que le dessin en sirop soit sec, le vendeur y attachera un bâtonnet en bambou. Quelques minutes plus tard, l'image en sucre est prête. Aujourd'hui, peu de gens peuvent "dessiner" ce type d'images. Cette forme d'art populaire est en voie d'extinction.

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Meubles traditionnels chinois
Le musée national du Palais, dans la banlieue de Taïpei, en République de Chine, comporte une salle d'exposition consacrée aux meubles en bois de santal rouge. Trente-trois pièces de mobilier appartenant à vingt styles différents, richement sculptées, y sont visibles en permanence. Ces meubles ornaient la résidence d'un membre de la famille impériale, sous la dynastie Ch'ing (1644-1911). La qualité des matériaux, l'excellence de la facture et la finesse des sculptures caractérisant ces pièces exceptionnelles inspireront sans doute aux visiteurs une grande nostalgie de la grandeur passée.
Le mobilier chinois classique a beaucoup évolué selon les époques, passant d'une grande sobriété de style à une certaine complexité, et s'adaptant aux changements culturels et économiques. Dans l'antiquité, les Chinois s'asseyaient généralement par terre sur des nattes de paille. L'usage des lits et des banquettes s'est répandue après la période des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.). Sous les dynasties Wei et Tsin (220-420) et sous les dynasties du Nord et du Sud (420-589), les chaises de style occidental, les tabourets pliants et autres types de sièges ont peu à peu fait leur apparition en Chine. Depuis, les Chinois ne s'asseoient plus par terre les jambes croisées mais sur des chaises, et les nattes ne sont plus utilisées que pour recouvrir les lits et les banquettes.
A partir de la fin de la dynastie Ch'ing, les Chinois ont commencé à adopter des modes de vie inspirés de l'étranger, et les meubles classiques, jusqu'alors omniprésents, sont progressivement devenus des pièces de collection.
Les chaises, les tables, les commodes, les bibliothèques et les paravents ont atteint leur apogée sous les Ming (1368-1644) et les Ch'ing. Les meubles Ming ont des lignes simples et douces. La décoration y est en général harmonieuse, élégante et discrète, et souligne les qualités esthétiques propres aux lignes carrées de ce style. Sous les Ch'ing, du fait du développement du commerce avec l'étranger et de l'amélioration des techniques artisanales, le mobilier chinois s'est enrichi d'ornementations chargées et de motifs sculptés. La qualité du mobilier des périodes Ming et Ch'ing en font encore les sources majeures d'inspiration pour les artisans d'aujourd'hui. L'on peut admirer des exemples de ce mobilier classique en excellente condition, entre autres endroits, dans la résidence de la famille Lin à Wufeng, près de Taichung, dans la résidence de la famille Cheng, à Hsinchu, qui appartint autrefois au premier Taïwanais reùu aux examens impériaux, ou encore au musée des Arts populaires de Lukang.
Tout comme dans l'architecture traditionnelle, le bois était dans la Chine ancienne le matériau de base, ainsi que le permettaient les immenses richesses forestières de la Chine. Le mobilier se divise en deux catégories principales : les meubles laqués et les meubles en bois dur. Les meubles laqués se trouvaient surtout dans les palais, les temples, et les demeures des puissants. Les techniques employées pour leur fabrication étaient : t'i-hung ou laque gravée ; t'ien-ch'i, dans laquelle la laque est utilisée pour remplir un dessin gravé, puis polie ; miao-ch'i, ou laque peinte ; et luo-tien, dans laquelle les meubles sont incrustés de nacre. Parfois, plusieurs techniques sont utilisées sur le même meuble. Le mobilier de bois dur était fréquent dans les demeures des familles riches, et encore plus dans les maisons des nobles et des hauts fonctionnaires. Les bois employés étaient le bois de santal rouge, le poirier, le palissandre, l'ébène, et le nanmu. Parmi ces différentes essences, c'est le sandal rouge qui est la plus précieuse et la plus solide : sa texture est dense, il est très dur et il résiste bien à l'usure du temps.
Par ailleurs, les meubles en bambou et en rotin ont également une longue histoire. Le bambou est un produit typique de l'Asie, et cette industrie est bien développée dans l'île au climat tropical de Taïwan. Des techniques simples et ingénieuses sont employées pour fabriquer des meubles astucieux, dont les pièces peuvent être démontées, assemblées ou utilisées séparément. Le bambou peut être associé à d'autres matériaux, comme le bois, le rotin, le métal et les carreaux de céramique, en des variations infinies.
Les Chinois aiment beaucoup les meubles incrustés de nacre ou sculptés. Outre la nacre et l'émail, l'on trouve également des incrustations de jades aux couleurs vives, d'ivoire, de corne, d'agate, d'ambre et de pierres dures diverses. Le marbre, par exemple, est souvent utilisé, de même que la céramique. Une autre technique utilisée depuis fort longtemps par les menuisiers chinois est la marqueterie. Pour la sculpture, diverses méthodes sont employées, notamment le modelé en relief, le bas-relief et la ciselure. Les motifs les plus couramment utilisés sont les fleurs, les dragons, les phœnix, le k'i-lin (un animal mythologique), et les nuages et les feuilles stylisés.
Le mobilier chinois classique est en général disposé en ensembles symétriques. On y ajoute des objets décoratifs afin de d'alléger l'atmosphère de la pièce : peintures et calligraphies accrochées au mur, objets de porcelaine, émaux ou autres bibelots précieux placés dans une vitrine, ou encore compositions de fleurs en jade ou en gemmes placées sur un guéridon. Ces éléments apportent des touches de couleur et d'élégance à un mobilier par ailleurs assez lourd.
Avec la prospérité, les gens accordent de plus en plus d'importance à la décoration intérieure et à l'aménagement des pièces, et choisissent leur mobilier avec plus d'attention. Le style chinois classique est particulièrement en vogue : les antiquités et les vieux meubles sont très prisés, et prennent leur place dans les intérieurs modernes.
Les amateurs du monde entier qui achètent des meubles traditionnels à Taïwan leur accordent une place de choix dans leur intérieur. Ces exportations, qui sont une source de revenus non négligeable, contribuent en outre à faire connaître la richesse et la beauté du mobilier chinois classique.
Source : Centre Culturel de Taïwan à Paris

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Les Zhuang (ethnie chinoise)
Avec une population de quelque 15 millions de personnes, les Zhuang 汉族 forment l'ethnie la plus populeuse de Chine. La plupart de ses membres vivent dans la région autonome zhuang du Guangxi, dans le sud-est de la Chine, province qui couvre à peu près la superficie de la Nouvelle-Zélande. Les autres habitent dans les provinces du Yunnan, du Guangdong, du Guizhou et du Hunan. Il n'y a qu'au Guangxi où les Zhuang vivent en communautés compactes.
La zone d'habitation des Zhuang est sillonnée de plans d'eau qui offrent l'eau nécessaire à l'irrigation, la navigation et l'hydroélectricité. En outre, la zone côtière du Guangxi possède d'importants ports et offrent beaucoup de produits marins, dont d'excellentes perles. Le climat y est doux, avec une température moyenne annuelle de 20 °C. La végétation y est toujours verte et fleurit en toutes saisons. Les précipitations sont abondantes et assurent de bonnes récoltes de riz, de maïs, de canne à sucre, de banane, de longane, de litchi, d'ananas et de mangue. Le sapin et le camphrier poussent généreusement dans les forêts. Les ressources naturelles comprennent, entre autres, du fer, du charbon, de l'or, du cuivre, de l'étain, du manganèse, de l'aluminium, du zinc et du pétrole. La région est également riche en thé, champignons, cannelle et pseudo-ginseng.
Histoire socio-économique
Zhuang est le nom que les ancêtres de cette ethnie se sont donné. Ce mot a été enregistré une première fois, il y a un millénaire, durant la dynastie des Song. Toutefois, les Zhuang utilisaient une dizaine de noms différents.
La région des Zhuang a pour la première fois été sous l'administration des autorités centrales de Chine il y a quelque 2 000 ans. En 221 av. J.-C., Qin Shi Huang, premier empereur à unifier le pays, y a établi trois préfectures. Il y a fait construire le canal Lingqu pour faciliter l'irrigation. Il a également amorcé un programme de déplacement de la population pour renforcer son autorité dans cette partie du pays. Dans les siècles qui suivirent, bon nombre de clans puissants ont émergé dans la région. Même durant les dynasties des Tang et des Song, le développement social et économique y était tel que les rizières, les bestiaux, le filage et le tissage se répandaient largement. Malheureusement, la région des Zhuang tirait toujours de l'arrière par rapport à la Chine du Centre sur le plan économique. Le servage féodal était le système social dominant et les gens étaient classés en trois strates : les propriétaires terriens héréditaires, les paysans locataires et les esclaves. Ce système a été éliminé durant les Qing (1644-1911).
Sur le plan administratif, la grande partie de la région des Zhuang a été régie pendant plus d'un millénaire par le système du chef de clan, soutenu par les autorités centrales, ce qui a donné lieu à de nombreux soulèvements de la part de cette ethnie. Par exemple, en 1851, la révolution des Taiping, le plus important soulèvement paysan de l'histoire chinoise, a éclaté dans cette région. Beaucoup de Zhuang devinrent d'importants dirigeants du royaume céleste des Taiping.
Les Zhuang ont également joué un rôle important dans la défense du territoire du national, étant donné qu'ils habitaient dans le sud du pays. Dans les années 1070, ils ont repoussé des agresseurs d'Annam; au milieu du XVIe siècle, ils ont refoulé des pirates japonais. Vers la fin du XIXe siècle, les troupes françaises qui occupaient le sud du Vietnam firent une incursion au nord et envahirent la Chine. Les Zhuang et les Han du Guangxi formèrent l'Armée de la Bannière noire et refoulèrent les envahisseurs à trois reprises, dont lors de la célèbre victoire de Zhennanguan, à la frontière de la Chine et du Vietnam. Les Zhuang ont également apporté une grande contribution à la révolution de 1911 en aidant Sun Yat-sen à faire avancer sa cause révolutionnaire. Après la fondation du Parti communiste en 1921, des bases révolutionnaires furent installées dans la région des Zhuang. La première organisation du Parti y a été établie en 1925 et, jusqu'en 1949, les Zhuang ont aidé le Parti à triompher.
Les réformes agraires ont commencé immédiatement après la Libération. Par la suite, les Zhuang formèrent des coopératives. En 1952, on commença l'implantation d'une politique d'autonomie régionale; d'abord dans l'ouest du Guangxi, puis dans son ensemble. En 1958, la région fut renommée région autonome zhuang du Guangxi. Peu après, la préfecture autonome zhuang-miao de Wenshan du Yunnan et le district autonome zhuang-yao du Guangdong furent établis.
La région des Zhuang est principalement agricole, mais la sylviculture a également contribué au développement d'une industrie moderne.
Culture
La langue. Elle appartient à la famille des langues sino-tibétaines. D'anciens caractères zhuang sont apparus durant les Song du Sud (1127-1279), mais ils n'ont jamais gagné la faveur. Jusqu'en 1955, les Zhuang utilisaient les caractères chinois, puis avec l'aide du gouvernement, un système d'écriture basé sur l'alphabet romain a été créé.
Art et artisanat. Non seulement ils sont riches et colorés, mais exceptionnels d'authenticité indigène. Par exemple, des fresques remontant à 2000 ans ont été découvertes dans plus de 50 sites le long des précipices de la rivière Zuojiang qui coule dans le sud-ouest du Guangxi. Les plus connues sont les fresques de Huashan qui ont plus de 100 mètres de long et 40 mètres de large et présentent 1 300 dessins. Avec leurs lignes vigoureuses et simples, ces fresques reflètent la vie des ancêtres des Zhuang.
Le tambour en bronze, un vestige typique des ethnies minoritaires de la Chine du Sud, remonte à plus de 2 000 ans. Le Guangxi en recèle à lui seul plus de 500, et tous ont des formes et des motifs différents. Le plus gros a plus d'un mètre de diamètre; le plus lourd pèse plus d'une demi-tonne, alors que le plus léger ne pèse que quelques dizaines de kilogrammes. Le dessus et les côtés sont ornés de motifs en relief.
Jusqu'à maintenant, les explications sur l'usage de ces tambours diffèrent. Certains croient qu'ils servaient à l'exécution de musique militaire, d'autres rétorquent que c'était pour la musique folklorique, alors que d'autres croient qu'ils servaient à des rites religieux ou symbolisaient le pouvoir et la richesse.
Le tissu des Zhuang est un artisanat splendide qui remonte à la dynastie des Tang. Tissé en fil de coton naturel et orné de jolis motifs, il fait d'excellentes couettes, nappes, tabliers et sacs. Il a acquis sa renommée durant les Ming et les Qing (1368-1911) et continue à améliorer sa présentation.
Légendes et ballades. Celles-ci forment le cadre de la littérature populaire qui est réputée pour ses chants. Partout dans la région des Zhuang on peut entendre chanter. On y a recours aux métaphores et aux devinettes pour ajouter de la vie. On dit que, durant les Tang, une chanteuse zhuang appelée Troisième Sœur était connue non seulement en raison de ses chansons mais particulièrement parce qu'elle osait exprimer la cruauté des tyrans locaux. Autrefois, les communautés zhuang tenaient souvent des festivals de chants. À ces occasions, les jeunes se rassemblaient dans leurs plus beaux atours pour se rencontrer et se trouver un partenaire par l'entremise de leurs chants.
Les instruments de musique courants comprennent le suona (cor chinois), le tambour en bronze, la cymbale, le gong, le sheng (instrument à vent), le xiao (flûte droite), le di (flûte traversière) et le huqin (violon chinois) fabriqué avec des os de chevaux.
Les danses zhuang se caractérisent par des thèmes originaux, leur vigueur et des pas agiles, des gestes humoristiques et l'expression d'émotions naturelles. Elles décrivent non seulement la vie des Zhuang, mais aussi leur nature directe et inflexible. Finalement, l'opéra zhuang combine la littérature populaire, la musique, la danse et d'autres formes artistiques qui tirent leur origine des rites religieux des Tang.
Us et coutumes
Habitation. La plupart des Zhuang vivent dans une maison de plain-pied, mais d'autres ont conservé la maison traditionnelle à étages dans laquelle l'étage sert d'habitat et le rez-de-chaussée d'entrepôt et d'étable. Selon ces derniers, l'architecture traditionnelle correspond mieux au terrain montagneux et au climat humide.
Habillement. Règle générale, les Zhuang ont délaissé leur habillement traditionnel, mais celui-ci reste en vogue dans certains endroits ou lors des occasions spéciales. Par exemple, dans le nord-ouest du Guangxi, les femmes âgées aiment les vestes sans col, brodées et boutonnées à gauche qu'elles portent avec un pantalon ample ou une jupe à plis, une ceinture et des chaussures brodées. Elles apprécient les parures en argent. Par ailleurs, les femmes du Sud-Est aiment les vestes sans col boutonnées à gauche, un petit fichu et un pantolon ample, mais de couleur noire unie. Le tatouage est une ancienne coutume zhuang.
Alimentation. Le riz et le maïs constituent l'alimentation de base des Zhuang, et ceux qui demeurent dans le sud apprécient surtout le riz glutineux. Chiquer du bétel est une habitude courante et on en offre aux invités.
Mariage. Les Zhuang sont monogames. Ils avaient toutefois une coutume étrange : la femme ne demeurait pas dans la maison de son mari après le mariage. Lors de la noce, la mariée était emmenée dans la maison du marié par une douzaine de filles de sa génération. Le lendemain, elle retournait vivre dans la maison familiale et elle ne rendait visite à son mari que durant les jours de fête ou durant la saison des travaux des champs. La femme ne déménageait avec son mari que deux ou trois ans après son mariage. Cette coutume qui nuisait à l'harmonie familiale est tombée en désuétude.
Fêtes. Les Zhuang ont certaines fêtes qui leur sont propres : la fête du Diable, la fête de l'Âme du bétail et la fête de la Bombance. La première, qui se célèbre habituellement en août du calendrier grégorien, est la fête la plus importante après la fête du Printemps. Ce jour-là, chaque famille prépare du poulet, du canard et du riz glutineux à cinq couleurs pour les offrir en sacrifice aux ancêtres et aux esprits. La deuxième fête suit le labour du printemps. À cette occasion, chaque famille apporte un panier de riz glutineux à cinq couleurs et de l'herbe fraîche dans l'enclos du bétail. Après un bref rite sacrificiel, elle donne l'herbe à manger au bétail et la moitié du riz. On croit que le bétail a perdu son âme durant la période du labour parce qu'il s'est fait fouetter, et que ce rite la fera revenir. La fête de la Bombance est célébrée seulement par les Zhuang qui demeurent près de la frontière du Vietnam. Selon une légende, des soldats zhuang qui avaient repoussé les envahisseurs français à la fin du XIXe siècle seraient revenus trop tard et auraient manqué la fête du Printemps. Pour les honorer et célébrer leur victoire, leurs voisins auraient préparé une fête somptueuse à leur intention.
Religion. Les Zhuang sont polythéistes et vénèrent, entre autres, les rochers géants, les vieux arbres, les hautes montagnes, le sol, les dragons, les serpents, les oiseaux et les ancêtres. Le taoïsme a aussi exercé une grande influence sur eux depuis la dynastie des Tang. Des missionnaires étrangers sont aussi venus dans la région à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, mais leur influence a été limitée aux villes et aux plus gros villages.

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Nid d'hirondelle
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Pot à encens tibétain
Le nid d'hirondelle (« swallow nest » pour les anglosaxons) apprécié des gastronomes en Asie n'est en fait pas produit par des hirondelles, mais par quelques espèces et sous-espèces de Martinets qui sécrètent un mucus mucilagineux, commestible, pour construire leur nid. Ce mucus est recherché comme produit de luxe par la cuisine traditionnelle chinoise, vietnamienne et de nombreux pays d'Asie du Sud-Est, mais on lui attribue aussi nombreuses vertus pour la santé.
Une seule espèce de martinet construit un nid entièrement commestible. Ces nids sont blanchâtres et translucides, parfois teinté de jaune, avec un aspect qui évoque un peu les nouilles de riz. La plupart des autres espèces fabriquent des nids qui ne sont que partiellement commestible. Dans ce dernier cas, on n'en utilise que la partie poreuse et transparente constituée de mucus séché.
Sa rareté et l'effort nécessaire à la récolte de ce produit en ont fait un met particulièrement apprécié. Il a longtemps été uniquement récolté dans les cavités de falaises abruptes et souvent en altitude, ou dans de vastes grottes reculées dans la jungle.
Histoire
Ce mets coûteux et délicat était autrefois réservé aux rois et aux mandarins. Les nids étaient importés du Sarawak (est de la Malaisie) par la Dynastie Tang (618 – 907). Leur popularité augmentant dès les années 970 la Dynastie Song a été les chercher dans tout l'archipel d'Indonésie, et sous le règne de la Dynastie Ming (1368 – 1644) la Chine en a aussi fait venir de Malaisie, de Thaïlande et du Viêt Nam.
Vu l'épaisseur de guano trouvée dans certaines grottes, on peut penser que ces martinets ont été autrefois très nombreux (A La Réunion, on trouve des colonies atteignant 10 000 individus). Des récoltes trop intensives ont probablement fait assez précocement reculer les espèce produisant ces nids en Chine du sud et dans certaines grottes des autres pays d'asie du Sud-Est..
Les empereurs chinois qui pensaient qu'ils conserveraient longtemps leur jeunesse grâce aux vertus des nids ont envoyé des émissaires pour en récolter ou acheter jusqu'en Indonésie, Inde, philippines et Thaïlande. En Indonésie, où la minorité chinoise est encore très impliquée dans le négoce des nids, c'était un met consommé par les rois et les édiles depuis 1720 au moins, et le prix, en reste encore très élevé.
Préparation
Le cuisinier doit retirer les plumes et impuretés du nid, le cuire longtemps (jusqu'à 3 h) dans l'eau bouillante. Le nid se délite alors en des milliers de fibres blanches d'une substance mucilagineuse qui est récupérée pour composer divers plats, par exemple des soupe, ou des plats accompagnant un pigeon ou une poule cuite au bain-marie. Préparé avec des haricots ou des noix de lotus le nid d'hirondelle donne une compote très appréciée en Asie.
En Indonésie
De nombreuses espèces d'apodidae fréquentent les grottes de la planète, mais seules quelques espèces produisent des nids assez riches en « salive » pour être commercialisés. Les nids de 4 espèces sont les plus convoités en Indonésie, pays qui fournit 70 % de la production mondiale. Les nids clairs ou « nids blancs » sont les plus recherchés. Les « hirondelles » qui les produisent sont les plus nombreuses à Bornéo.
On collecte les nids des martinets suivants :
Aerodramus fushipagus (« walet sarang putih » en Indonésien ou « Yen-ou » en chinois) ; oiseau brun pâle, plus clair sur le dessous, aux bec et pattes généralement noirs, mesurant 12 cm de long et 25 d'envergure, qui produit le nid blanc, le plus réputé. C'est la seule espèce qui produit un nid entièrement consommable (parfois quelques plumes sont mélangées à la salive).
Aerodramus maxima (« walet sarang hitam » en Indonésien, ou « Moyen » en chinois), oiseau plus foncé, aux plumes grises vers la queue et le bas du dos, qui produit un nid dit « noir » (maoyan pour les chinois) fabriqué avec un mélange de salive et de plumes, dans des cavernes réputées plus humides et plus froides.
Collocalia esculanta (seriti en Indonésien), et Collocalia vanikorensis (« seriti lumut » en Indonésien), aux plumes noires (sauf sur le ventre qui est blanc). Ces martinet mesurent 10 cm de long pour une envergure de 20 cm. Ce sont des oiseaux qui recherchent moins l'obscurité et la tranquillité que les précédents. Certaines populations de ces martinets ne craignent pas la proximité humaine, nichant volontiers dans les maisons, marchés, mosquées, écoles, etc mais on le trouve également dans certaines grottes et cavernes. Les Collocaliae possèdent de nombreuses sous-espèces, dont les nids peuvent être utilisés.
Au vietNam
On recherche les nids des martinets suivants
- Ptyonoprogne rupestris (dit "Hirondelle des rochers")
- Collocalia Fuchiphaga (Salangane pour les vietnamiens, Walet en indonésien, dite « hirondelle à plumes d'or » en chinois). Cet oiseau produit annuellement un petit nid léger (d'une dizaine de grammes) dans les grottes surtout situées autour de la mer du Centre (de Binh Dinh à Khanh Hoa) ou sur des îlots isolés. La salangane construire son nid à l'approche de la fête du Têt. Et il lui faut 3 mois environ pour le terminer. Les chasseurs de nids les récoltent alors, forçant le martinet à reconstruire un second nid avant la ponte. Dès que les oisillons ont suffisamment grandi, les chasseurs reviennent cueillir le nid. L'hirondelle peut alors rebâtir un 3ème et dernier nid pour l'année. Selon les récolteurs, cela n'affecte pas les populations, mais selon les ornithologues, les récoltes intensives sont une menace pour ces espèces qui s'épuisent à sans cesse reconstruire leur nid. Dans d'autres pays il est interdit de détruire les nids d'hirondelles et de martinets, oiseaux insectivores considérés comme particulièrement importants pour les équilibres écologiques, et utile, par exemple pour la lutte contre les moustiques (vecteurs de nombreuses maladies graves) .
Vertus
En Chine et en Asie du Sud-Est, ces nids sont traditionnellement réputés être un bon fortifiant, repousser la vieillesse, faciliter la digestion, accélérer la convalescence (des malades, des blessés et des opérés). Et ils auraient encore bien d'autres vertus pour la santé.
Manger ces nids sous forme de soupe ou de compote ou sous forme de médecines traditionnelles est sensé augmenter le métabolisme et l'énergie, faire tomber la fièvre et fluidifier la circulation sanguine. Les nids d'hirondelles seraient bon pour la peau et les poumons, la beauté du visage, et ils soigneraient la grippe, la toux, l'asthme, les maux de gorge, notamment chez les fumeurs. La tradition les recommandent aux femme enceinte pour que le bébé ait une belle peau et des os solides. Selon certains producteurs, leur consommation freinerait ou bloquerait même la croissance de cellules cancéreuses.
- Sous d'autre formes (dans de l'alcool, en jus, etc.), ils pouvaient dit-on soigner certaines affections oculaires. Selon les légendes du Kung-Fu, des pratiquants l'auraient utilisé dans divers potions, pour notamment soigner leurs blessures.
- Consommer des nids est en Indonésie réputé contribuer à rafraîchir le corps humain quand il fait très chaud, ou en cas de fièvre. Cet effet pourrait être lié aux glycoprotéines qui composent l'essentiel de la matière sèche du nid. (jusqu'à 50 %). Le mucus séché et filé par ces martinets est une incontestable source d'acides aminés. Certains y voient des molécules actives (un producteur de nid cite l'Azitothymidine (AZT) utilisé depuis la fin des années 1980 contre le Sida) et l' ODA (9-octadeceonic acid) ainsi que l' HAD (hexadecane acid) qui à faible dose doperait (de 3 à 5 fois) l'activité enzymatique de l'organisme, en accélérant le Cycle de Krebs http://www.orientalbirdnest.com/html/info.html
Biochimie ?
Peu d'études semblent avoir concerné ce biopolymère complexe, riche en protéines et a priori différent des salives et mucus habituellement produit par les glandes des oiseaux ou d'autres animaux (glandes salivaires ou autres).
Cette substance semble unique dans le règne des oiseaux. Peut-être ses vertus ne sont-elles attribuables qu' à des superstitions, ou que sa valeur résulte de sa rareté, mais il pourrait être intéressant, si n'est pas fait, d'étudier d'éventuelles propriétés notamment antibiotiques et virucides de ces nids. On ne peut en effet exclure que la sélection naturelle ait pu favoriser des martinets disposant d'un moyen efficace de mieux protéger leurs petits des pathogènes infectant habituellement les oiseaux. Cette matière semble par exemple dans les grottes humides bien résister aux moisissures, et aux bactéries présentes dans les fientes des oisillons. Par ailleurs on connait d'autres propriétés antibiotiques ou enzymatiques étonnantes des salives et mucus chez d'autres espèces animales, avec des molécules agissant à très faible doses (dont la ptyaline (ou amylase) qui nous permet de digérer l'amidon). Les uns arguent qu'il serait étonnant est que les substances actives - si elles existent - résisteraient à une préparation qui éboullante le nid durant 3 h. D'autres répondent qu'on connait pourtant des protéines qui conservent des propriétés complexes à des températures élevées durant de longues heures (prion pathogène par exemple). Le bénéfice pour la santé, s'il existe, viendrait il des algues ou plantes que certains martinets agglomèrent à leur salive ?
Du point de vue médical, il faut attendre encore que la Recherche confirme ou infirme les vertus qu'on prête au nids d'hirondelles.
Du point de vue gustatif, les gastronomes notent que le nid seul, ébouillanté, n'a aucun goût, et que c'est l'accompagnement ou les ingrédients ajoutés dans la soupe qui font tout. Il est possible que le mucus fixe d'une manière particulière certains arômes. Une autre hypothèse serait que la haute-valeur de ce mets vienne simplement de sa rareté associée à une absence de goût, comble de l'inutile que seuls les riches et les puissants pourraient se payer.
Hygiène et sécurité
Les nids d'hirondelles comestibles ne peuvent être importés dans certains pays, ou à certaines conditions.
Par exemple, au Canada, le producteur doit fournir la preuve que le nid a subi un traitement par la chaleur à "au moins 100 degrés Celsius pendant au moins 1 heure". "Tout autre traitement nécessitera un permit d'importation et une évaluation au cas par cas par l'administration centrale de l'ACIA". Le certificat doit également contenir les déclarations suivantes : 1) une description complète de l'envoi, y compris les marques d'expédition appropriées et le numéro du conteneur maritime (le cas échéant); 2) tous les nids d'hirondelles de l'envoi ont été inspectés et trouvés exempts de saleté sur toutes les surfaces visibles, de matières fécales, d'ectoparasites, et de plumes. Une inspection visuelle est requise ; "L'inspecteur doit s'assurer que les nids d'hirondelles sont propres. Il doit refuser l'entrée des envois sales".
Poids économique :
1 kilo de nid frais se vend à Hongkong de 3.000 à 5.000 dollars. Ailleurs il a pu dépasser 6000 dollars. Dans les années 200-2005, à Hanoi ou Hô Chi Minh-Ville un plat à base de nid d'hirondelle atteignait facilement les 500.000 dôngs. Il faut dépenser de 40 à 50 millions de dôngs (2.500 et 3.200 dollars) dans ce pays pour acheter un kg de nids. L'Indonésie a quant à elle mis en place des taxes sur la collecte et l'utilisation de nids, dont le prix a chuté de 1600 à 1200 € le kilo en 2006, en raison des craintes suscitées par la grippe aviaire, mais aussi à cause des nids mis sur le marché des nouvelles méthodes d'élevage extensif. Hongkong serait le premier importateur de nids d'hirondelles (près de 100 t/an).
élevage extensif
Dans certains pays, pour faire face à la régression des hirondelles (dont en Thaïlande et en Indonésie), depuis quelques dizaines d'années, des bâtiments spéciaux (bird-house ou maisons à hirondelles), parfois climatisés sont construits de manière à y accueillir des centaines d'hirondelles, dont les nids seront récoltés. L'espèce recherchée est Aerodramus fushipagus.
Il arrive égalemnet qu'on achète aussi de vieilles maisons uniquement pour y laisser les hirondelles construire des nids. Il suffit dit-on que les maisons soient très sombres et très humides, comme dans une grotte pour que l'hirondelle s'y installe, même en ville, en l'absence d'un environnement boisé ou naturel à proximité. L'Hironelle n'est pas chassée et est respectée dans la plupart des pays. En zone tropicale où la biomasse en insecte est très élevée, le nombre de nids produits dans une simple maison non habitée peut être élevé.
Il existe une Association des pays exportateurs de nids d'hirondelle.
Durabilité, soutenabilité de l'exploitation ?
En dépit des efforts des ornithologues et associations de protection de la nature, et malgré l'apparition de bâtiments de production, les compagnies qui exploitent ces nids de manière artisanale souvent, mais intensive, mettent en péril, au moins localement, certaines populations, dont la salangane au Viêt Nam. Selon les producteurs, dans les années 2000, l'Indonésie produirait environ 70 % des nids vendus dans le monde (250 et 300 millions de dollars/an pour le pays). Le Viêt Nam en cueillerait 2.5 t/an de nids, surtout à Khanh Hoa et en ce lieu presque uniquement pour l'exportation.
Guano
Dans les grottes ou les « maisons d'oiseaux », le guano récolté peut aussi être récolté et vendu. Dans les grottes de Niah au Sarawak, une seule grotte ( 60 m de haut et 250 m de large, où les archéologues ont découvert de très anciennes traces de présence humaine) produit à elle seule outre des nids d'hirondelle, une récolte d'environ 1 tonne de guano-fossile par jour, transportés à dos d'homme dans la jungle jusqu'à la route la plus proche par sacs de 50 kg.
Source : wikipédia

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Les médicaments chinois
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Pendentif Yin et Yang
La Chine, vaste espace, abonde en substances médicamenteuses. Les médicaments tirés de la nature jouent, depuis l'antiquité, un rôle important dans les progrès de la médecine et de la civilisation chinoises.
Les médicaments sont extraits du règne animal, minéral et surtout végétal, les trois grandes divisions de la nature. Les racines, tiges, feuilles, fleurs, fruits et écorces de certaines plantes peuvent tous servir à la composition de médicaments selon la théorie originale de la médecine chinoise.
HISTOIRE
La pharmacologie est une partie intégrante de la médecine chinoise, et la pharmacothérapie est un des principaux emplois.
C'est dans la pratique que l'on reconnaît les médicaments et développe leur emploi au fil des années. Dans la société primitive, lors que les hommes cherchaient de quoi se nourrir, il leur arrivait souvent de manger des substances toxiques. Ils vomissaient alors, avaient la diarrhée ou tobaient dans le coma. Ils apprirent à reconnaître les toxiques, de même ils trouvèrent les substances nécessaires pour guérir les maux. C'est ainsi qu'apparrut la première pharmacothérapie. En ce qui concerne la découvre des médicaments chinois, le Livre du prince de Huainan rédigé sous les Han ( de 206 av.J-C à 200 apr. J-C ) mentionne : « Shen Nong goûta diverses herbes& Il alla juqu'à discerner 70 toxiques en un seul jour. »
Shen Nong goûta diverses herbes.
Il alla juqu'à discerner 70 toxiques en un seul jour.
Nos ancêtres nous ont légué de riches documents sur la pharmacologie. Le Materia Medica de Shen Nong est la plus ancienne oeuvre consacré à la pharmacologie. Trois cent sooixante-cinq substances médicamenteuses sont recensées. Le Materia Medica révisé, rédigé sous les Tang (618-907), est la première pharmacopée chinoise. Le Compendium de Materia Medica de Li Shizhen paru en 1578 cite 1892 substances médicamenteuses. En dressant le bilan des axpériences acquises par ses prédécesseurs, Li Shizhen réalisa cet ouvrage grandiose, jetant une base solide au développement de la pharmacologie chinoise. Les chef-d'oeuvres de ce genre, écrits à l'époque des Qing, sont le Supplément au Compendium de Materia Medica et la Vérification des noms et dessins des plantes. La pharmacologie chinoise s'est sans cesse enrichie et développée depuis l'antiquité.
Le Compendium de Materia Medica de Li Shizhen
CATEGORIE
Les substances médicamenteuses sont curatives, parce qu'elles ont leurs effets propres. Dans la médecine chinoise, elles sont classées selon leurs saveurs et vertus, leurs conséquences sur les métidiens, leurs effets, leurs propriétés toxique ou antitoxique, etc.
On appelle les saveurs et vertus aussi les quatre odeurs et les cinq saveurs. Les quatre vertus des médicaments sont le chaud, le froid, le tiède et le frais. Les médicaments curatifs pour les maladies fébriles ont des vertus froides ou fraiches, alors que les remèdes apaisant les maladies de nature froide ont des effects « tièdees » ou « chauds ». Par les cinq saveurs, on entend ce qui donne une sensation âcre, aigre, douce, amère ou salée. Or, il existe des médicaments qui ont une autre saveur, âpre ou fade par exemples. Les « cinq saveurs » constituent donc un terme de la pharmacologie chinoise, servant à indiquer l'effet des médicaments. En effet, le remède acide a un effet astringent, le remède âpre un effet de dissipation et le remède doux un effet tonique.
Les conséquences sur les méridiens signifient que l'on peut distinguer les médicaments selon l'efft exercé sur tel ou tel organe ouviscère. Par exemple Herba houttuyniae et Belamcanda chinensis sont toutes deux amères et de propriété froide, mais le premier s'achemine facilement vers le méridien du gros intestin et s'utilise en cas de dysenterie, et le second est efficace surtout contre pharingite et la laryngite ; Atractylodes macrocephala et Schisandra chinensis sont tous deux toniques, l'un s' achemine vers le méridien de la rate, l'autre vers les méridiens du coeur et des reins.
Au point de vue pathologique et symptomatique, les maladies sont synthétisées par des « moteurs élévateurs » (vomissement), d'abaissement (diarrhée et dysenterie), d'exhalation (sueur nocturne) et d'infilitration (éruption abortive de la rougeole). De façon similaire on a indiqué les effets des médicaments par les termes : élévation, abaissement, exhalation et dispersion.
PREPARATION
La préparation des médicaments est très importante. Au début, on utilisa directement les substances médicamenteuses sans les préparer. Peu à peu on s'est rendu compte des avantages de préparer les médicaments : ils sont plus efffaces. La racine de Radix rehmanniae brute a un effet rafraîchissant pour le sang, une fois traité elle devient tonique. Certaines substances toxiques sont devenues des médicaments. De plus, les médicaments traités sont plus faciles à conserver et à transporter. Un dicton dit : « Une préparation imparfaite ne saurait donner aux médicaments l'efficacité indispensable, et une préparation à l'excès pourrait nuire à leurs saveurs et vertus. » Quand aux méthodes de préparation, il s'agit de lavage, broyage, coupage, rinçage, macération, séchage, cuisson, trempe, etc. On purifie ou désinfecte ainsi les substances médicamenteuses et améliore leurs saveurs et vertus afin de les transformer en médicaments voulus.
Le remède composé de plusieurs ingrédients s'appelle aussi « base de la tisane ». On doit choisir et doser tous les composants selon la malade à soigner.
Les produits pharmaceutiques ont la la forme de pilule, poudre, composition aqueuse, etc. Aujourd'hui on compte plusieurs milliers de sortes. On peut dire qu'ils sont le symbole des médicaments chinois.
DEVELOPPEMENT
Ces dernières années, parallèlement à la cueillette des substances médicamenteuses naturelles, les plantations des plantes médicanales et la production des substances médicamenteuses de règne animal, minéral ont fait de grands progrès. Les résultats sont remarquables et plus particulièrement dans la production du bézoard de boeuf et du bornéol synthétiques. La découverte de médicaments à base d'Artemisia apiacea et l'extrait de bile de l'ours sans le tuer attirent l'attention des millieux médicaux internationaux.
Médecine traditionnelle chinoise : L'acupunture et la moxibustion
Dans les Mémoires historiques, parues il y a plus de 2 000 ans, la Biographie de Bian Que raconte une anecdote : Un jour, à son arrivée dans le royaume de Guo, Bian Que apprit que le prince venait de mourir subitement. Docteur, il se rendit tout de suite à la Cour pour le secourir. Après un examen minutieux, il conclut que le prince n'était pas vraiment mois mais seulement en état de coma. Alors il prit son aiguille et pratiqua sur le prince un coup d'acupuncture sur le point donné du corps. Ce dernier revint à lui et se rétablit après une vingtaine de jours de soins médicaux.
Bien Que, maître de la médecine de l'époque, savait bin appliquer la piqûre par aiguille à la thérapie. Cela démontre bien que l'acupuncture remonte loin dans l'histoire.
A l'époque néolithique, nos ancêtres connurent déjà l'acupuncture et la moxibustion. Mais leurs instruments originels d'acupuncture étaient des poinçons de pierre (pierre bian). Au cours d'une longue évolution, ils furent remplacés par des auguilles d'os, de bambou et de poterie. Enfin les aiguilles métalliques firent leur apparition après la découverte du métal.
L'acupuncture et la moxibustion sont deux méthodes thérapeutiques différentes. L'une, originale à la Chine, consiste à piquer, frapper ou saigner, au moyen d'aiguilles de différents types, les points choisis du corps, afin d'obtenir des résultats thérapeutique. L'autre est le procédé selon lequel on cautérise les points déterminés du revêtement cutané à l'aide de tiges, de bâtonnets ou de poudre de feuilles d'armoise. Elles peuvent toutes exercer, par ces points déterminés du corps, un effet sur les méridiens et collatérales, les organes et les viscères en vue de renforcer l'énergie vitale et la circulation du sang et de régulariser l'immunité active, en sorte que les éléments positifs internes l'emportent sur les négatifs et que la maladie guérit.
Le Traité de médecine interne de l'empereur Jaune est une oeuvre médicale la plus ancienne de Chine. Il consistue une source de renseignements sur l'acupuncture et la moxibustion : la répartition des points et du système de méridiens, les techniques de manipulation des aiguilles, la théorie sur laquelle se basent ces deux thérapies, etc. En somme, il a jeté une base théorique pour le développement de l'acupuncture et de la moxisation. Au milieu du 3ème siècle, en étudiant le Traité de médecine interne de l'empereur Jaune et les Précis des points d'acupuncture et de moxibustion de Mintang, Huangfu Mi rédigea les Classiques A et B de l'acupuncture et de la moxibustion. Dans cet ouvrage sont enregistrés 349 noms de points d'acupuncture et de moxibustion et sont exposées la théorie, les techniques, les indications et les contre-indications des ces deux thérapies. Il occupe une place importante dans la patrimoine de la médecine chinoise. Vers la fin du 16ème siècle, Yang Jizhou écrivit le Compendium d'acupuncture et de moxibustion, faisant le bilan des expériences de ses prédécesseurs et de grands progrès dans ce domaine. Toutes ces oeuvres jouent depuis toujours un rôle important dans la propagation de la médecine traditionnelle chinoise en Chine et à l'étranger.

Les expériences ont prouvé que l'acupuncture est très efficace pour le traitement de plus de 300 maladies, telles que : nervosisme, affections digestives, énurésie, dysménorrhée, aménorrhée, surdité, tintements d'oreilles, myopie, etc.
Partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise, l'acupuncture attire l'attention du monde par son efficacité magique. Maintenant plus de 120 pays et régions possèdent des acupuncteurs. C'est une bonne indication qui prouve qu'elle sert davantage de peuples.
Source : Beijing 2008

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Médecine traditionnelle chinoise : Le massage chinois
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Pendentif Yin et Yang
Le massage chinois (Tui Na) fait partie des arts thérapeutiques de l'ancienne médecine chinoise traditionnelle au même titre que l'acupuncture ou la phytothérapie. Alors que le massage chinois est pratiqué couramment en Chine depuis plus de 4000 ans et qu'on y a recours actuellement dans tout le pays, il est encore pratiquement inconnu en occident.
Le terme « Tui Na » vient du chinois exprimant le caractère à la fois vigoureux et pratique de cette méthode thérapeutique : Tui signifie pousser et Na saisir. Ce massage ne soulage pas seulement les muscles ou les articulations mais agit plus profondément, sur le mode de circulation de l'énergie vitale à travers le corps tout entier.
D'après la philosophie chinoise, cette énergie vitale ou Qi imprègne l'univers tout entier : c'est la force dynamisante à la base de toute vie. Dans notre corps, le Qi circule à travers des canaux appelés méridiens, apportant de l'énergie aux organes, aux tissus, et sur le plan psychologique.
Le massage chinois utilise des pressions le long des méridiens, sur des points spécifiques affectant ainsi la circulation du Qi, pour la rendre plus libre et plus régulière. La répartition du Qi à travers le corps a de profondes répercussions sur le bien-être : émotionnellement, intellectuellement, spirituellement autant que physiquement.
Le massage chinois est particulièrement efficace pour les douleurs musculaires et articulaires dues à la pratique d'un sport à l'usure naturelle, au stress. Outre la décontraction musculaire, le massage chinois modifie la circulation du Qi (énergie) pour rééquilibrer les blocages énergétiques sous jacents liés au stress. En plus de soulager certaines douleurs, le massage chinois renforce la vitalité et le bien être, stimulant ainsi le système immunitaire.
Après des mouvements de pétrissage vigoureux, les muscles et les tissus sont à la fois détendus et tonifies. Le massage chinois permet une stimulation complète des systèmes osseux et musculaires ainsi que des organes internes. En rééquilibrant la circulation du Qi, le massage chinois revigore l'esprit et les émotions.
Aperçu des médecines des ethnies minoritaires
La médecine traditionnelle chinoise comprend non seulement la médecine de l'ethnie han, mais celles des ethnies minoritaires, dont la médecine tibétaine, la médecine mongole, la médecine ouïgoure, la médecine coréenne, celle des Zhuang, des Dai, des Yi, des Miao, des Lahu et des Orquen.
Les médecines des ethnies minoritaires se sont naturellement développées de manière très différente, du fait de leur histoire et de leur culture. Certaines d'entre elles avaient leur propre système basé sur leurs propres théories ; d'autres avaient des ordonnances et diagnostics beaucoup plus simples.
Pour s'enrichir, les médecines des ethnies minoritaires assimilent à la fois la médecine des han et celle des autres pays ou régions du monde. Par exemple, la médecine tibétaine mélange les médecines chinoise et indiennes ; et la médecine mongole associe les médecines chinoise, tibétaine et russe.

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La médecine tibétaine
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Peignoir chinois en soie
Aperçu
La médecine tibétaine et la pharmacologie tibétaines sont une part importante du patrimoine médical de la Chine. Dès les deuxième et troisième siècle avant notre ère, les habitants du plateau du Tibet savaient guérir les maladies en recourant à certaines substances animales ou plantes du pays. Ils sont arrivés à la conclusion que tous les maux pouvaient être éliminés.
La parution du Canon de la Médecine en quatre livres rédigé au huitième siècle par Yu-thog Yon-tan mGon-po, un des fondateurs de la médecine tibétaine, donna une base théorique à cette discipline. L'ouvrage, qui englobe l'ensemble des connaissances sur la physiologie, la pathologie, le diagnostic, le traitement et la pharmacologie, sert de référence essentielle pour la pratique, l'enseignement et la recherche scientifique. Ses quatre-vingts illustrations en couleur sont les plus anciennes planches médicales au monde, aussie bien que le traité le plus complet en ce domaine de nos jours en Chine.
Théories
Selon la théorie de la médecine tibétaine, les fonctions du corps humain dépendent des trois facteurs suivants :
Le long ou force vitale maintient la vie, fait circuler le sang et le souffle, met en mouvement les membres, et décompose les aliments ;
Le chiba ou bile, engendre la température et la régularise, entretient la bonne mine, éveille l'intelligence et aide à la digestion ;
Le peigen ou salive, fournit des substances nutritives, embellit la peau et garantit le sommeil.
Les médecins tibétains affirment que le bon fonctionnement de ces trois éléments maintient l'équilibre et assure la santé du corps.
Ils sont constaté que les cinq viscères(coeur, foie, rate, poumous et reins) et les six préceptacles(vésicule biliaire, estomac, intestin grêle, gros intestin, vessie et sanjiao ou « trois réchauffeurs ») constituent l'ensemble du corps avec les méridiens et les autres organes. L'homme est étroitement lié à la nature, les moindres changements de cette dernières peuvent affecter les fonctions physiologiques humaines.
Tout comme celles de la médecine traditionnelle chinoise, les méthodes de diagnostic de la médecine tibétaine consistent à « regerder, ausculter, interroger et tâter ». Néanmoins, elle accorde une attention particulière à l'analyse de l'urine. En ce qui concerne la thérapie, outre les médicaments à base de plantes, d'animaux et de substances minérales, l'acupunture et la saignée sont souvent pratiquées.
Les substances médicamenteuses proviennent pour la plupart du plateau du Qinghai-Tibet ; les médicaments, composés de quelques ou même d'une certaine d'ingrédients, se présentent sous forme de pilule, de décoction, de sirop, d'emplâtre, d'huile, de poudre et d'élixir.
Certains médicaments ont des effets curatifs remarquablement efficaces pour la paralysie, l'apoplexie, l'ulc-re gastrique, l'inflammation de l'estomac atrophique et les syndromes chroniques.
Traitement
Dans la conception médicale tibétaine, de nombreuses maladies sont dues à des erreurs alimentaires ou à un mode de vie erroné. Une adaptation de l'alimentation et du comportement constitue par conséquent le premier pas thérapeutique.
Les médicaments sont prescrits lorsque le changement de comportement à lui seul ne suffit pas pour obtenir une amélioration de l'état du malade. En règle générale, les médicaments tibétains sont des mélanges composés essentiellement de substances végétales. On y trouve cependant aussi des constituants animaux et minéraux. Leur efficacité repose sur une combinaison de substances associées selon un système déterminé qui exclut les effets indésirables dans la mesure du possible.
Le traitement a pour but de rétablir l'équilibre des éléments au sein du système humain en combattant la maladie à la racine. Le goût sert aux médecins tibétains à évaluer la qualité et l'efficacité d'une plante médicinale, puisque c'est le goût qui permet d'identifier les éléments contenus dans un médicament donné.
En Médecine Tibétaine, le goût joue un rôle capital; il fait partie intégrante de l'action thérapeutique. On distingue six propriétés gustatives (le sucré, l'acide, le salé, l'amer, l'épicé, l'âpre) qui se trouvent dans la nature combinées de diverses manières. C'est la raison pour laquelle les médicaments tibétains et les mélanges tibétains de plantes à infusion ont la plupart du temps un goût marqué.
Font partie des thérapies externes, entre autres, la moxibustion (un traitement thermique qui agit sur le flux énergétique et dissout les blocages), diverses formes de massage, les compresses, les bains de vapeur et les bains médicinaux.
Acupuncture chinoise
Une branche unique dans la pratique de la médecine traditionnelle chinoise, l'acupuncture, ou zhenjiu en langue chinoise, est l'une des méthodes les plus efficaces pour guérir les maladies. Zhen signifie l'insertion d'aiguilles dans les points d'acupuncture situés dans tous le corps afin de traiter les maux dont souffre le patient. Jiu signifie le moxa qui utilise la chaleur produite en brûlant directement ou indirectement l'armoise, une herbe chinoise qui excite les points d'acupuncture au cours du traitement. Partie intégrale de la médecine traditionnelle chinoise, la théorie de l'acupuncture est née à la suite de l'accumulation des expériences des hommes pour lutter contre la nature et les maladies et est devenue de plus en plus mature au fur et à mesure que la pratique s'est développée. L'acupuncture n'a donc jamais été découverte par une seule personne à une époque définie. Dèjà, à l'âge de pierre, les hommes qui avaient des douleurs dans les mains s'étaient aperçus que leur souffrance était atténuée lorsque des pierres appuyaient accidentellement les parties douloureuses. Dès lors, des pierres étaient délibérément taillées en pointe pour masser certaines parties du corps dans le but de guérir des maladies mais aussi de maintenir une bonne santé en équilibrant le flux du sang et l'énergie vitale. Pendant l'âge de fer, les pierres ont été remplacées par des aiguilles de métal, contribuant au grand avancement de l'acupuncture. On utilise aujourd'hui des aiguilles en or, en argent ou en cuivre ou fabriquées dans des métaux non oxydables.
Le moxa remonte à l'utilisation du feu par les êtres humains. Les femmes qui faisaient la cuisine ont découvert que leurs douleurs disparaissaient lorsque des braises venaient à tomber sur les parties du corps concernées. L'homme s'est ainsi mis à brûler de l'armoise pour se délivrer de ses douleurs. Stimuler la partie douloureuse par la chaleur et utiliser pour cela des herbes aromatiques maintient en bonne santé.
Comment l'acupuncture peut-elle guérir des maladies ? D'après la philosophie traditionnelle chinoise, tout objet de l'univers est le résultat d'un équilibre et d'une opposition entre le yin et le yang. La maladie résulte donc d'un déséquilibre entre les deux parties. En insérant de fines aiguilles dans les canaux d'énergie, un acupuncteur peut stimuler les parties douloureuses du corps pour rétablir l'équilibre naturel.
D'après les scientifiques, l'insertion des aiguilles d'acupuncture peut exciter le cerveau qui produira des endorphines libérant de la souffrance. L'acupuncture n'encourage pas seulement la capacité des gens à lutter contre leurs propres maladies, mais affecte également le système nerveux, réajuste la pression sanguine, le rythme du pouls, la température, la transpiration ainsi que de nombreuses autres réactions physiologiques.
Ainsi, l'acupuncture au niveau de l'oreille est une thérapie utilisée pour aider les drogués à se désintoxiquer. Après le traitement, la plupart des patients se sentent relaxés, voit leur appétit augmenter et leur transit s'améliorer.
Le jingluo (méridien ou vaisseaux du corps) est une autre théorie classique. Les Chinois utilisent le terme jingluo pour décrire les conduits, les canaux et les méridiens. Selon l'acupuncture, il existe des canaux invisibles à travers lesquels l'énergie vitale circule dans tous le corps. Les points d'acupuncture sont les endroits où l'énergie vitale est la plus proche de la surface du corps. Les jingluo sont des canaux invisibles, mais lorsqu'une personne tombe malade, ils deviennent plus souples et des tubercules apparaissent. La couleur, la température et l'apparence de la peau des parties malades seront différentes de celles d'une personne en bonne santé. En observant et en touchant ces parties apparentes, les médecins peuvent trouver les inférences et traiter la maladie. Pour rétablir la balance dans le corps humain, l'acupuncteur stimule les points d'acupuncture qui favorise l'équilibre. Ainsi, si les gens possèdent des énergies vitales stagnantes, le praticien utilisera des points spécifiques pour les stimuler.
Si l'énergie vitale est trop froide, il choisira les points qui permettront de la réchauffer. Si elle est trop faible, il la renforcera et si elle est coincée, il la débloquera. De ce fait, l'acupuncture peut effectivement rééquilibrer l'énergie, restaurer la santé et prévenir le développement de maladies.

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Applications d'acupuncture :
1. L'acupuncture zusanli de 15 à 30 minutes, une fois par jour, est bonne pour conserver une bonne santé et favoriser la longévité. Zusanli est un point d'acupuncture situé sur la jambe, trois pouces (1 pouce
= 0,033 m) sous le genou et à une largeur de doigt de l'arête du tibia, côté extérieur.
2. Pour traiter les fièvres, piquez shixuanxue, un point d'acupuncture situé sur le bout des doigts à 0,1 pouce de l'ongle.
3. Pour traiter les maux de tête, de dent ou du cou : piquer yuanxue sur 0,5 à 1,0 pouce de profondeur. Il est également possible d'appliquer le moxa. Les femmes enceintes ne peuvent cependant prétendre à un traitement par l'acupuncture. Yuanxue est un point d'acupuncture sur le dos de la main, entre le premier et le second os métacarpiens, au milieu de la partie extérieure du second os métacarpien. Toutes les applications peuvent être pratiquées par des médecins licenciés. Pratiquer soi-même est fortement décommandé.
Les acupuncteurs pensent que leurs patients reçoivent des énergies vitales grâce à des manipulations appropriées qui produisent des douleurs, des pincements, des effets de chaleur ou de froid. Les diagnostics étant basés sur une analyse générale de la maladie et de la condition du patient, les traitements varient selon l'âge du malade, l'état de sa santé et changent parfois même avec les saisons. Les plus âgés et les enfants ne doivent pas être piqués en profondeur et les points d'acupuncture choisis doivent être moindres, tandis que les jeunes et les personnes relativement fortes peuvent bénéficier de traitements plus intenses. Au printemps et en été, les patients doivent être piqués en surface et les docteurs doivent réduire ou arrêter les applications d'acupuncture.
Quelles sont les maladies les mieux traitées avec l'acupuncture ? D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, l'acupuncture est efficace pour 43 maladies, commes les maux de tête (incluant les migraines et les maux de tête neurologiques), les vertiges, les douleurs du cou, des épaules, du bassin et des jambes. Elle traite également l'arthrite, la sciatique, la paralysie faciale, la douleur du nerf trifacial, l'apoplexie et les maladies internes comme la gastrite chronique et aigu ?, diarrhée ou encore certaines maladies gynécologiques.
L'acupuncture est prouvée comme étant un anti-douleur efficace. 50 à 70% des patients qui ont bénéficié de traitement d'acupuncture voient leur santé s'améliorer à courts ou longs termes. Cependant, certains physiciens occidentaux considèrent que l'acupuncture est une sorte de placebo, car 30 à 35 % de tous les patients imaginent que leur douleur est atténuée grâce au placebo, en dépit de leur traitement actuel.
Ces dernières années, la Chine a accueilli de nombreux programmes d'échange de médecine traditionnelle chinois (TCM) avec les pays développés, offrant l'opportunité aux médecins du monde entier de venir étudier et répandre la culture et la science de la MTC.
Dès 1997, les traitements d'acupuncture ont prouvé leur efficacité lors d'un symposium tenu par l'Institut national de la santé américain. A l'exception des cas de maladies mentionnés ci-dessus, l'acupuncture est également d'une grande aide dans l'abandon de la cigarette et de l'alcool. Le traitement d'acupuncture aux oreilles est largement utilisé lorsque les traitements radioactifs doivent être strictement évités. L'acupuncture sert par ailleurs à alléger les souffrances et guérir les paralysies faisant suite à une apoplexie. Pour de nombreuses maladies, le traitement par l'acupuncture permet d'obtenir des résultats plus satisfaisant qu'avec d'autres traitements. Il ne convient cependant pas à tous les patients. Ceux qui souffrent de dysfonctions de coagulation, de maladies cardiaques sévères, de problèmes mentaux, de diabète ne peuvent prétendre à un tel traitement. L'acupuncture produit généralement une faible douleur que la plupart des personnes peuvent supporter. D'autres ne le pourront en raison de facteurs psychologiques ou de stress mental.
L'acupuncture est populaire en Chine et dans les autres pays d'Asie, comme le Japon et la Corée, depuis des milliers d'années. Avec le développement de la société, ces dernières années, l'acupuncture a été acceptée comme traitement effectif par de plus en plus de patients et de praticiens à travers le monde. En 1971, durant la visite du secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger précédent celle du président Nixon en Chine, un journaliste répondant au nom de James Reston fut opéré de l'appendicite. Ce dernier s'aperçut avec surprise que sa douleur pouvait être atténuée avec l'acupuncture. Après son retour aux Etats-Unis, Reston a raconté son expérience médicale chinoise. Son article a été publié dans le New York Times et l'acupuncture plus largement introduite aux USA.
Applications d'acupuncture :
1. Pour guérir les insomnies, piquer les points d'acupuncture Sishencong, Shenmen et Sanyinjiao une fois par jour pendant 20 à 30 minutes. Le traitement est plus efficace s'il est appliqué dans l'après-midi. Sishencong est un terme regroupant quatre points d'acupuncture de la tête. Ils sont situés à un pouce à droite, à gauche, devant et derrière le milieu de la tête. Shenmen est un point d'acupuncture sur le poignet. Sanyinjiao est un point d'acupuncture situé sur le pied à trois pouces au-dessus de la pointe du malléole intérieur à côté du bord intérieur du tibia.
2. Pour arrêter de fumer, piquer Baihui et Shenmen une à deux fois par jour et laisser les aiguilles environ 30 minutes. Baihui est un point d'acupuncture situé sur la ligne centrale de la tête, à 5 pouces au-dessous de la ligne des cheveux, approximativement au milieu de la ligne connectant l'apex aux deux auricules. Shenmen est un point situé sur le poignet.
Les applications ne peuvent être pratiquées que par des médecins. L'auto-pratique est absolument déconseillée.

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Pour connaître la culture chinoise, le mandarin est vraiment un outil indispensable. Mais vous rencontrez des difficultés parce que vous ne comprenez pas ou ne maîtrisez pas assez la langue.

Depuis la création du centre d'apprentissage du mandarin (MLC) de l'université de la culture chinoise en 1992, plus de trente mille étudiants ont déjà reçu un enseignement dans notre centre.

Tous nos enseignants possèdent une qualification spéciale pour enseigner le chinois, ils ont au moins plus de deux années d'expérience dans ce domaine et obtenu une approbation de la part des étudiants. En outre, les cours donnés par notre école se divisent en quatre types : cours en groupe, individuel, à la demande et optionnels sur la culture.
De même , tous les cours dispensés par le centre d'apprentissage du mandarin de l'université de la culture chinoise sont en chinois. Après avoir passé un test, les étudiants sont répartis par niveau dans les cours afin de planifier un environnement éducatif qui vous est le plus adapté.

Equipement (設備)

Notre centre a installé un centre étudiant d'apprentissage très avancé qui comprend une salle de lecture, une section audiovisuelle, une bibliothèque de langue et un centre informatique qui vous offre une boîte de messagerie gratuite. En dehors des services de reproduction et de photocopie, les installations et services du centre sont tous gratuits !

Etudiants (學生)

Nos étudiants viennent de tous les coins du monde, par exemple : Australie, Angleterre, Canada, France, Allemagne, Indonésie, Japon, Corée du sud, Philippines, Afrique du sud, Etats Unis, Espagne et Nouvelle Zélande etc.

Activités (活動)

Le MLC organise à date fixe des voyages et activités artistiques ; en dehors du fait que les étudiants viennent à Taiwan pour apprendre le mandarin ; dans le même temps ils peuvent s'imprégner de la force et la beauté de la culture chinoise. Par exemple :

1. Excursions : chaque année, au printemps et à l'automne, le MLC organise des excursions. A l'occasion de chacune d'entre elles, les étudiants se font une idée de la culture et des moeurs quotidiennes de Taiwan, en général ces excursions durent une à deux journées.
2. Activités de Noël : à Noël, nous invitons le personnel enseignant, administratif et les étudiants à participer en tenue correcte, au bal de Noël .
3. Grande fête du nouvel an chinois : lors de la fête du printemps, nous organisons une grande fête de rassemblement ; hormis la présentation des activités liées aux fêtes annuelles , nous invitons aussi les étudiants à monter sur scène pour exposer leur talent.
4. Autres activités : pour stimuler l'intérêt des étudiants du centre à apprendre le mandarin et améliorer leur capacité à s'exprimer ; chaque année et à date fixe nous organisons toutes sortes de compétition ; par exemple : prononcer un discours, lire à voix haute des textes ou de la transcription phonétique etc.

 


INSCRIPTION (入學)

Les documents nécessaires. (所需文件)

1. Un exemplaire de la fiche d'inscription.
2. Votre projet de scolarité comprenant une brève présentation de vous même et une description simple des raisons pour lesquelles vous venez à Taiwan étudier le mandarin.
3. Une lettre de recommandation qui peut être celle de votre professeur, de votre patron ou de toute autre personne renommée.
4. Une photocopie de diplôme.
5. Rapport d'examen de santé fait dans les trois derniers mois comprenant un examen au rayon X de la poitrine ( sans la radio) et un test de dépistage du SIDA.
Téléchargez la fiche d'examen de santé (下載)
6. Une attestation de ressources financières datant des trois derniers mois certifiée par un relevé d'épargne ou bancaire personnel, d'une personne garante ou qui vous prend en charge prouvant nécessairement que vous disposez d'au moins soixante mille dollars taiwanais ou de deux milles dollars US.
7. Deux photos d'identité.
Tous les documents nécessaires à l'inscription, sauf le diplôme ; doivent être les originaux et rédigés en chinois ou en anglais. Une fois remis ils ne vous seront ni rendus ni photocopiés.

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Décembre 1987. Le sommet raté. Tous les articles actualites dernieres minutes
picasso ses... Picasso : ses célèbres demoiselles ont 100 ans 27 Juillet 2007
- 14h00 Cinq jeunes femmes, presque nues, des corps anguleux, des visages que
l'on peut regarder de face, de profil, des draperies géométriques : c'est le
spectacle inédit créé en 1907 par Pablo Picasso et qu'on peut aujourd'hui
découvrir au MOMA, Musée d'art moderne de New-York. Un monument de la peinture
qui marque le point de départ du cubisme.
Pablo Picasso n'a que vingt-cinq ans quand il peint Les demoiselles d'Avignon.
Il travaille en fait sur ce projet dans son atelier à Montmartre depuis un an au
travers de quelque 700 dessins préparatoires. Le tableau à l'origine ne
s'appelle pas Les demoiselles d'Avignon mais Le Bordel d'Avignon en souvenir
d'une rue qui porte ce nom à Barcelone, une rue où les maisons closes sont
nombreuses. D'ailleurs, dans sa première version, deux hommes apparaissent aux
c?tés des cinq femmes...
Pour tous ceux qui ont eu la chance de découvrir ce tableau dès sa création,
c'est un vrai choc, du jamais vu : l'art traditionnel ne sera jamais plus le
même. Picasso veut proposer une nouvelle représentation de la figure humaine,
plus complexe, qui exprime toutes les douleurs. Comme dans l'art africain, il
s'agit désormais de représenter ce que l'on conna?t et plus seulement ce que
l'on voit : le cubisme est né ! 21 Décembre 2007 - 19h44
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le cadre de la promotion du film Les Simpsons, un Homer Simpson vêtu d'un
cale?on et avec un doughnut (sorte de beignet en forme de couronne) dans sa
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Cerne Abbas, en Angleterre. Ann Bryn-Evans de la Fédération pa?enne a déclaré
qu'il ne comprenait pas "comment ils ont pu avoir l'autorisation" de le placer à
c?té d'une peinture vieille de 300 ans. Il a qualifié de "ridicule" la peinture,
et a ajouté "qu'ils allaient faire de la magie de la pluie pour qu'il soit
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