Chine - Histoire chinoise, Histoire de Chine
Cinq mille ans ont passé depuis la première écriture chinoise. La Chine a vécu sous 24 dynasties et environs 400 empereurs, impératrices et rois, reines. Ils ont eu la sagesse de Confucius, la force de la dynastie des Tang, les chaos des deux derniers siècles.
Au sens large il existe simultanément deux dynasties modernes encore à notre époque issues de la population chinoise : la Chine continentale (République populaire de Chine) en régime communiste qui rivalise avec Taiwan - Chine nationaliste (République de Chine). La première a pour capitale Pékin (Beijing), et la deuxième Taipei (Taibei).
Le Président du continent, c'est à dire de la République Populaire de Chine, M. HU Jintao, issu du Parti communiste, représente le courant modéré et pragmatique, il continue la politique de l'économie de marché pour le développement économique de Chine, inaugurée et exécutée depuis 28 ans par M. DENG Xiaoping et M. JIANGG Zemin.
Pendant que le Président de Taiwan, République de Chine, M. CHEN Shuibian qui a mené le Parti Démocratie et Progrès en battant le parti Guomindang (Parti du Peuple du Pays, littéralement), au pouvoir depuis 1949 à Taiwan, prône pour l'indépendance de l'Ile. L'économie est tombée dans l'oubli. Saura-t-il toujours beaucoup parler dans le vide et sans aucune contribution réelle pour son peuple comme son prédécesseur M. LI Denghui ?
Selon des études statistiques, les Chinois sont majoritairement pour une réunification des deux entités séparées depuis 1949, c'est à dire depuis 58 ans.
Grâce successivement aux Présidents JIANG Kai-Shek (Jiang Jieshi) et JIANG Jingguo (son fils), originaires de la Province du Zhejiang sur la côte pacifique en Chine continentale, Taiwan a créé un miracle économique le permettant d'être parmi les 4 petits dragons asiatiques, la population de Taiwan bénéficie d'une vie de niveau déjà élevé.
Avec le temps et la séparation des deux côtés, l'avenir et la prospérité semblent pencher vers le côté continental, la province du Taiwan est en difficulté économique, elle perd son influence tant en économie qu'en moralité et en popularité avec le temps. En ce terme, la petitesse de la photo du Président CHEN Shuibian est significative. Voici la taille des photos du passé (point de vue non officiel) ...
La pauvreté perdurait en Chine continentale et le peuple continental souffrait d'une condition de vie très pénible économiquement pendant l'époque du Président MAO Zedong. M. DENG Xiaoping a ouvert la Chine vers l'extérieur dans les années 1980s, les industries et les services se développent d'une façon miraculeuse depuis lors.
En 2001, La Chine est la 6e (sixième) puissance économique mondiale en Produit Intérieur Brut global (PIB), juste après les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, l'Angleterre et la France, mais juste avant l'Italie. Mais la Chine reste un pays très pauvre si l'on prend en compte la population totale. La Chine a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'atteindre un niveau de vie moyen comme à Taiwan. Les Chinois continueront à fournit des produits bon marché durant encore des décennies.
Aujourd'hui, malgré les problèmes et les malheurs immenses encore subits par le peuple chinois en continent et par le pays, la vie s'améliore en Chine grâce aux empereurs ouverts actuellement en pouvoir que nous remarquons tous porteurs de lunettes. Espérons que ce soit les signe des érudits et de très grandes sagesse et intelligence ...
Pour avoir un point de vue officiel du gouvernement chinois et du Parti Communiste chinois, veuillez visiter le Net du Peuple (http://www.people.com.cn/).
Cette superficie de 9 600 000 km2 nourrit le cinquième de l'humanité. Avec une population dépassant déjà 1 300 000 000 âmes, la priorité du gouvernement est de limiter celle-là à 1 400 000 000 habitants vers l'an 2020 après Jésus Christ.
Pourquoi les Chinois sont-ils si nombreux ?
Dans les années 1960 quand la Chine ne comptait "que" 600 millions d'habitants, le Président MAO Zedong avait une politique nataliste au strict sens du terme. Il préparait le pays pour une 3ème guerre mondiale. La Chine rouge n'avait pas d'armes redoutables à cette époque, la meilleure façon de gagner la guerre était par la stratégie du nombre - les balles humaines ou les boucliers humains sont redoutables. Souvenez-vous de la guerre de Corée ? Les chinois ont réalisé un match nul qu'avec "les semoules + le simple fusil" face aux canons et avions des américains très sophistiqués. Dans les années 1980, quand M. DENG Xiaoping (petite paix) prit le règne et s'aperçut que la guerre ne serait pas immédiate, la population avait déjà doublé.
Enfin ne vous inquiétez pas, la fécondité des chinois n'est pas physiquement meilleure que qui que ce soit. Les Chinois étaient toujours nombreux dans l'histoire. Déjà dans la dynastie des Han (de l'an 206 avant jusqu'à 220 après Jésus Christ), la Chine avait des villes d'un demi million d'habitants. Et en plus la surface est équivalente à celle de toute Europe occidentale. A l'avis de l'auteur - il n'y a pas de surpopulation dans ce pays.
De plus, la raison historique compte. Le pays de riz et des baquettes - une paire de bâtons en bambou ou en bois - est un exemple dans le sanitaire en alimentation. Depuis 2 mille an les Chinois n'attrapent plus l'aliment par les mains qui sont souvent source de maladie, mais avec les baquettes. Par rapport à la France - un pays occidental le plus raffiné, les fourchettes n'étaient adoptées que vers les années 1670, et Louis XIV (14) refusait encore de l'employer par l'incommodité ? Les Chinois d'antan se portaient bien, favorisant ainsi la croissance de la population.
Par ailleurs, les Chinois n'avaient pas souffert des prédateurs comme des Indiens en Amérique. Les prédateurs anglo-saxons ont pratiquement décimé la population indigène.
Sont-ils utiles ?
Enfin les Chinois ne sont pas encore gros consommateurs par manque de moyens. Mais ils sont déjà consommateurs moyens des grandes firmes occidentales et japonaises telles Danone, Auchan, Siemens, Citroën, Mitsubishi... Le niveau de vie augmente très vite avec la productivité, et la tradition demeure - heureusement.
Par ailleurs, Madame, Monsieur, on vous, vous n'avez pas quelque peu Chinois ? Si ce n'est pas dans votre physique, alors ça peut être dans votre tenue, vos chaussettes, votre pull... En effet, les Chinois fournissent les produits de consomation les moins coûteux du Monde !
Sont-ils dangereux - une menace demain ?
Le peuple chinois n'a pas du tout la notion de supériorité des races ou des ethnies. D'ailleurs la Chine est devenue un empire dans son histoire en intégrant les populations de 56 minorités nationales sur ce continent. Les empereurs étaient issus des Mongoles, des Manchou à part les Han. La culture chinoise est largement intégrateur de la population asiatique - eurasiatique. Ne voyez-vous pas que les Chinois intègrent même mieux que les occidentaux - souvent inventeurs des gadgets modernes : Internet, téléphone mobile, réfrigérateurs, téléviseur, ... Et pratiquement aussi bien la démocratie - Taiwan (République de Chine) n'est-t-il pas exemplaire dans le processus de la démocratisation ? Ca bouge aussi sur le Continent...
Les Chinois sont bouddhistes, musulmans, chrétiens...
Cinq mille ans ont passé depuis la première écriture chinoise. La Chine a vécu sous 24 dynasties et environs 400 empereurs-rois. Voici un résumé des dynasties Chinoises écrites dans l'Histoire.
Dynastie Sous-dynastie Epoch Des illustres
HuangDi
(Empereur Jaune),
Age des Cinq Empereurs 27 - 21 siècles BC env.
Xia 21 - 16 siècles BC env.
Shang 16 siècles - 1066 BC env.
Zhou Zhou d'Ouest
Zhou d'Est
Epoc des Printemps-Automne
Royaumes combattants
1066 env. - 771 BC
770 - 256 BC
770 - 476 BC
475 - 221 BC
Confusius
Qin 221 - 206 BC Empereur du Commencement
Han Han d'Ouest
Han d'Est
206 BC - 23
25-220
Empereur Glorieux (Han Wudi)
Trois Royaumes Wei
Shu
Wu
220 - 265
221 - 263
222 - 280
CAO Cao, LIU Bei, SUN Quan, ZHU Geliang
Jin d'Ouest 265 - 316
Jin d'Est et 16 Royaumes Jin d'Est
16 Royaumes
317 - 420
304 - 439
Dynastie Nord-Sud Dynactie du Sud Song
Qi
Liang
Chen
Dynastie du Nord Wei du Nord
Wei de l'Est
Qi du Nord
Wei de l'Ouest
Zhou du Nord
420 - 479 479 - 502 502 - 557 557 - 589 386 - 534 534 - 550 550 - 577 535 - 557 557 - 581
Shui 581 - 618
Tang 618 - 907 Tang Taizong LI Shimin, LI Bai, BAI Juyi
Cinq Epocs et Dix Royaumes Liang postérieure
Tang postérieure
Jin postérieure
Han postérieure
Zhou postérieure
10 Royaumes
907 - 923 923 - 936 936 - 946 947 - 950 951 - 960 902 - 979
Song Song du Nord
Song du Sud
960 - 1127
1127 - 1279
Song Taizu, YUE Fei, 108 généraux du Shuihu, SU Shi
Liao 907 - 1125
Xia d'Ouest 1032 - 1227
Jin (Or) 1115 - 1234
Yuan 1279 - 1368 HU Bilie
Ming 1368 - 1644 Ming Taizu
Qing 1644 - 1911 Empereur Kangxi (Paix et Suffisance)
République de Chine 1912-1949 SUN Yetsan, YUAN Shikai, JIANG Zhongzheng (JIANG Kai Shek)
République Populaire de Chine 1949-2007 MAO Zedong, DENG Xiaoping, ZHOU Enlai (Chou Enlai), JIANG Zemin, HU Jintao ?
Source
Histoire de Chine (4 Volumes), BAI Shouyi, DAI Yi et GONG Shuduo. Ed. Haiyan, ISBN 7-5350-1954-4/G . 1048, Pékin (Beijing), 2000
Dictionnaire de Nouvelle Chine, Ed. Affaires Commerciales, Pékin, 1979.
BC: avant Jésus-Christ.

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Fengshui, art de vivre millénaire de Chine
Fengshui, en Chinois Feng et Shui, se traduit littéralement par Vent et Eau. C'est un art de vivre et de placer des objets afin d'attirer les bonnes chances.
Origine et principe de Fengshui
La théorie de la Géographie spirituelle, c'est à dire le Fengshui, provient du "Yi King" (《易经》),elle est principalement déduite des lois méthématique du "Dessins du Fleuve" (《河图》) et du "Livre Luo Shu" (《洛书》). Les dessins du "Dessins du Fleuve" (《河图》) et du "Livre Luo Shu" sont imprimés dans presque tous les livres d'étude du "Yi King" de Laotze. Quelle est influence réelle du "Dessins du Fleuve" (《河图》) et du "Livre Luo Shu" sur le Fengshui ?
"Dessins du Fleuve" (《河图》) et du "Livre Luo Shu" (《洛书》sont le résultat des observation de Fuxi (伏羲氏) sur l'astronomie celeste et la géographie terrestre, une théorie sur la nature qui forme une énigme non résolue depuis cinq mille ans.
Jusqu'à la dynastie des Song, il y avait seulement le Yi des Han, il comportaient que les écrits, par example, les poèmes des Xi (系辞), les poèmes des Gua (卦辞).
Dans la dynastie des Song, quand ZHU Xi (朱熹) dénote le "Yi des Zhou" (<周易>), son assistant scolaire CAI Yuanding (蔡元定, 字季通) acheta à un prix élevé les livres Dessins du Taiji <太极图>, "Dessins du Fleuve" (《河图》) et du "Livre Luo Shu" (《洛书》etc., hérité de CHEN Xiyi, un moine taoiste du Mont Hua Shan (华山), il a ensuite publié dans l'introduction du livre "Yi des Zhou". Et ces dessins dont appélés les dessins d'avant ciel. En effet on appelle l'avant ciel quand il y avait pas encore d'écriture. L'après ciel après l'apparition d'écriture.
Savoir plus sur les 24 fêtes chinoises (Jiéqì, 节气), equivalentes aux 24 termes solaires chinois

Voici les 24 fêtes chinoises (Jiéqì, 节气), equivalentes aux 24 termes solaires chinois de l'année 2007.
Si vous voulez les dates de ces fêtes chinoises en calendrier lunaire chinois, veuillez cliquer le lien (processus lent) : détail

N° Chinois Japonais Anglais Français Longitude Solaire Date Grégorienne & Heures de Beijing
22 冬至 (Dōngzhì) Tōji Winter Solstice Solstice d'Hiver 270° Vendredi 22 Décembre 2006 08:21:31
23 小寒 (Xiǎohán) Shōkan Slight Cold Petit Froid 285° Samedi 6 Janvier 2007 01:39:37
24 大寒 (Dàhán) Taikan Great Cold Grand Froid 300° Samedi 20 Janvier 2007 19:00:20
1 立春 (Lìchūn) Risshun Beginning of Spring Début du Printemps 315° Dimanche 4 Février 2007 13:17:48
Nouvel An Chinois : Dimanche 18 Février 2007
2 雨水 (Yǔshuǐ) Usui Rain Water Pluies et Eaux 330° Lundi 19 Février 2007 09:08:28
3 惊蛰 (Jīngzhé) Kēchitsu Waking of Insects Activation des Insectes 345° Mardi 6 Mars 2007 07:17:39
4 春分 (Chūnfēn) Shunbun Spring Equinox Equinoxe du Printemps 0° Mercredi 21 Mars 2007 08:06:55
5 清明 (Qīngmīng) Sēmē Pure Brightness Lumière Pure 15° Jeudi 5 Avril 2007 12:04:18
6 谷雨 (Gǔyǔ) Kokuu Grain Rain Graines et Pluies 30° Vendredi 20 Avril 2007 19:06:35
7 立夏 (Lìxià) Rikka Beginning of Summer Début de l'Eté 45° Dimanche 6 Mai 2007 05:20:01
8 小满 (Xiǎomǎn) Shōman Grain Full Petit Remplissement 60° Lundi 21 Mai 2007 18:11:29
9 芒种 (Māngzhòng) Bōshu Grain in Ear Semence 75° Mercredi 6 Juin 2007 09:26:37
10 夏至 (Xiàzhì) Geshi Summer Solstice Solstice d'Eté 90° Vendredi 22 Juin 2007 02:05:46
11 小暑 (Xiǎoshǔ) Shōsho Slight Heat Petite Chaleur 105° Samedi 7 Juillet 2007 19:41:02
12 大暑 (Dàshǔ) Taisho Great Heat Grande Chaleur 120° Lundi 23 Juillet 2007 12:59:22
13 立秋 (Lìqiū) Risshū Beginning of Autumn Début de l'Automne 135° Mercredi 8 Août 2007 05:30:37
14 处暑 (Chǔshǔ) Shosho Limit of Heat Limite de Chaleur 150° Jeudi 23 Août 2007 20:07:12
15 白露 (Báilù) Hakuro White Dew Rosée Blanche 165° Samedi 8 Septembre 2007 08:29:02
16 秋分 (Qiūfēn) Shūbun Autumnal Equinox Equinoxe de l'Automne 180° Dimanche 23 Septembre 2007 17:50:37
17 寒露 (Hánlù) Kanro Cold Dew Rosée Froide 195° Mardi 9 Octobre 2007 00:11:05
18 霜降 (Shuāngjiàng) Sōkō Descent of Frost Tombée de Givre 210° Mercredi 24 Octobre 2007 03:14:46
19 立冬 (Lìdōng) Rittō Beginning of Winter Début de l'Hiver 225° Jeudi 8 Novembre 2007 03:23:25
20 小雪 (Xiǎosxuě) Shōsetsu Slight Snow Petite Neige 240° Vendredi 23 Novembre 2007 00:49:04
21 大雪 (Dàxuě) Taisetsu Great Snow Grande Neige 255° Vendredi 7 Décembre 2007 20:13:16
22 冬至 (Dōngzhì) Tōji Winter Solstice Solstice d'Hiver 270° Samedi 22 Décembre 2007 14:06:58
23 小寒 (Xiǎohán) Shōkan Slight Cold Petit Froid 285° Dimanche 6 Janvier 2008 07:23:59
24 大寒 (Dàhán) Taikan Great Cold Grand Froid 300° Lundi 21 Janvier 2008 00:42:52
1 立春 (Lìchūn) Risshun Beginning of Spring Début du Printemps 315° Lundi 4 Février 2008 18:59:40
Nouvel An Chinois : Jeudi 7 Février 2008
2 雨水 (Yǔshuǐ) Usui Rain Water Pluies et Eaux 330° Mardi 19 Février 2008 14:49:04
3 惊蛰 (Jīngzhé) Kēchitsu Waking of Insects Activation des Insectes 345° Mercredi 5 Mars 2008 12:58:06

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Année dans le Calendrier Lunaire Chinois
Une année chinoise, aussi appelée année agricole (Suì, 岁), est composée de 4 saisons: Printemps, Eté, Automne et Hiver, et sub-divisée en 24 fêtes chinoises, équivalentes aux 24 termes solaires chinois d'une année chinoise. Ici les termes majeurs Zhōngqì (中气) sont donnés en caractère gras, tandis que les termes solaires mineurs Jiéqì (节气) sont donnés en caractère normal.
Comme les termes solaires ne décrivent que les événements du Soleil, aucune fête liée aux événements lunaires n'est prise en liste, comme par exemple, le nouvel an chinois qui est le jour de la première nouvelle lune d'une année chinoise (jour 1 du mois 1), la fête des Lanternes (jour 15 du mois 1), les fêtes du dragon (jour 5 du mois 5), etc.
Depuis la création de la République Populaire de Chine le 1er octobre 1949 par le Président MAO Zedong (Mao Tsetong), la Chine a officiellement adopté le calendrier Grégorien, ou le calendrier solaire pour l'administration. En revanche, les Chinois conservent leurs festivités traditionnelles fixées selon les dates en calendrier lunaire chinois. Ces fêtes traditionnelles sont vivaces aujourd'hui comme la fête du printemps, marquant l'arrivée du nouvel an chinois en calendrier lunaire.
La fête du printemps a lieu le 1er jour du premier mois de tous les ans en calendrier lunaire chinois. Mais la date en calendrier solaire varie selon l'année. Elle est forcément en janvier ou février de l'année en cours sur le calendrier solaire, mais la date est seulement obtenue après des calculs complexes du mouvement duel de la Terre et de la Lune.
Dans l'Histoire chinoise ancienne de 24 dynasties, le temps n'a ni de commencement, ni de fin. Chaque dynastie espère un règne infini dans le temps, ainsi chaque empereur commence par sa 1ère année de règne comme l'an 1. Par exemple, l'Empereur KangXi de la Dynastie des Qing compte son règne par KangXi an 1, KangXi an 2, KangXi an 3, ...
A nos jours, les Chinois utilisent officiellement l'année Grégorienne. C'est à dire l'année 2007 pour cette année. Mais comme l'Empereur Jaune (Huangdi) est considéré comme le créateur de la nation chinoise, la population compte aussi comme Huangdi 4705 pour cette année.
Pour savoir plus sur les fêtes chinoises des 4 saisons liées au calendrier chinois, le calendrier lunaire chinois de mon grand père sera une aide précieuse.

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Le calendrier de l'avent chinois
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Vase Meiping aux papillons (porcelaine Ming)
Le "calendrier de l'avent" chinois
九九消寒图 jiǔjiǔxiāohántú, le "calendrier de 9 fois 9 jours", ou le calendrier de l'hiver, est un feuille sur laquelle les chinois comptent les 81 jours de l'hiver jusqu'à l'arrivée du printemps.
Le Jiǔ, chiffre 9, est ici une unité de temps. À partir du jour de Dōngzhì 冬至, le solstice d'hiver, tous les 9 jours constituent un cycle "Jiǔ", jusqu'au jour de Jīngzhé 惊蛰, "éveil des insectes" qui correspond au retour du printemps. On dit souvent que les 3 premiers Jiǔ (correspondant au mois qui suit celui de Dōngzhì) est la période la plus rude de l'année. Un chant populaire chinois dit : "les deux premiers 9, les mains dans la poche. Le 3ème et le 4ème, on marche sur l'eau glacée. Le 5ème et le 6ème, le sol pleureur germine. Le 7ème 9, les eaux recommencent à couler. Le 8ème 9, les hirondelles reviennent. Le 9ème 9 passé, les bovins travaillent." Bien entendu, en raison d'une grande diversité climatique, les chants et proverbes varient dans chaque région selon les particularités locales.
Le "calendrier de 9 fois 9 jours" se présente plus souvent sous forme d'une feuille avec 9 caractères chinois dont chacun est composé de 9 traits. Tous les jours on rempli un trait à partir du jour de Dōngzhì ; ainsi les 9 caractères seront terminés à la fin des 9 Jiǔ, au jour de Jīngzhé. Traditionnellement, les traits sont remplis de différentes couleurs correspondant au temps du jour : le rouge pour un temps ensoleillé, le bleu pour un temps nuageux, le vert pour la pluie, le jaune pour le vent, et enfin le blanc pour la neige (on peut laisser vide ou mettre de la poudre de plomb). Quelques fois on rempli aussi directement le trait avec un petit résumé météorologique du jour en petite écriture (image ci-dessous). Ce calendrier de "9 fois 9" peut servir ainsi également d'un recueil des données météoriques.
Une 2ème méthode de compter les 81 jours (très rare) est le dessin de Prunus mume ou 梅 méi. Cet arbre qui fleurit en plein hiver est le symbole de la vertu dans la culture traditionnelle chinoise. Le dessin est composé de 9 branches de "méi" contenant chacune 9 bourgeons. On remplace quotidiennement un bourgeon par une fleur tout au long des 81 jours du cycle.
Une 3ème méthode consiste à remplir des cercles pré-dessinés d'un calendrier. On rempli une partie du cercle pour indiquer le temps du jour. On noirci les cercles ainsi : la moitié du haut pour un jour ensoleillé, la moitié du bas pour un jour nuageux, la moitié à gauche pour un jour venteux, la moitié à droite pour un jour pluvieux, enfin un point au milieu pour la neige.
Ci-dessous, un exemple de calendrier 9 fois 9 rempli par Pǔyí 溥仪, dernier empereur de Chine. Ce calendrier est divisé en 9 cadres, chacun contient 9 symboles de Tàijí 太极 ouverts vers des directions différentes. Dans cet exemple, la partie Yīn (blanche) du Tàijí est considérée comme le vide, c'est-à-dire la moitié non remplie. L'utilisation du Tàijí est sans doute en rapport avec le statut de famille impériale.
Réalisez vous-même un calendrier du 9 Jiǔ :
Par W.L. pour Chine Informations. Source des images : Les Archives de la Ville de Hangzhou.

Source : www.chine-informations.com
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La Chine remet en cause le dragon comme symbole national
Regardé comme un symbole national depuis plusieurs millénaires, le dragon risque de ne plus être approprié à l'image de la Chine, a écrit le 4 décembre le Shanghai Morning Post, en citant le rapport de Wu Youfu qui assure que le dragon est considéré comme « un emblème d'hégémonie et d'offensive » dans une certaine mesure par la culture occidentale.
Selon le vice-président de l'Association des relations publiques de Shanghai et professeur de l'Université des langues étrangères de Shanghai, les préjugés des Occidentaux qui connaissent peu la culture chinoise pourraient entraîner des effets négatifs sur le pays. Et d'ajouter que des spécialistes et savants entreprennent d'ores et déjà de perfectionner le symbole de l'image de Chine.
Ce rapport a immédiatement suscité des réactions. Beaucoup ont manifesté leur opposition. « En tant que symbole de la Chine, le dragon est un animal divin mystérieux qui représente une histoire de plusieurs millénaires de la Chine. Je suis fermement opposé à abandonner le dragon », a tempêté un internaute.
Certains experts estiment qu'il ne faut plus traduire le caractère chinois « long » (qui veut dire littéralement « dragon » en français) par « dragon », mais garder le mot d'origine « long » dans la traduction.
« Le malentendu sur le dragon peut s'exprimer par la traduction. En Occident, le dragon est un animal que les gens veulent chasser et il représente le vice. Je pense que celui qui a traduit initialement le 龙 « long » chinois par « dragon » connaissait peu le symbole réel du dragon occidental. C'est pour cela qu'il a été utilisé jusqu'à aujourd'hui », explique Guan Shijie, professeur de l'Université de Beijing.
Ce à quoi M.Wu a rétorqué qu'il n'a jamais nier le statut symbolique du dragon. Au contraire, il croit que la Chine doit s'en tenir au dragon puisqu'il représente le courage et la persévérence de la nation chinoise. Mais, a-t-il ajouté, il est nécessaire de donner des connotations positives du dragon chinois à l'étranger pour donner une meilleure image du dragon.

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Les 10 écrivains étrangers qui influencent le plus les chinois
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Gourde chinoise en métal
En Chine, la traduction des œuvres littéraires étrangères et chinoises importantes a commencé petit à petit au début du XXe siècle. Mais, pendant longtemps, la traduction des œuvres étrangères en chinois a primé la traduction des œuvres chinoises en langues étrangères, de sorte que les lecteurs chinois connaissent bien la littérature mondiale. Les œuvres de certains grands maîtres étrangers comptent de nombreux lecteurs en Chine et ont influencé profondément la vie du peuple. À chaque époque historique, les ouvrages littéraires célèbres du monde ont eu leur traduction en chinois. Nous vous en présentons quelques-uns.
Le dramaturge et poète William Shakespeare (1564-1616)
C'est en 1856 que le nom de Shakespeare fut introduit pour la première fois en Chine par des missionnaires anglais. À partir de 1877, un diplomate des Qing (1644-1911) nommé Guo Songtao commença à parler du théâtre de Shakespeare dans son journal. Les œuvres de ce dernier furent traduites en chinois à partir de 1903 par Charles et Mary Lamb sous le nom Shakespeare Gushiji (Recueil des contes de Shakespeare). Selon des statistiques incomplètes, en Chine, on peut trouver au moins 58 versions de la traduction des œuvres de Shakespeare. À partir de 1902, ses pièces furent jouées en Chine sous différentes formes: en anglais, sous forme théâtrale ou sous forme d'opéras chinois locaux. Avec l'apparition des œuvres, des pièces de théâtre, de l'enseignement et des recherches sur Shakespeare, ce dernier est devenu célèbre en Chine et ses œuvres ont été considérées comme des modèles pour le développement du théâtre chinois. Les cours sur Shakespeare sont devenus obligatoires pour les étudiants en arts. Des noms tels que Hamlet, Othello, Macbeth, Le Roi Lear, Roméo et Juliette sont donc familiers pour les Chinois.
L'écrivain romantique Victor Hugo (1802-1885)
C'est en 1901 que les œuvres de Victor Hugo ont commencé à être traduites en Chine. Lu Xun a traduit des extraits de Les Misérables en 1903. Par la suite, de plus en plus de romans, de pièces de théâtre et de poèmes de Hugo furent introduits en Chine. L'année 1935 a marqué le centenaire du romantisme français et le 50e anniversaire de la mort de Hugo. La traduction de ses œuvres a atteint son apogée en Chine au cours de cette année baptisée Année Hugo. Le romantisme de cet auteur a constitué l'une des forces motrices de la révolution du Mouvement littéraire du 4-Mai. Dans les œuvres du célèbre poète contemporain Guo Moruo, telles que Nüshen (Déesse) et Qu Yuan, on peut retrouver la liberté d'esprit de Hugo. La passion des œuvres de Ba Jin, célèbre écrivain et ex-président de l'Association des écrivains de Chine, est également due à l'influence de celles de Hugo; par exemple, Notre-Dame de Paris montre aux lecteurs chinois l'expression profonde de la beauté et de la laideur. Il faut noter que c'est seulement à partir de 1980 que Quatre-vingt-treize, avec son esprit humaniste, a été connu des Chinois.
Le conteur Hans Christian Andersen (1805-1875)
Andersen n'est jamais venu en Chine, mais un demi-siècle plus tard, ses contes ont concrétisé ses rêves d'y venir. Au début du XXe siècle, de retour de leurs études à l'étranger, des jeunes Chinois ont œuvré à faire connaître la littérature occidentale, et sous la bannière de la libéralisation de l'homme et de la femme, ils ont découvert l'importance de la littérature pour enfants. Un mouvement sous ce nom a été lancé. Les œuvres d'Andersen et des frères Grimm ont été traduites en chinois, déclenchant ainsi le processus de modernisation de la littérature chinoise pour enfants. M. Zhou Zuoren, fondateur de cette littérature, a été le premier à introduire Andersen en Chine et à entamer des recherches littéraires sur cet auteur.
En 1912, par son livre Tonghua Lüelun (Des contes pour enfants) et par des articles et des commentaires sur Andersen et ses contes, M. Zhou a donné la direction à suivre concernant la recherche sur les œuvres d'Andersen et leur traduction dans la Chine de l'époque.
En 1925, à l'occasion du 120e anniversaire de naissance et du 50e anniversaire de la mort d'Andersen, M. Zheng Zhenduo, rédacteur en chef du journal Xiaoshuo Yuebao (Mensuel de nouvelles), a lancé deux numéros spéciaux consacrés à Andersen. Avec un élan personnel et un nombre de pages jamais publié auparavant, il y a présenté de façon complète la vie d'Andersen et ses créations littéraires pour enfants. Avec le temps, les contes d'Andersen sont devenus les amis intimes des enfants et des adultes chinois.
Le dramaturge et poète Henrik Ibsen (1828-1906)
Avant le Mouvement du 4-Mai, Ibsen ne faisait l'objet que des discussions d'un certain nombre d'hommes de lettres et d'artistes. Le 15 juin 1918, le magazine Xin Qingnian (Jeunesse nouvelle) a publié un numéro spécial consacré à Ibsen. En octobre de la même année, M. Chen Jia a traduit Maison de poupée qui a été publiée par la Maison d'édition commerciale de Shanghai. Dès lors, ses œuvres ont été connues peu à peu et appréciées des Chinois.
Le 5 mai 1923, la pièce Nora a été présentée au théâtre Xin Ming par des étudiantes de l'École normale supérieure des filles de Beijing. La pièce n'a malheureusement pas obtenu les effets escomptés en raison du niveau relativement peu élevé des actrices et de la différence de goût des spectateurs. Malgré tout, Ibsen avait finalement été présenté sur la scène chinoise.
Le 20 mars 1928 a marqué le centenaire de la naissance d'Ibsen. La nouvelle troupe de théâtre Nankai a joué la pièce Un Ennemi du peuple, appelée plus tard Le Docteur intraitable. À l'occasion du 24e anniversaire de la fondation de l'université Nankai, le 17 octobre de la même année, cette troupe a mis en scène Maison de poupée. Du 1er au 3 janvier 1935, au Grand Théâtre Taotao à Nanjing, la troupe de théâtre Mo Feng a présenté la pièce Nora, avec une mise en scène de Zhang Min. Cela a été un grand succès. Cette pièce a été reprise en juin 1935 à Shanghai par l'Association des dramaturges amateurs de Shanghai. Ce fut encore un grand succès. L'année 1935 a été baptisée Année Nora. À l'époque, Ibsen était bien accueilli chez les jeunes pour son aspiration à la liberté et à l'individualité. Son influence ne se limitait plus seulement à la littérature et au théâtre. Nora était carrément devenue le symbole de l'émancipation des femmes. À l'exemple de Nora, beaucoup de jeunes Chinoises se révoltaient contre la féodalité et la dictature familiale.
L'écrivain Léon Tolstoï (1828-1910)
On a commencé à traduire les œuvres de Tolstoï en 1906. Ses œuvres les plus lues en Chine sont Guerre et paix, Anna Karenine, et Résurrection. Ces dernières années, on a vu la parution de la traduction chinoise des Œuvres complètes de Tolstoï. Son humanisme a été l'une des sources importantes de la civilisation spirituelle de la Chine moderne. Les personnages décrits dans ses romans sont tellement familiers pour les lecteurs chinois qu'ils constituent des sujets typiques de recherche dans le milieu littéraire. La structure et les descriptions psychologiques des œuvres de Tolstoï demeurent d'excellents modèles pour les écrivains chinois qui veulent élever leur niveau littéraire.
Le poète, écrivain, artiste et sociologue Rabindranath Tagore (1861-1941)
Tagore a été introduit en Chine après avoir reçu le Prix Nobel en 1913. M. Chen Duxiu, chef du Mouvement de la culture nouvelle, a traduit en chinois classique quatre poèmes de Tagore tirés de Gitanjali. Ces traductions ont été publiées dans le Qingnian Zazhi (Magazine de la jeunesse) le 15 octobre 1915. Avec la fin de la Première Guerre mondiale, l'Occident a commencé à repenser la culture orientale. Un mouvement de recherche sur Tagore a aussi vu le jour en Chine. Beaucoup de ses romans, poèmes, pièces de théâtre, œuvres philosophiques ont été traduits en chinois et publiés dans la presse chinoise. Cinq maisons d'édition connues à cette époque, telles que la Maison d'édition commerciale, la Compagnie de livres Taidong, la Maison d'édition Xinmin, la Maison d'édition Minzhi et la Bibliothèque de Datong, ont publié Xiquji (Recueil du théâtre) et Xiaoshuoji (Recueil des nouvelles) de Tagore. Ces œuvres ont été publiées en 18 versions et imprimées en 31 éditions. Quelque 90 traducteurs ont participé à ce travail.
Lors de la visite de Tagore en Chine en mai 1924, le journal littéraire The Eastern Miscellany, le Zhongguo Qingnian (Jeunesse chinoise) et le Xiaoshuo Yuebao (Mensuel de nouvelles), ont tous publié un numéro spécial. Au cours de ce voyage, Tagore a visité les villes de Shanghai, Hangzhou, Nanjing, Jinan, Beijing, Taiyuan et Hankou où il a donné 15 conférences dans des lieux publics et accordé 30 interviews. Presque chaque jour, on pouvait trouver des reportages sur son voyage dans les médias chinois. Les grands journaux ont tous publié ses conférences et les photos de son voyage. Pendant ce temps, ses œuvres étaient en vogue, et même les élèves du secondaire étaient fiers de pouvoir réciter quelques-uns de ses poèmes en anglais.
Si Tagore a été bien accueilli en Chine, c'est que ses œuvres proposent un esprit optimiste, les droits et intérêts des femmes, la libération de l'individualité et de la personnalité humaine, la critique du système de caste et les points faibles de la nationalité, ainsi que la défense de la civilisation spirituelle orientale, et qu'elles témoignent de l'intérêt à la position nationaliste contre le colonialisme occidental et de la sympathie à l'égard de la Chine. Tout cela s'accordait bien avec l'esprit du Mouvement du 4-Mai.
L'écrivain Maxime Gorki (1868-1936)
Si Tolstoï est l'écrivain classique le plus influent de l'âge d'or de la Russie, Gorki est certainement un écrivain important dans la période de transition de l'âge d'argent de la littérature russe vers celle de l'Union soviétique. Ses œuvres ont été présentées en Chine pour la première fois par Wu Tao en 1907. Dans les années 1930, les traductions se sont rapidement multipliées. Ses romans tels que La Mère, Enfance, En gagnant mon pain, ses pièces de théâtre et ses poèmes ont attiré l'attention des lecteurs chinois. La Mère et Chant du pétrel sont devenus célèbres pour encourager les révolutionnaires dans leur lutte. L'histoire de la lutte pour la vie chez de petits personnages du bas-fond de la société est devenue l'exemple à suivre pour certains Chinois. Les critiques sévères de Gorki envers la situation chaotique causée par les actes de certains révolutionnaires pendant la période de la révolution d'Octobre n'ont pu voir le jour qu'à la fin des années 1990. Sa traduction en chinois sous le nom de Buheshiyi de Sixiang (Idées inappropriées) a été publiée en Chine et a suscité de vives réactions. Ce livre possède d'importantes valeurs de référence pour la connaissance de l'histoire chinoise moderne.
L'écrivain Nikolai Ostrovski (1904-1936)
Le fameux roman Et l'acier fut trempé d'Ostrovski a été traduit en chinois en deux versions par MM. Duan Luofu et Chen Feihuang en 1937 et par Mei Yi en 1942. Au cours des trois années qui ont suivi 1949, ce livre s'est vendu à 2,07 millions d'exemplaires. Des années 1980 à 1986, la Maison d'édition de la littérature du peuple et deux autres maisons d'édition ont réimprimé plus de 650 000 exemplaires. Pendant la Résistance antijaponaise, le révolutionnaire Wu Yunduo a lu ce livre. Profondément impressionné par la grandeur d'âme de Pavel Korchagin, le personnage principal du roman, Wu a réussi à écrire, bien que gravement blessé, son livre d'une grande influence intitulé Ba yi sheng xian gei dang (Entièrement dévoué au Parti communiste). Pour des générations de jeunes chinois, Pavel Korchagin est devenu le symbole du héros.

L'écrivain Ernest Hemingway (1899-1961)
Hemingway est venu en Chine en mars 1941. Il est d'abord arrivé à Hongkong, puis il s'est rendu à Shaoguan, province du Guangdong, où il a visité le poste de commandement du front de la guerre de résistance contre le Japon du Guomindang. Par la suite, il s'est rendu à Chongqing où il a rencontré Tchiang Kai-shek et Zhou Enlai. Dans les six reportages qu'il a écrits sur la guerre de Résistance contre le Japon, il exprime son soutien à la Chine. La visite d'Hemingway a été bien appréciée par le peuple chinois, mais ses nouvelles traduites en chinois étaient beaucoup plus connues. Pour qui sonne le glas chante la lutte des guerriers contre les fascistes et a fourni un grand encouragement au peuple chinois qui luttait alors contre les envahisseurs japonais. « Un homme peut être détruit, mais non vaincu », une phrase tirée de Le Vieil Homme et la mer est devenue une maxime pour les Chinois. La description du monologue intérieur dans Les Neiges du Kilimandjaro a exercé aussi une grande influence sur le développement de la littérature chinoise moderne.

Le philosophe et écrivain Jean-Paul Sartre (1905-1980)
Le philosophe existentialiste Jean-Paul Sartre est un nom bien connu des Chinois et il a exercé une influence importante sur le temps et l'espace de la réforme des idées littéraires. Vers la fin des années 1940, la littérature existentialiste suscitait de faibles échos chez les intellectuels chinois. Ses œuvres comme La chambre, Le Mur et La Putain ont été traduites en chinois. On retrouvait un peu de concepts existentialistes dans les œuvres de certains écrivains chinois comme Feng Zhi, Dai Wangshu, Zhang Ailing, Qian Zhongshu. Dans les années 1950, l'influence existentialiste a beaucoup perdu de son éclat dans le monde. Ceci étant, grâce à sa sympathie pour l'Union soviétique, Sartre était encore bien accepté par les Chinois. Cette influence s'est élargie dans les années 1980 après la révolution culturelle. À cette époque, une crise de confiance a éclaté à cause des mensonges qui ont été dévoilés, des idoles qui ont été déboulonnées de leur socle et des dures réalités sociales. Profitant de ce contexte, l'existentialisme s'est taillé une place en Chine. On a commencé à réfléchir sur les œuvres philosophiques de Sartre, difficiles à comprendre. Ses romans abstraits et absurdes comme La Nausée ou ses pièces de théâtre comme Les Mains sales ont suscité de vifs échos dans la société chinoise. On pouvait retrouver une profonde influence de l'existentialisme dans certaines créations littéraires chinoises. Les discussions sur ce sujet se sont multipliées. Les idées s'affrontaient. Quoi qu'il en soit, de nos jours,sa position de gauche, sa fermeté de caractère, ainsi que sa perspicacité de vues sur la vie et la société présentent toujours un grand intérêt.
Qin Gong
* M. Qin Gong est chercheur de l'Institut de littérature relevant de l'Académie des sciences sociales de Chine.

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Les pétards (bianpao) dans la culture chinoise

Le bruit des pétards est une caractéristique du Nouvel An chinois et de nombreuses occasions festives. En effet, depuis près de deux millénaires, il est de mise de tirer des pétards pour chasser les démons et implorer la paix et le bonheur pour la nouvelle année.
Selon les époques et les régions, les pétards ont porté différents noms. Au début, bien avant l'invention de la poudre à canon, les pétards étaient utilisés pour effrayer les bêtes sauvages, particulièrement une licorne appelée nian (ce mot signifie maintenant année), qui apparaissait régulièrement à la fin de l'hiver ou au début du printemps, causant beaucoup d'émoi parmi les habitants. Les gens brûlaient alors des bâtons de bambou sec pour produire le son de l'explosion. Les premiers pétards étaient ainsi appelés baozhu (bambou qui craque).
Après l'invention de la poudre à canon, on a utilisé cette poudre pour remplir des tubes de bambou; une fois allumée, elle produisait une grosse explosion. Les pétards ont alors été appelés baozhang (bâtonnets explosifs), un nom encore en vogue dans certaines régions. Selon l'œuvre Origine des choses, de la dynastie des Song (960-1279), le premier scientifique à avoir utilisé la poudre à canon pour les pétards a été Ma Jun, durant la période des Trois Royaumes (220-265).
Les baozhang ont conduit aux premiers pétards enroulés dans du papier, mais ces derniers ne produisaient qu'une seule explosion. Puis, il y a eu les pétards à deux explosions (ertijiao) et les pétards en chaîne (bianpao) qui ont été des innovations subséquentes, tout comme les fusées, les étoiles et les nombreux explosifs chimiques aux multiples couleurs.
Règle générale, ce sont les adultes qui allument les pétards en les tenant soit dans leurs mains, soit en les suspendant à une tige de bambou avant de les allumer. Les enfants aiment particulièrement ce moment. Parmi eux, les plus timides se bouchent les oreilles, alors que les plus braves aiment aider les adultes. L'explosion cause toujours la plus grande joie.
Dans la Beijing d'autrefois, lorsqu'une famille tirerait des pétards, les voisins sortaient pour profiter du spectacle, ce qui aidait à renforcer les liens d'amitié. Les gens disaient alors : Bao he zhulin (les pétards font vivre les voisins dans la paix et l'harmonie).

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L'origine du "Jiaobeijiu" en Chine
Lors de la cérémonie nuptiale en Chine, l'usage rituel veut que les deux jeunes mariés boivent le "Jiaobeijiu" 交杯酒 (trinquer en entrelaçant les bras). Cette ancienne coutume est transmise de génération en génération et remonte à une époque très ancienne et lointaine.
Selon les documents historiques, déjà lors de la dynastie des Qin (221 à 207 av. J.-C.), les deux mariés trinquent en buvant chacun du vin dans une louche faite d'une demie-calebasse, ce qui signifie par là qu'ils sont liés à jamais, qu'ils ne forment qu'un et qu'ils ne se sépareront plus ; qu'ils sont égaux par la condition et qu'ils ont les mêmes droits et charges ; et qu'ils s'aimeront tendrement, se respecteront réciproquement et seront très attachés l'un à l'autre jusqu'à la mort.
C'était à partir de l'époque des Tang (618 à 907) que le verre a remplacé la louche.
Le "Jiaobeijiu" est conservé depuis et dure jusqu'à aujourd'hui, mais il a connu un changement assez grand. Le fait de n'avoir plus la même forme et malgré toute son évolution, sa signification symbolique et morale demeure la même : les mariés sont liés à jamais, ne se sépareront plus et seront attachés l'un à l'autre jusqu'à la mort. Un autre sens des bras entrelacés signifie que les époux partageront les joies et les peines et resteront unis pour le meilleur et pour le pire.

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La Sériciculture
La sériciculture est l'élevage du ver à soie.
Elle consiste en l'ensemble des opérations de culture du mûrier, d'élevage du ver à soie pour l'obtention du cocon, de dévidage du cocon, et de filature de la soie
Elle prend place dans un élevage de vers à soie, appelé dans certaines régions magnanerie.
Les origines
L'origine de l'élevage du ver à soie appartient en partie à la légende. Celle-ci raconte que c'est la princesse chinoise Si-Ling-Chi qui, il y a 26 siècles, faisant tomber un cocon de papillon dans sa tasse de thé, découvre le principe du dévidage de la soie.
L'Empire de Chine va conserver durant plus de deux millénaires l'exclusivité de la fabrication de la soie. Son commerce s'étend, plus de deux siècles avant J.-C., jusqu'à la Grèce. Finalement le Japon, puis l'Inde, réussisse à découvrir le secret de la fabrication de la soie et deviennent d'importants producteurs. Les Romains nommaient Sericum la région située au-delà du Gange.
Ce n'est qu'au cours du VIe siècle après J.-C. que la technique de fabrication arrive dans le Bassin méditerranéen, l'Empire Byzantin la conservant d'abord soigneusement. Procope de Césarée (v. 500-560) décrit la façon dont l'empereur Justinien (483-565) réussit l'élevage. La conquête arabe diffuse ces techniques plus largement. La Sicile, sous l'impulsion de Roger Ier de Sicile (v. 1034-1101), devient un centre producteur. La diffusion continue tant en Espagne, autour de Grenade, Tolède ou Séville qu'en Italie auteur de Venise, Florence ou Milan. La venue des papes à Avignon au début du XIVe siècle introduit la culture de la soie dans la région.
La sériciculture en France
Louis XI (1423-1483) invite des artisans italiens et grecs à s'installer à Tours, ville qui compte 8 000 métiers à tisser en 1546) et qui devient ainsi un centre séricicole plus important que Lyon, Montpellier ou Paris.

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Le ruyi
Les visiteurs de la Cité interdite peuvent y admirer des ruyi. La partie supérieure de ces objets ressemble à des fragments de nuages et ils ont un long manche en forme de S aplati. Le ruyi est souvent fabriqué de matériaux précieux – or, jade, cristal, agate, corail – parfois, de bambou et d'os, et sa fabrication a toujours été méticuleuse. On le gravait de motifs ou l'incrustait d'argent, d'or et de pierres précieuses. Les motifs – parfois simples, parfois élaborés – présentaient invariablement des messages de bon augure : longévité, fortune et bonheur.
On dit que le ruyi a d'abord été un article d'usage courant dans les ménages chinois : un grattoir pour le dos. Règle générale, il était fabriqué de bois ou de bambou, et on l'appelait laotoule (joie du vieillard).
Comme il procurait de la joie, on a commencé à le fabriquer avec des matériaux d'une plus grande valeur et on s'en servait à la fois comme objet d'art et objet courant. Durant la dynastie des Qing (1644-1911), on gardait un ruyi sur la table de chevet de la chambre impériale et un autre à côté du trône pour que l'empereur et ses concubines s'en servent. Lors de célébrations impériales (accession au trône, mariage et naissance), les nobles commandaient des ensembles de ruyi en cadeaux. Par exemple, lors du soixantième anniversaire de naissance de Qianlong (1700), ses ministres lui ont offert soixante ruyi avec filigrane d'or. En 1894, lorsque l'impératrice douairière Cixi a eu soixante ans, on lui a offert neuf fois neuf ruyi, c'est-à-dire 81. (Ce nombre symbolise une vie sans fin). L'empereur utilisait également le ruyi pour pointer la concubine de son choix parmi les candidates qu'on lui présentait.
On trouve également une collection de ruyi au temple de Confucius, à Qufu, province du Shandong. Ces ruyi ont été donnés en cadeau à ce grand sage par différents empereurs.

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Jacques Chirac, fervent admirateur de la culture chinoise
Depuis que le général Charles de Gaulle a pris la décision de reconnaître la République Populaire de Chine et d'établir les relations diplomatiques avec elle, presque tous les Présidents de la République française ont maintenu des contacts plus ou moins serrés et amicaux avec celle-ci, alors que parmi eux le plus passionné et le plus enthousiaste est sans aucun doute l'actuel Président français Jacques Chirac.
Sécher la classe pour pouvoir visiter « l'Exposition des arts orientaux ».
Au début de cette année, les Editions Fayard a publié pour la première fois une ?uvre biographique « L'inconnu de l'Elysée», dans laquelle Chirac raconte qu'il éprouvait une vive passion pour la culture chinoise depuis son enfance et que lorsqu'il étudiait au lycée Charlemagne de Paris les études étaient dures et serrées et que les professeurs n'accordaient pas facilement le congé aux élèves et il n'était pas aisé à ces dernier d'obtenir la permission de s'absenter et de sortir de l'école. Mais pour pouvoir visiter l'Exposition des musées des arts orientaux, il n'a pu s'empêcher de sécher un cours et de quitter l'école sans permission Chirac a révélé lui-même dans ce livre que déjà au début des années 70 du siècle dernier, il s'était rendu dans une région reculée et éloignée de la Chine de l'Ouest pour y mener des recherches archéologiques.
Première personnalité étrangère de marque à visiter les statues en terre cuite de guerriers et de chevaux datant de la dynastie des Qin.
En 1978, Jacques Chirac qui était alors le maire de Paris, était venu en Chine et s'était rendu à Xi'an, chef-lieu de la Province du Shaanxi et ancienne capitale de plusieurs dynasties chinoises, et il fut la première des personnalités de marque étrangères à visiter les anciens objets déterrés du tombeau de l'empereur Shihuangdi de la dynastie des Qin (221-207 avant Jésus-Christ). Il a éprouvé un profond sentiment de stupéfaction et d'admiration quant le magnifique et grandiose spectacle de millier de statues en terre cuite de guerriers et de chevaux palpitants de vie s'étalait devant ses yeux. Il n'a pu s'empêcher de s'exclamer et de dire : « Il existe sept merveilles au monde et on peut dire que la découverte de ces statues en terre cuite est la huitième. » Par la suite, cette exclamation du maire de la capitale française a été largement diffusée et citée par les médias chinois et les personnalités du milieu, et de plus en plus de visiteurs et de touristes étrangers ont suivi les traces de Chirac en venant en Chine pour contempler de près cette « huitième merveille » du monde.
En tant que maire de Paris, Jacques Chirac encourageait les musées parisiens à collectionner et à conserver des objets archéologiques et des vestiges culturels de la Chine antique. Puis, lorsqu'il a accédé à la fonction suprême de Président de la République française, poussé par son enthousiasme et son profond amour pour la culture chinoise, il a contribué par ses efforts au développement des relations amicales entre la France et la Chine et les deux pays ont pu établir des liens étroits et serrés.
Après avoir pris sa retraite, Jacques Chirac projette d'écrire un scénario sur le poète chinois Li Bai.
Jacques Chirac ressent une passion particulière la culture des dynasties chinoises Sui (581-618) et Tang (618-907). En octobre 2000, à l'invitation de son homologue chinois Jiang Zeming il a visité Yangzhou, ville dont la famille du Président chinois était originaire. Il a profité de cette occasion pour demander à la partie chinoise de l'emmener voir le Grand Canal. Lors de l'excursion sur le canal, les Chinois qui l'accompagnaient ont été étonnés et impressionné en écoutant ce qu'il racontait sur ce grand ouvrage d'adduction des eaux du sud vers le nord du pays et n'ont pu s'empêcher d'exprimer leur admiration. Lors du bavardage, le Président français a tenu en haleine son auditoire en demandant à l'un de ses accompagnateurs : « Savez-vous combien il y eu d'empereurs de la dynastie des Sui ? » La réponse a été : « Il y en a eu deux : l'Empereur Wendi et l'Empereur Yangdi. » Chirac a rectifié immédiatement en affirmant qu'il y en a eu trois et que le troisième qui était monté sur le trône en l'an 607 à l'âge de cinq ans s'appelait Gongdi, mais qu'il avait été obligé d'abdiquer l'année suivante. Les personnes qui l'accompagnaient, tout abasourdies par ce qu'ils venaient d'entendre ont consulté par la suite des documents historiques qui confirmait entièrement la véridicité et l'exactitude du fait raconté par le Président français.
Un responsable du Ministère chinois de la Culture à révélé à des journalistes que Jacques Chirac connaît parfaitement la vie des anciens poètes chinois Li Bai (701 à 762) et Du Fu (712 à 770) de la dynastie des Tang et qu'il sait que le premier était né onze ans avant le deuxième. Chirac a dit qu'après avoir pris sa retraite il projette d'écrire un scénario cinématographique sur Li Bai et qu'il recommandera au metteur en scène de donner le rôle de la concubine impériale Yang à l'actrice chinoise Gong Li.

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Peinture et calligraphie Chinoise
Peinture et calligraphie Chinoise est à la fois un guide et un manuel de peinture et de calligraphie chinoise.
La peinture tout comme la calligraphie est dans l'esprit de l'artiste chinois bien plus qu'une représentation de la réalité. Il permet de communier intimement à l'univers en s'imprégnant de son harmonie. Le trait, qui est la base de la peinture et de la calligraphie chinoise, fait ressortir l'essence même des êtres représentés et leur donne en quelque sorte la vie.
A travers ce site vous pourrez découvrir la peinture et la calligraphie chinoise, leur histoire, les techniques.

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Introduction
Nous appelons ? peinture chinoise ? l'art pictural traditionnel exercé en Chine depuis plus de mille ans. Ses racines prennent source dans un mode de pensée original beaucoup plus ancien qui met l'accent sur l'unicité de l'homme et du cosmos et le dynamisme ininterrompu au sein même de cet univers. Plus que la représentation d'une forme, la peinture chinoise recherche à exprimer l'ame, le mouvement interne des êtres.
D'une manière générale, la peinture chinoise est composée d'un ou plusieurs poèmes, de calligraphies, d'une image peinte et du sceau de l'artiste. Différentes méthodes doivent être distinguées :
- la peinture chinoise Xieyi (lit." Ecrire l'idée" ou" Ecrire l'intention") se caractérise par un tracé ample et utilise majoritairement le principe du dégradé. .- la peinture chinoise Gongbi (lit." Le pinceau soigneux" ou" Le pinceau habile") se distingue par sa finesse et sa précision dans le détail.
- la peinture chinoise Baimiao (lit." Dessin au trait") ne dessine que les contours à l'encre noire. Elle se rattache au Gongbi.
- la peinture chinoise Mogu (lit." Sans ossature") est semblable à celle Gongbi, mais, contrairement à cette dernière, elle ne dessine pas les contours.
- la peinture chinoise Shuimo (lit." Encre et eau") est un style de Xieyi, mais uniquement réalisé avec de l'encre noire, en jouant sur les dégradés.
- et beaucoup d'autres encore…
Le but de la peinture chinoise est de réaliser dans la plus grande concision un charme artistique porteur d'un sens touchant l'infinie. En effet, dans la pensée traditionnelle chinoise, l'univers est constitué de souffles (Qi) de diverses densités et toujours en mouvement, source même du vivant. Recréer ces souffles dans une image lui donne vie et établie un lien direct entre l'univers, la peinture et l'homme. Ainsi l'acte de peindre ou de contempler une peinture permet de retrouver l'unité, souvent enfreinte, avec le cosmos. Par là même, la peinture chinoise est plus un art de vivre qu'un simple travail esthétique. ? Rime des souffles et mouvement de vie ? est, à mon go?t, une excellente expression pour saisir le sens de la peinture chinoise. Les formats utilisés en peinture chinoise sont très variés. Les plus connus sont" le grand rouleau"," le format horizontal"," l'éventail", etc. Les sujets peuvent être des personnages humains, des paysages, des fleurs et oiseaux, des mammifères, des insectes et poissons, de l'architecture, etc. Les sources d'inspiration se trouvent donc directement dans la nature, mais aussi dans les peintures des anciens ma?tress.
Les paysages, les personnages et les fleurs et oiseaux sont les trois thèmes préférés des peintres chinois. Je me suis plus particulièrement penchée sur celui des fleurs et oiseaux, ce qui implique une étude approfondie des plantes et des fleurs suivant les quatre saisons et celle de la physionomie des oiseaux, des insectes, des poissons et des mammifères.Les points essentiels de la composition des peintures chinoises sont : 1- l'organisation générale et les directions (montantes, descendantes, appuyées, etc.).
2- la densité et le rassemblement (ou la dispersion). Les anciens, pour donner une image de la densité d'une peinture, utilisaient cette expression : ? Espacée que même un cheval puisse traverser, dense que même le vent ne puisse s'infiltrer ?.
3- le vide. Dans la peinture traditionnelle chinoise, le vide tient une place très importante. Il peut représenter le ciel, la terre, l'eau, les nuages, etc. Il permet de donner une image dans la peinture mais aussi de projeter le spectateur dans un monde beaucoup plus vaste, infini même, en laissant un terrain libre pour son imagination. La contemplation prend appui sur la partie ? pleine ? de la peinture comme un tremplin pour se propulser dans l'absolu à travers la partie ? vide ?. Les poèmes chinois se fondent sur le même principe.
4- bien plus importantes encore sont les inscriptions. Elles comprennent le titre, le contenu (poème, prose, description, histoire, etc.), le nom de l'auteur et son sceau. Tout doit être calligraphié dans des styles différents suivant ce que l'artiste veut exprimer. Du choix des inscriptions et de leurs positions dépend la vie de la peinture. Ce sont elles qui achèvent l'?uvre. Sans elles, la peinture chinoise n'est qu'un corps sans vie.

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Matériel et supports
Les pinceaux
La peinture et la calligraphie chinoise utilisent une grande variété de pinceaux. Voici les trois modèles les plus utilisés :
- le pinceau à poils de chèvre : Yang Hao. Très souple, il est généralement utilisé pour peindre les grandes surfaces et les dégradés de couleurs.
- le pinceau à poils de loup : Lang Hao. Il est utilisé pour les tracés plus précis tel que les contours, les bambous, les arbres et les rochers.
- le pinceau à poils de chèvre et de loup : Jian Hao. Constitué d'une couronne externe de poils souple de chèvre et d'une pointe intérieure de poils durs de loup, il allie les composantes des deux pinceaux précédents.
Les pinceaux neufs sont raidis par une colle qui maintient la pointe afin de la protéger. Il faut alors dissoudre cette colle avec de l'eau tiède pour que les poils retrouvent leur souplesse.Avant d'utiliser le pinceau, il faut un peu le mouiller avant de l'imbiber d'encre ou de couleur. On tapote ensuite légèrement le pinceau sur l'encrier ou les soucoupes pour enlever le surplus. Il ne faut pas charger ou vider le pinceau en tournant car cela déformerait la pointe.Voici le maintient correct du pinceau en calligraphie comme en peinture chinoise : Les supports
Il s'agit en général de papier de riz Xuan Zhi. On en distingue deux sortes :
- le papier absorbant : Shengxuan. Permettant de faire des beaux dégradés, il est utilisé pour la calligraphie et les peintures chinoises Xie Yi, Shui Mo, etc.
- le papier non absorbant : Shu Xuan, appelé aussi Fan Xuan. N'absorbant pas l'encre comme le papier absorbant, il convient au tracé précis des peintures chinoises Gong Bi, Mou Gu, etc. Il s'agit en réalité du papier absorbant qui a été enduit d'une solution d'alun. On peut aussi utiliser une soie particulière appelée Juan en chinois. Mais ce support se détériore très vite.
L'encre et la pierre à encre
Traditionnellement, on utilise une encre en forme de batonnets solides. Avant de peindre ou de calligraphier, on le frotter sur une pierre avec un peu d'eau. Il pouvait obtenir différentes densités en frottant plus ou moins longtemps. La pierre à encre doit être munie d'un couvercle pour éviter que l'encre ne sèche lorsqu'on ne l'utilise pas. (Si elle sèche, ce qui arrive inévitablement même avec un couvercle, on peut rajouter un peu d'eau.) Les pierres sont de toutes les tailles et de toutes les formes. Elle constitue en elle même un objet d'art.
Mais maintenant, on utilise de très bonnes encres noires en petit bidon pour la calligraphie et des tubes de peinture à l'eau de toutes les couleurs pour la peinture.On utilise des petites soucoupes pour les couleurs (une assiette bien lisse peut faire l'affaire). On peut les mélanger et rajouter de l'eau pour obtenir la couleur et la densité voulue. Il faut les utiliser en petite quantité car s'il elles sèchent, même si on peut rajouter de l'eau, elles perdent leurs qualités.
Il faut aussi- un récipient à eau (un bol par exemple) pour laver les pinceaux.- un porte-pinceaux (généralement en céramique) pour poser les pinceaux lors du travail afin que la pointe ne touche pas la table (le même principe que nos couteaux pour qu'ils ne salissent pas la nappe.) On peut aussi utiliser un porte-pinceaux en bois munies de crochets pour suspendre et faire ainsi sécher les pinceaux.
- des presse-papiers pour maintenir la feuille de papier.

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Marouflage
Matériel nécessaire
- une surface plane et unie sans défaut (très important) et imperméable, comme une table par exemple.
- deux pinceaux plats : l'un de grande taille, l'autre de taille moyenne.
- une feuille de papier absorbant (Xuanzhi) de la même taille que la peinture à maroufler.
- une feuille de papier non absorbant (Shuxuan) un peu plus grande que la peinture à maroufler (pour les peintures Gong Bi).
Ou
- une deuxième feuille de papier absorbant (Xuanzhi) un peu plus grande que la peinture à maroufler (pour les peintures Xie Yi).
- de la colle Perfax ou de la colle à faire soi-même (ce que nous vous conseillons) d'après la méthode suivante : Pour la colleIngrédients :
- de la farine blanche : 250 g.
- de l'alun (cela s'achète en pharmacie pour pas cher) : 5 g.
- de l'eau propre : 700 ml.
Préparation de la colle : Mettre dans un récipient 250 g. de farine et 5 g. d'alun. Ajouter lentement de l'eau tiède en remuant le mélange jusqu'à obtenir une pate visqueuse. Ensuite verser lentement de l'eau bouillante tout en remuant jusqu'à obtenir une pate translucide et élastique. Votre colle est alors prête !Les techniques de marouflage
Les étapes du marouflages par l'image, cliquez ici !
Pour les peintures Gong Bi :1.Placer la feuille de papier absorbant (Xuanzhi) sur la surface plane.
2.Appliquer verticalement et horizontalement la colle avec le pinceau plat de taille moyenne.3.Déposer votre peinture le c?té peint vers le haut.
4.Déposer la feuille de papier non absorbant (Shuxuan) sur la face peinte de votre peinture.
5.Avec le grand pinceau aplanissez la feuille de papier de manière à ce qu'il n'y ait pas de bulle.
6.Retournez ensuite l'ensemble et continuez à aplanir avec le grand pinceau.
7.Attendre que l'ensemble sèche puis retirer la feuille de papier non absorbant (Shuxuan).
8.Votre peinture est alors prête à être encadrée ou montée sur des rouleaux.
Pour les peintures Xie Yi1.Déposer la peinture sur la surface plane la face peinte en dessous.
2.Avec le pinceau plat de taille moyenne, appliquer la colle en soulevant la peinture et en la redéposant doucement au fur et à mesure du passage du pinceau.
3.Déposer la première feuille de papier absorbant (Xuanzhi) exactement de la même manière.
4.Retournez ensuite la peinture.
5.Déposer la deuxième feuille papier absorbant (Xuanzhi) sur la face peinte de votre peinture et aplanissez avec le grand pinceau.
6.Attendre que l'ensemble sèche puis retirer la feuille de papier absorbant (Xuanzhi).
7.Votre peinture est alors prête à être encadrée ou montée sur des rouleaux.

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Technique Gong Bi
Introduction
Gong Bi a un grand nombre de significations. Dans le mot Gong Bi, Gong prend le sens de ? raffiné ?, ? minutieux ?, ? délicat ?. Bi désigne généralement les outils pour écrire, mais il a aussi le sens d' ? écrire ?. Par là nous devinons déjà le style de peinture correspondant à ce terme. La technique Gong Bi recherche donc la finesse, la précision des détails. Elle demande une bonne technique mais surtout beaucoup de patience.Matériel et supports
Le Gong Bi se pratique sur du papier non absorbant ou sur de la soie.
Pour les contours on utilise un pinceau Lang Hao. On doit distinguer principalement quatre types de pinceaux Lang Hao :le Hong Mao (poils rouge) pour les lignes épaisses.
le Yi Wen (plis des vêtements) pour les lignes longues (les contours des vêtements par exemple.)
le Ye Jing (veines des feuilles) pour le contour des fleurs et des feuilles.le Xie Zhua (pince de crabe) pour les lignes les plus fines (les ailes de libellule par exemple.)
Mais je conseille vivement d'utiliser un petit pinceau Xiao Bai Gui. ma?tres Wang Shuhui, célèbre pour la finesse de ses lignes, utilisait seulement un pinceau Xiao Bai Gui pour tracer tous les types de contours.
Deux pinceaux Yang Hao sont ensuite nécessaires : l'un pour appliquer les couleurs à l'intérieur des contours, l'autre, imbibé d'eau, pour nuancer et dégrader les couleurs.
Suivant la surface à colorier, on utilise trois tailles de pinceau dont voici les noms : Da Bai Yun (Grand nuage blanc) de grande taille.
Zhong Bai Yun (lit. : Moyen nuage blanc) de taille moyenne.
Xiao Bai Yun (Petit nuage blanc) de petite taille. C'est trois pinceaux appartiennent tous aux genres Yang Hao, mais ils sont particuliers à l'application des couleurs en Gong Bi.
Les différentes étapes
1- Le tracé du croquis. Deux méthodes sont possibles :
La première consiste à tracé le croquis directement sur la feuille que vous voulez peindre avec un crayon 2B. Mais comme les feuilles de riz sont très fine et donc fragile, vous ne pouvez pas vraiment gommer et retracé sans ab?mer le support. Il faut donc réussir du premier coup. Quelques petites corrections en gommant légèrement sont toutefois possibles.
La deuxième méthode, consiste à tracer d'abord le croquis sur une feuille de dessin usuelle (occidentale ou chinoise, peu importe). On place ensuite cette feuille sur le papier que l'on veut peindre, le croquis vers le haut. Avec le crayon, on repasse ensuite sur les contours afin de laisser une empreinte sur la feuille du dessous. Celle-ci possède alors les contours légèrement imprimés. On peut alors commencer à la peindre. Si les contours imprimés ne sont pas suffisamment visibles, vous pouvez les retracer légèrement au crayon 2B. Cette méthode est plus longue, mais elle permet de ne pas ab?mer le papier de riz et aussi de réutiliser le brouillon pour refaire une peinture semblable.2- Le tracé des contours à l'encre noire avec les pinceaux cités ci-dessus. Il faut faire attention à ne pas faire des traits d'une même épaisseur. Les pleins et déliés sont d'une très grande importance et il arrive de trouver des peintres qui n'y accordent pas beaucoup d'attention. Enfin, suivant la tonalité de couleur que vous prévoyez d'utiliser pour chaque partie, vous devez faire attention à la densité de l'encre pour les contours.3- L'application des couleurs. Elle se fait en plusieurs étapes. Avant d'entreprendre chaque étape, il faut veiller à ce que les couleurs appliquées précédemment soient bien sèches. On applique d'abord la couleur avec un pinceau puis, avec l'autre imbibé d'eau on nuance et dégrade les couleurs.

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Technique Bai Miao
Introduction
La technique Bai Miao s'apparente à celle du Gong Bi. Les artistes chinois disent que l'art du Bai Miao, c'est l'art du trait. Bai Miao signifie ? la reproduction blanche ? indiquant par là l'absence de couleur dans cette forme de représentation artistique du réel. Comme on peut s'en douter, l'étude du tracé est très développée en peinture Bai Miao.Matériel et supports
La peinture Bai Miao se pratique sur du papier non absorbant (Shu xuan).
Comme pour les contours en peinture Gong Bi, on utilise des pinceaux Lang Hao. On doit distinguer principalement quatre types de pinceaux Lang Hao :le Hong Mao (poils rouge) pour les lignes épaisses.
le Yi Wen (plis des vêtements) pour les lignes longues (les contours des vêtements par exemple.)
le Ye Jing (veines des feuilles) pour le contour des fleurs et des feuilles.le Xie Zhua (pince de crabe) pour les lignes les plus fines (les ailes de libellule par exemple.)
Mais je conseille vivement d'utiliser un petit pinceau Xiao Bai Gui . ma?tres Wang Shuhui, célèbre pour la finesse de ses lignes, utilisait seulement un pinceau Xiao Bai Gui pour tracer tous les types de contours.
Les différentes étapes
Les étapes sont les même que pour la technique Gong Bi mais sans celle de l'application des couleurs :
1- Le tracé du croquis. Deux méthodes sont possibles :
La première consiste à tracé le croquis directement sur la feuille que vous voulez peindre avec un crayon 2B. Mais comme les feuilles de riz sont très fine et donc fragile, vous ne pouvez pas vraiment gommer et retracé sans ab?mer le support. Il faut donc réussir du premier coup. Quelques petites corrections en gommant légèrement sont toutefois possibles.
La deuxième méthode, consiste à tracer d'abord le croquis sur une feuille de dessin usuelle (occidentale ou chinoise, peu importe). On place ensuite cette feuille sur le papier que l'on veut peindre, le croquis vers le haut. Avec le crayon, on repasse ensuite sur les contours afin de laisser une empreinte sur la feuille du dessous. Celle-ci possède alors les contours légèrement imprimés. On peut alors commencer à la peindre. Si les contours imprimés ne sont pas suffisamment visibles, vous pouvez les retracer légèrement au crayon 2B. Cette méthode est plus longue, mais elle permet de ne pas ab?mer le papier de riz et aussi de réutiliser le brouillon pour refaire une peinture semblable.2- Le tracé des contours à l'encre noire avec les pinceaux cités ci-dessus. Il faut faire attention à ne pas faire des traits d'une même épaisseur. Les pleins et déliés sont d'une très grande importance et il arrive de trouver des peintres qui n'y accordent pas beaucoup d'attention.
Modèles de peinture chinoise Bai Miao

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Technique Mo Gu
Introduction
La technique de peinture Mo Gu s'apparente à celle Gong Bi mais, contrairement à cette dernière, elle ne trace pas les contours. C'est ce qu'évoque son nom : Mo ? sans ? et Gu ? les os ?.Matériel et supports
Comme pour la technique Gong Bi, Mo Gu se pratique sur du papier non absorbant (Shu Xuan). Les pinceaux sont les mêmes que pour Gong Bi, mais sans ceux qui servent à tracer les contours. On utilise donc deux pinceaux Yang Hao spéciaux appelés Bai Yun : l'un pour appliquer les couleurs et l'autre, imbibé d'eau, pour les nuancer et les dégrader.Les différentes étapes
1- Le tracé du croquis. Deux méthodes sont possibles :
La première consiste à tracer le croquis sur une feuille avec un crayon 2B. Placez ensuite cette feuille sous celle que vous voulez peindre. Vous pourrez voir le croquis par transparence.
La deuxième méthode, consiste à tracer d'abord le croquis sur une feuille de dessin usuelle (occidentale ou chinoise, peu importe). On place ensuite cette feuille sur le papier que l'on veut peindre, le croquis vers le haut. Avec le crayon, on repasse ensuite sur les contours afin de laisser une empreinte sur la feuille du dessous. Celle-ci possède alors les contours légèrement imprimés. On peut alors commencer à la peindre. Si les contours imprimés ne sont pas suffisamment visibles, vous pouvez les retracer légèrement au crayon 2B. Cette méthode est plus longue, mais elle permet de ne pas ab?mer le papier de riz et aussi de réutiliser le brouillon pour refaire une peinture semblable.2- L'application des couleurs. Elle se fait en plusieurs étapes. Avant d'entreprendre chaque étape, il faut veiller à ce que les couleurs appliquées précédemment soient bien sèches. On applique d'abord la couleur avec un pinceau puis, avec l'autre imbibé d'eau on nuance et dégrade les couleurs. Pour deux couleurs, on fait d'abord un dégradé d'une couleur d'un coté comme décrit ci-dessus. Lorsque la peinture est sèche, on fait un dégradé de l'autre couleur en partant de l'autre c?té et en allant dans la direction inverse.
Les techniques sont très diversifiées et varie suivant les sujets. Nous les décrirons en détails dans de futures pages consacrées à des thèmes précis.

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Technique Xie Yi
Introduction
Xie signifie ? écrire ? et Yi le ? sens ?. Un grand ma?tres de la peinture chinoise, Zhang Daqian, disait que Xie Yi indiquait le fait de dessiner l'essence des êtres. La peinture Xie Yi utilise de nombreuses techniques de calligraphie qui privilégient la spontanéité du trait. Les peintures Xie Yi sont donc très vite réalisées mais elle demande un long entra?nement.Matériel et support
La peinture Xie Yi se pratique sur du papier absorbant Xuan Zhi. Les pinceaux utilisés en Xie Yi varie suivant chaque partie du sujet peint. On peut toutefois faire la distinction suivante : - Le grand pinceau Lang Hao dont la rigidité des poils permet de peindre les branches et les rochers.
- Le pinceau Jian Hao qui, alliant force et souplesse, est utile dans la représentation des bambous et des orchidées. - Le grand pinceau Yang Hao dont la souplesse permet de réaliser des mouvements amples et de beaux dégradés.La technique
En général, on trace un brouillon au crayon sur une feuille à part. Ensuite, on réalise la peinture, ce qui prend quelques minutes tout au plus. Le pinceau doit toujours être mouillé. On peut utiliser de l'encre ou de la couleur, imbibée sur le pinceau selon un principe de dégradé : le plus foncé à la pointe et de plus en plus clair vers la base des poils. Le tracé ce fait en un seul geste. L'obtention des nuances dépend de la pression et de l'inclinaison du pinceau.

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La Calligraphie Chinoise
La calligraphie n'est pas un art typiquement chinois. Les calligraphies arabe, tibétaine, européenne nous ont aussi offert des ?uvres splendides. Ce qui fait la particularité de la calligraphie chinoise, ce sont les sinogrammes et la pensée originale de la culture chinoise qui s'y rattache.
Voici les différents styles calligraphiques qui se sont développés au cours de l'histoire de la Chine:
Les styles calligraphiques chinoisL'origine des caractères chinois remonte à plus de trois mille ans, à la dynastie des Shang (ou Yin ). Nous connaissons l'écriture de cette époque par des inscriptions divinatoires gravées sur des os et des carapaces de tortue : il s'agit du Jia Gu Wen . Plus de cinq mille signes ont été répertorié mais le sens de beaucoup d'entre eux reste encore incertain ou totalement inconnu. Ils sont pourtant les ancêtres directs des caractères chinois actuels. Découverts le siècle dernier, ils ne sont pas un style de calligraphie traditionnelle, mais certains peintres se plaisent aussi à les utiliser.
Jia Gu WenJia Gu Wen Par contre, l'écriture que l'on retrouve sur les bronzes (jinwen) de la dynastie suivante, les Zhou , n'a jamais disparu. Son style de calligraphie est appelé ? écriture sigillaire ? (zhuanshu ). On distingue le grand sigillaire (dazhuan) et le petit sigillaire (xiaozhuan). Le grand sigillaire regroupe différentes écritures (dont certains caractères Jia Gu Wen qui avaient été préservés) utilisés avant la création de l'empire par le Premier Empereur en 221 avant notre ère. á partir de cette date, la politique d'unfication s'étant aussi à l'écriture. Un seul style est préservé qui sera appelé le petit sigillaire. jinwen
chujian
Petit sigillaireAprès la création de l'empire un nouveau style de calligraphie appara?t : l'écriture officielle ou ? des scribes ? (lishu). Plus simple que les caractères sigillaires, elle s'écrit plus vite et est donc très appréciée pour l'administration. Les signes sont très proches des sinogrammes actuels et tous les chinois sont capables de les lire ce qui n'est pas toujours le cas pour le sigillaire et encore moins pour le Jia Gu Wen.
L'écriture officielle
Sous les Han, au troisième siècle de notre ère appara?t un nouveau style, plus élégant appelé ? régulier ? (kaishu). Obéissant à des règles très strictes il se caractérise par un tracé plus doux et une grande stabilité. C'est le style ? normal ?, celui que les jeunes chinois apprennent à écrire.Le style régulier
Toujours sous les Han, une légère déformation du style régulier donne naissance à un nouveau style de calligraphie : le style ? courant ? ou ? usuel ? (xingshu). Comme son nom l'indique, c'est une version cursive du style régulier qui permet d'écrire plus vite tout en restant facilement lisible. C'est un style calligraphique à part entière.
Le style courant
Le style de ? l'herbe ? (caoshu ) est très ramifié. Il se distingue par une écriture lié, très libre (elle dépasse souvent le carré imaginaire) et difficilement lisible. Les variantes sont très nombreuses.Le style de l'herbe
Ces six styles sont les références en matière de calligraphie chinoise. Mais de très nombreux artistes nous ont transmis leur style propre reflétant leur personnalité. Les ?uvres des ma?tress anciens permet donc d'étudier une gammes infinies de variantes.

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Les quatre trésors du cabinet de travailEn calligraphie chinoise, les ? quatre trésors du cabinet de travail ? sont :
les pinceaux le papier l'encre la pierre à encre
I- Les pinceaux
La calligraphie chinoise utilise une immense variété de pinceaux. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le choix ne dépend pas d'une style de calligraphie que l'on veut pratiquer mais des dispositions du calligraphe : go?ts, force, souplesse ou rigidité du poignet et du bras, etc.
Voici les trois modèles les plus utilisés, déjà présentés dans la page"Matériel et supports" de la rubrique ? Peinture chinoise ?:
- le pinceau à poils de chèvre : Yang Hao.- le pinceau à poils de loup : Lang Hao.- le pinceau à poils de chèvre et de loup : Jian Hao. Constitué d'une couronne externe de poils souple de chèvre et d'une pointe intérieure de poils durs de loup, il allie les composantes des deux pinceaux précédents.
Note : Les pinceaux neufs sont raidis par une colle qui maintient la pointe afin de la protéger. Il faut alors dissoudre cette colle avec de l'eau tiède pour que les poils retrouvent leur souplesse.Avant d'utiliser le pinceau, il faut un peu le mouiller avant de l'imbiber d'encre. On tapote ensuite légèrement le pinceau sur l'encrier pour enlever le surplus. Il ne faut pas charger ou vider le pinceau en tournant car cela déformerait la pointe.
II- Le papierPour s'entra?ner à la calligraphie chinoise on utilise un papier assez grossier appelé Maobianzhi. Il est fabriqué avec des herbes. Il est d'une couleur jaunatre. Ce papier bon marché permet de s'exercer à faible co?t.
Pour une belle calligraphie on utilise les mêmes papiers que pour la peinture chinoise :Il s'agit du papier de riz appelé Xuan Zhi. On en distingue deux sortes :
- le papier absorbant (Shengxuan) est le plus utilisé.
- le papier non absorbant : Shu Xuan, appelé aussi Fan Xuan est beaucoup moins employé.
III- L'encre
Traditionnellement, l'encre de chine se présente sous forme de batonnets moulés. La légende accorde son invention à Xing Yi 800 ans avant notre ère. Elle est composée de noir de fumée et d'un mélange de colle et de substances végétales. Le noir de fumée obtenu par la combustion de différente matière (bois de sapin ou plusieurs sortes d'huile) permet de fabriquer des encres de qualités variées.
Cette encre de chine en batonnet est frottée sur une pierre à encre avec un peu d'eau. Plus on frotte, plus l'encre devient épaisse. On peu ensuite rajouter de l'eau pour obtenir les différentes nuances de densité que l'on retrouve en calligraphieà présent, on utilise de l'encre liquide contenue dans des petits bidons. Elle est suffisamment dense pour être diluée et obtenir ainsi les différentes nuances. Il ne faut pas mépriser cette forme d'encre pour son aspect non traditionnelle. Elle est de très bonne qualité et son aspect pratique lui vaut la préférence auprès de la majorité des calligraphes.
IV- La pierre à encre
Légèrement rugueuse, c'est sur elle que l'on délaie le batonnet d'encre avec de l'eau.Les plus répandues sont taillés dans la pierre mais les fouilles archéologiques ont permis de découvrir des encriers très anciens en jade, en laque, en métaux (bronze, argent ou fer) ou en porcelaine.En elle-même, la pierre à encre du calligraphe est un objet d'art très précieux. Mais il n'est pas nécessaire de payer une fortune pour en acquérir une de bonne qualité. Il est toutefois préférable qu'elle soit munie d'un couvercle pour éviter que l'encre ne sèche.Après chaque usage, la pierre à encre doit être lavé proprement avec de l'eau courante seulement. Il faut aussi laisser un peu d'eau dans le réservoir afin de préserver l'humidité de la pierre.

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L'écriture chinoise
L'unité de l'écriture chinoise est le caractère. Ce dernier est aussi appelé sinogramme, mais il n'est pas très correct de dire"signe". On dénombre actuellement, dans les dictionnaires chinois, 214 caractères élémentaires appelés"clé". En combinant ces clés, on peut former une multitude de sinogrammes. Le premier dictionnaire chinois, le Shuowen jiezi de Lu Shen, écrit aux enviros de +100 contenait 9353 caractères répartis sous 540 clés. On en dénombre maintenant plus de 60 000. Mais ceci compte les variantes d'un même sinogramme. Le nombre total des caractères différents doit avoisiner les 20 000. Pour lire couramment le chinois actuel, il faut en ma?triser entre 2000 et 3000. Pour lire du chinois classique, il en faut 10 000. Le chinois classique était la langue écrite utilisée depuis l'antiquité. L'usage d'écrire la langue parlée ne s'est vraiment diffusé que le siècle dernier avec la chute de l'empire. Plus qu'une image, le caractère chinois est une suite de traits. L'ordre d'écriture des traits est très important, de même que le sens de chaque trait. Il est indispensable de respecter cet ordre. De même que si un chinois apprenait à tracer nos lettres à l'envers son écriture deviendrait bient?t illisible, celui qui écrit le chinois ne peut pas négliger cette règle. Sinon ce qu'il écrit n'est pas du chinois. Cela est d'autant plus important en calligraphie dans les styles de plus en plus cursifs telle que le style Courant et le style de l'Herbe.Voici les sept règles essentielles de l'ordre des traits dans un sinogramme :- Tracer d'abord horizontalement puis verticalement.
- Tracer le trait descendant vers la gauche puis celui descendant vers la droite.
- Ecrire de haut en bas.
- Ecrire de la gauche vers la droite.
- Tracer les traits extérieurs avant les traits intérieurs.
- Fermer après avoir rempli le cadre.
- Lorsqu'un caractère est symétrique, tracer le trait du milieu en premier.
Le caractère chinois est écrit dans un carré imaginaire. Sa beauté dépend en en grande partie de l'équilibre du caractère à l'intérieur de ce carré. Pour s'entra?ner à la calligraphie, les chinois utilisent différent modèle de quadrillage dans lequel il trace les caractères. : voir les différents modèles de quadrillage.
Le sinogramme peut donc être composé d'une ou de plusieurs clé. Beaucoup de caractères sont composés de deux clés : l'une est porteuse de sens, l'autre d'un phonème. Par exemple le caractère"maman" :est composé à gauche du caractère femme :et à droite de cheval :
Le caractère femme porte évidemment le sens. Le caractère cheval, prononcé ? ma ? porte le phonème."Maman" se prononce aussi ? ma ?, seul l'intonation change.
Une chose encore très importante pour l'apprenti calligraphe : dans les années cinquante, les chinois de Chine continentale ont entrepris une simplification des caractères alors que les chinois de Hong Kong, Macao, Taiwan et ceux de la diaspora ont gardé les caractères classiques. On parle donc maintenant de caractère simplifié et de caractères non simplifié (ou caractères classiques). En calligraphie, on utilise plut?t les caractères classiques qui sont beaucoup plus esthétiques.

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Le maintien du pinceau
En calligraphie chinoise, le maintien du pinceau est très important. On ne peut pas se permettre de le tenir n'importe comment.
Comme un long discours ne vaut pas un bon schéma, voici le maintien habituel du pinceau en calligraphie chinoise : Pour écrire des caractères très petits, le poignet est posé sur la table. Pour des caractères de taille courante, dans un carré imaginaire de 5 à 10 cm de c?té, il faut placer l'autre main sous le poignet. Pour des caractères plus gros, c'est l'avant bras qui repose sur le bords de la table. Pour faire des gros caractère en style de l'Herbe, il faut se tenir debout et maintenir le pinceau par sa base comme sur le schéma ci-dessous.
Pour les plus gros caractères (appelé Bangshu), on utilise un gros pinceau maintenu de la manière suivante : Pour calligraphier à la verticale, sur un mur par exemple, le pinceau est maintenu de cette manière :
Mise à part le dernier cas, le pinceau doit toujours rester vertical.

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Les différents modèles de quadrillage en calligraphie chinoise
Voici les différents modèles de quadrillage les plus utilisés en calligraphie chinoise :Le modèle des neufs palais, composé de neufs cases.
Le modèle du palais Hui, composé d'un rectangle dans un carré évoquant la forme du caractère"Hui". L'arête verticale du rectangle intérieur est égale à 0,76 fois celle du carré extérieur. L'arête horizontale est égale à 0,47 fois celle du carré. C'est un très bon modèle qui permet une vision globale du caractère. On a remarqué que les étudiants qui utilisaient ce modèle faisaient des caractères très bien équilibrés.
Le modèle du caractère riz qui, comme sont nom l'indique représente le caractère chinois du riz. C'était le plus couramment employé.
Le modèle du caractère champ qui, comme vous vous en doutez, représente le caractère chinois pour la rizière. Il convient très bien pour écrire des caractères avec un stylo, un crayon, etc.
Le choix d'un modèle de quadrillage pour l'apprentissage de la calligraphie chinoise doit être guidé par les go?ts de chacun.

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Le tracé en calligraphie chinoise
En calligraphie chinoise, l'utilisation du pinceau comprend le maintien du pinceau dont nous avons parlé deux pages plus haut et le mouvement de ce pinceau pour tracer le trait qui est la plus petite unité du caractère chinois. Le mouvement du pinceau, ou tracé, ce divise en trois parties : l'amorce, le corps et la terminaison. Il est indispensable de les conna?tre pour pratiquer la calligraphie chinoise. L'amorce
Le tracé en calligraphie chinoise distingue deux amorces : la pointe cachée et la pointe visible. La pointe cachée, à gauche sur l'image ci-dessous consiste à partir dans la direction opposée et en biais du sens du trait. Comme son nom l'indique, cela permet de cacher la trace de la pointe du pinceau. La pointe visible, à droite sur l'image, part en biais mais dans la direction du trait. Elle met ainsi en évidence la pointe du pinceau.Le corps
Pour donner au corps des pleins et des déliés, la pression du pinceau sur le papier doit être plus ou moins lourde. En chinois on utilise l'image du ressort pour parler de l'effet énergique qui doit se dégager dans ce tracé.
La terminaison
La calligraphie chinoise distingue cinq terminaisons essentielles. La terminaison appuyée, à gauche sur l'image ci-dessous, consiste à appuyer le pinceau sur la fin du tracé. La terminaison relevée, au milieu sur l'image, consiste à relever doucement le pinceau sur la fin du trait. La pointe de retour, à droite, met en évidence la pointe du pinceau en revenant sur ses pas à la fin du tracé. La pointe sortante, à gauche sur l'image ci-dessous, consiste à relever énergiquement le pinceau à la fin du tracé. La pointe bloquée, à droite, exige de bloquer brusquement le mouvement à la terminaison du tracé. Inutile d'insister sur l'importance de ces notions essentielles pour celui qui veut apprendre la calligraphie chinoise.

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Les huit traitsLa plus petite unité du caractère chinois est le trait. Le nombre de traits fondamentaux peut être réduit à huit. Avec ces huit traits et leurs variantes, on peut composer 214 caractères basiques appelés ? clé ?. Tous les sinogrammes (
= caractères chinois) sont des clés ou des composés de plusieurs clés. Voici les huit traits fondamentaux introduits par le caractère ? éternité ? :
1- le point (dian)
2- le trait horizontal (heng)
3- le trait vertical (shu)
4- le crochet (gou)
5- le trait relevé (? ti ? ou ? tiao ?)
6- le trait jeté descendant de droite à gauche (pie)
Note : 5 et 6 forment le trait brisé (zhe)
7- le trait jeté descendant de droite à gauche (pie)
8- le trait appuyé descendant de gauche à droite (na).
Pour bien ma?triser l'écriture des caractères, l'étudiant chinois doit conna?tre l'ordre et le sens d'écritures des traits composant chaque sinogramme. En calligraphie chinoise, ces principes sont bien s?r respectés et sont en général connus car un étudiant en calligraphie doit déjà avoir les connaissances de bases sur la langue chinoise.
Pour tracer ces traits fondamentaux avec un pinceau, d'autres règles viennent s'ajouter à celles citées ci-dessus.Le point
1- On commence en sens inverse de la direction du point pour redescendre par la droite.
2- On termine en sens inverse tout en soulevant progressivement le pinceau.
Voir les différents points en style Régulier Liu
Le trait horizontal
1- On commence en sens inverse par le haut pour prendre la direction du trait par un petit crochet.
2- Trait régulier à l'horizontale.
3- On termine en sens inverse en montant d'abord un peu puis en continuant par le bas tout en soulevant progressivement le pinceau.
Le trait vertical
1- On commence en sens inverse par le haut pour prendre la direction du trait par un petit crochet.
2- Trait régulier vers le bas.
3- Relever progressivement le pinceau pour terminer le trait.
Le crochet
1- On commence comme pour le trait vertical (croquis) ou comme n'importe quel autre trait (car le crochet n'existe qu'intégré dans un autre trait).
2- Terminer en appuyant selon un angle d'environ 45° vers le c?té gauche et relever le pinceau complètement sur la gauche.
Le trait relevé1- On commence en sens inverse pour prendre la direction du trait par un petit crochet par le bas vers la droite.
2- Relever progressivement le pinceau pour terminer le trait.
Le trait jeté descendant de droite à gauche1- On commence en sens inverse pour prendre la direction du trait par un petit crochet par le bas vers la droite.
2- Relever progressivement le pinceau pour terminer le trait.
Le trait brisé1- On commence en sens inverse par le haut pour prendre la direction du trait par un petit crochet.
2- Appuyer le pinceau vers le bas à droite.
3- Terminer doucement par une petite boucle amorcée sur la droite tout en relevant progressivement le pinceau.
Le trait appuyé descendant de gauche à droite
1- On commence en sens inverse pour prendre la direction du trait par un petit crochet par le bas vers la droite
2- Trait régulier.
3- Appuyer le pinceau puis le relever progressivement pour terminer le trait.

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Apprendre la calligraphie chinoise
L'étudiant en calligraphie chinoise doit commencer par apprendre en tout premier lieu le style Régulier. Les chinois disent que l'étude de la calligraphie est comparable à l'apprentissage de la marche. Apprendre le style Régulier consiste à apprendre à se tenir debout. Apprendre le style Courant est comparable à l'apprentissage de la marche. Et pratiquer le style de l'Herbe est semblable à la course.
Avant d'entreprendre l'apprentissage de la calligraphie, l'étudiant doit impérativement ma?triser les connaissances préalables qui sont :
- le matériel, aussi appelé"Les quatre trésors"
- les notions de base sur l'écriture chinoise pour ceux qui ne connaissent pas le chinois
- le maintien du pinceau en calligraphie chinoise
- les modèles de quadrillage pour l'imitation des caractères
- les trois points essentiels du tracé en calligraphie chinoise
- les huit traits fondamentaux
Lorsque ces connaissances préalable sont ma?trisées, l'apprentissage va se dérouler en trois étapes : I- Apprendre les traits fondamentaux :
C'est la première étape. Il faut savoir reconna?tre chaque trait d'un caractère chinois. Il faut en même temps s'entra?ner à les écrire. Cela développera en plus votre attention et vous sera d'une grande aide pour reconna?tre décomposer un sinogramme.
II- Apprendre à tracer des caractères chinois
Pour apprendre la calligraphie chinoise, il faut faire une grande place à l'imitation. Pour imiter les caractères des anciens calligraphes célèbres, deux méthodes sont généralement utilisées. La première consiste à recopier les caractères posés devant soit dans des quadrillages. On regarde attentivement la place des traits ou la position générale du caractère par rapport au quadrillage et l'on trace ces caractères dans des quadrillages identiques. Cette première méthode est appelée"Duilin".
La deuxième méthode consiste à étudier longuement le caractère puis à le calligraphier de mémoire sans l'avoir sous les yeux. Les quadrillages sont d'un grand secours dans l'étude des caractères.
II- Apprendre à tracer des phrases
Enfin, vous pourrez commencer à écrire des phrases : proverbes, poèmes, ...
Traditionnellement le chinoise s'écrit de haut en bas et de droite à gauche. Il peut aussi s'écrire horizontalement de gauche à droite.
Style Régulier Présentation Exercices étapes I Exercices étapes II Exercice étapes III

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Apprendre la calligraphie chinoise
Le style Régulier Kaishu
Le style régulier est, comme son nom l'indique, le style calligraphie chinois standard. C'est celui qui sert de norme à l'écriture dactylographiée. C'est selon son modèle que les chinois apprennent à écrire. C'est aussi un style calligraphique à part entière. Le style Régulier est divisé en trois grands styles : le style Liu (au centre de l'image ci-dessous) le style Yan (à gauche) et le style Ou (à droite). Ces styles tirent leur nom de leur auteur.
Il faut que l'élève en calligraphie chinoise apprenne à tracer les huit traits fondamentaux et leurs variantes.
Exercices sur les traits fondamentaux en style Liu
1- le point (dian)
2- le trait horizontal (heng)
3- le trait vertical (shu)4- le crochet (gou)
5- le trait relevé ("ti" ou "tiao")
6- le trait jeté descendant de droite à gauche (pie)
7- le trait brisé (zhe)
8- le trait appuyé descendant de gauche à droite (na)

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L'histoire de la peinture et de la calligraphie chinoises est trop riche (heureusement !) pour être traitée en une seule page. Nous l'avons donc divisisée en une douzaine de périodes. Vous pouvez entrer dans la page concernant l'une d'elles en cliquant sur son nom ci-dessous. Ensuite vous pourrez aller sur la période suivante ou précédente en cliquant respectivement sur "précédent" ou "suivant" à la fin de chaque page. Pour revenir à ce menu, ciquer sur "histoire" dans le menu de gauche. Bon voyage dans le temps !
Note : Ces pages ont déjà un certain contenu, mais nous allons l'augmenter prochainement, surtout en ce qui concerne la calligraphie chinoise.
Du néolithique au Qin (-206) Sui-Tang (581-907) Yuan (1271-1368)
Han (-206 à 220) Cinq Dynasties (907-960) Ming (1368-1644)
Wei-Jin (220-420) Bei Song (960-1127) Qing (1644-1911)
Nan-Bei (420-581) Nan Song (1127-1271) Epoque moderne

=
Néolithique -5150 -2190 av. J.-C.
Culture de Yang Shao : Poterie peinte, motifs géométriques.
Vers -2500 -2000 av. J.-C. :
Culture du Long Shan : Poterie noire, fine et dure (dite ? en coquille d'?uf ?), décors en relief, pas de pigments.
-2207 (date traditionnelle), début de la dynastie mythique des Xia-2200 à –1600 av. J.-C. :
Culture du Erlitou : Vases en bronze aux parois minces.
1765 (date traditionnelle), début des ShangArt rituel.
Laque rouge.
Le bronze atteint une haute perfection. Unité des formes et des décors. Les motifs, en superposition, sont de plus en plus nombreux, d'abord abstraits puis de plus en plus zoomorphes. Sculpture en marbre blanc et en jade.
Divination sur os de boeuf. 32.2 sur 19.8 cm
Ville d'Anyang, Province du Henan.
Représentation d'un tigreVers-1025 fin des Shang, début des Xi ZhouCapitale prés de Xi'AnAu début, les techniques et les décors se dégradent (on utilise les artisans des vaincus). Longues inscriptions sur les vases en bronze. Motifs géométriques.
Ecriture sur bambous. Syle Chujian.
Conservé au Musée de Shanghai.-770, Début des Dong ZhouInvasion barbare au Shaanxi. Les Zhou
Changent de capitale et se fixent à Luoyang-722, Début de la période Chunqiu-667, Début des Hégémons:
Plusieurs principautés luttent pour l'hégémonie.
Entités culturelles distinctes.
-453, début de la période des Royaumes CombattantsRationalisation de la pensée.
Réminiscences de l'époque Shang. Art dominé par de vifs contrastes de couleurs. Sens du rythme. Motifs à entrelacs. Pièces et motifs profanes. Tombes royales décorées de somptueuses peintures murales.
Homme ailé
Scène de chasse incrustée dans un vase de bronze
Peintres et calligraphes célèbres de la période des Royaumes Combattant :Jing Jun
-221 dynastie des QIN-221 Le Prince Zheng de Qin après avoir unifié toute la Chine, se proclame Ier Empereur Qin Shi Huang DiL'art au service de l'Etat, monumental, martial (armées en terre cuite).
-210 Mort du Ier Empereur
-209 Début des soulèvements et de la guerre civile.
Cheval coloré sur un vase de laque
Hauteur du vase : 22.8 cm, diamètre max. 24.2 cm
Conservé au musée de la Province du Hubei (R.P.C.)
Peintres et calligraphes célèbres de la période des QIN:

=
-206 Début des XI HANL'art, surtout funéraire, se distingue par son réalisme. R?le prééminent des figurines anthropomorphes dans la plastique funéraire.
Combat avec les fauves à Shang Lin Yuan
Peint sur une brique verticale de 73.8 cm de hauteur
Découverte dans la tombe Balitai des Han sur le site de Luoyang au Henan.Conservé au Musée de Boston aux Etats-Unis.
Réception des invités
Peinture sur brique.
Découverte dans la tombe Balitai des Han sur le site de Luoyang au Henan.
Calligraphie style Lishu sur tissu.
Découvert en 1973 dans la tombe de la Marquise de Dai sur le site de Ma Wangdui à Chang Sha, Province du Hunan. Conservée au Musée de la Province du Hunan.Peintres et calligraphes célèbres de la période des XI HAN:
Mao Yanshou
Shi You9 à 25 Usurpation de Wang Mang
Grand rayonnement de l'art au-delà des frontières.
25 Début des DONG HANArt de cour plus serein, recherche du mouvement. Briques estampées et pierres gravées. Dans l'ancien pays de Chu la laque supplante le bronze, peinture sur soie, calligraphie.
Représentation d'homme, de poissons, d'oiseaux et d'animaux domestiques
Peinture sur argile cuite.
Conservé au Nelson-Atkins Museum (Etats-Unis)
Deux fonctionnaires à cheval.
Peinture murale de 24.5 cm de hauteur et 41 cm de largeur.
Découverte dans le district de Guanghan au Sichuan.
Conservé au Musée de la Province du Sichuan.
Deux b?ufs au labour.
Peinture murale.
Peintres et calligraphes célèbres de la période des DONG HAN:
Liu Bao Cui Yuan Liu Desheng Zhang Zhi Zhang Chang Cai Yong Cai Yan

=
220 Début de la période des WEI-JIN
220 Début des Trois Royaumes. Wei au Nord. Mort de Cao Cao221 Shu à l'Ouest
222 Wu au Sud-Est.
265 Début des Xi Jin La famille Sima (de Wei) rétablit l'hégémonie de la Chine.
310 Exode massif des hautes classes chinoise vers le sud.
317 Début des Dong Jin Période très troublée : pays divisé en deux. Au Nord Peuples de la steppe. Au Sud, aristocratie chinoise.
353 Fondation du sanctuaire bouddhiste Dunhuang
Le voyage.
Peinture murale de 36 cm de haut et 120 cm de large.
Conservé au Musée de la Province du Gansu.
Le domestique servant un plat.
Peinture murale de 17 cm de haut sur 17 cm de large
Peintres et calligraphes célèbres de la période des WEI-JIN:
Cao Buxing Zhong Yao Cao Cao
Wei Xie Lu Ji Zhang Mo Wei Shuo ou Wei Furen Wang Xizhi Xie An Wang Xianzhi Gu Kaizhi Wang Xun

=
420 Début des dynasties du Nord et du Sud (Nan-Bei)
Au sud : Première peinture de paysage. Les grands styles de calligraphie se codifient. Pratique de l'art pour lui-même. Au Nord : Floraison de l'art bouddhiste. Influence extérieure (Asie Centrale, Inde).
Au nord : floraison de l'art bouddhiste. Influence extérieure (Asie Centrale, Inde).
494 Fondation du sanctuaire bouddhiste Long Men575 Plus ancienne porcelaine (trouvée dans une tombe à An Yang
Gravure de chevaux de guerre. Dynastie du Sud.
Hauteur : 19 cm. Largeur : 38 cm. Profondeur : 6cm
Découverte dans le district de Deng (Province du Henan)
Conservée au Musée de la Province du Henan.
Offrande à un Bodhisattva. Dynastie du Nord du Royaume du Qi.
Peinture murale de Dun Huang.
Les porteuses d'offrandes. Dynastie du Nord du Royaume de Wei.
Grotte Gu Yang du sanctuaire Long Men.
Récit de piété filiale. Dynastie du Nord du Royaume de Wei.Gravure sur cercueil.
Peintres et calligraphes célèbres des dynasties du Nord et du Sud :Lu Tanwei
Xie He Zhang Sengyao Xiao Yi Yang Zihua Cao Zhongda Zhan Ziqian

=
581 Début de la période des Sui-Tang
Réunification de la Chine.
618 Début des Tang626- 628 Fondation de deux écoles de calligraphie.
épanouissement culturel, élite cultivé.
Véritable apparition de la porcelaine blanche.
Art des jardins.
Jusqu'à la fin des Tang, le portrait est le style le plus prisé.
Vers 713 élaboration de la gla?ure San Cai des céramiques.
Forêts, montagnes, chevaux et b?ufs. Dynastie des Sui.
La dame aux échecs. Dynastie des Tang.
Conservée au Musée du Xinjiang.
La peinture aux cent chevaux.
Peinture sur soie. 26.7cm sur 302.1cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.
Peintres et calligraphes célèbres de la période des SUI-TANG :
Yan Liben Li Sixun Li ZhaodaoWu Daozi Lu lengjia Yin Zhongrong Han Gan Wang Wei Han Huang Zhou Fang

=
907 Début des Cinq Dynasties
Au nord : peuplades non chinoises. économie ravagée par les guerres. Dans ces conditions difficiles, les peintres recourent à la peinture comme moyen d'évasion.
Paysage du nord : monumental et très dépouillé.
Paysage du sud : plus harmonieux, nature plus exubérante.
Le cheval mystique.
Peinture sur soie. 27.5cm sur 122cm.
Conservée au Musée de la Province du Liaoning.
L'attente du partenaire d'échecs dans les montagnes.
Peinture sur soie. 106.5cm sur 54cm.
Conservée au Musée de la Province du Liaoning.
Peintres et calligraphes célèbres de la période des Cinq Dynasties :
Jing Hao Guan Tong Li Zanhua Huang Quan Gu Hongzhong Dong Yuan Xu Xi Zhou Wenju Wei Xian Zhao Gan Li Yu Li PoShi Ke Ju Ran Li ChengGuo Zhongshu Huang Jucai

=
960 Début des BEI SONG
Tai Zu, empereur fondateur des Song, ouvre une académie de peinture, une autre de calligraphie ainsi que d'autres institutions qui se consacrent aux arts et à leurs diffusions.
L'exploration.
Peinture sur soie. 29.1cm sur 29.6cm.
Conservée au Musée de la Province du Liaoning.
Gravure du Traité des jeunes filles.
Peinture sur papier. .3cm sur 64.3cm.
Conservé au Musée Nationale du Japon de Tokyo.
Gravure du Traité de la piété filiale.
Peintres et calligraphes célèbres de la période des BEI SONG :Dong Yuan Fan Kuan Guo XiHuang Tingjian Li Gonglin Mi FuHui Zong

=
1127 Début des Nan Song
Un style de cour se créé, réaliste et décoratif, opposé aux recherches des Cénacles des lettrés.
Reprise des thèmes anciens sans toujours les comprendre.
Céramique : décor évoque une culture dilettante, raffinée et close sur ses rêves.
Les moineaux sur une frêle branche
La prise au vent dans le pavillon des montagnes
Accoster en automne
Le retour du bouvier sous les saules
Peintres et calligraphes célèbres de la période des NAN SONG :
Li Tang Ma Yuan

=
1271 Début de la dynastie des YUAN (Mongols)
1279 Suicide du dernier empereur des Song du Sud. Occupation totale de la Chine par les Mongols.
Certains lettrés se rallient au nouveau régime, mais forte résistance intellectuelle. L'académie de peinture des Song fut supprimée. Une tentative pour la rétablir échoua car trop peu de peintres acceptaient de travailler sous la domination étrangère.
Les artistes proches de la cour introduisent alors un renouveau de la peinture Tang.
Les autres artistes, plus indépendants de la cour, s'inspirent de la période des Cinq Dynastie et des Song du nord avec un renforcement de l'individualisme.
Les ? Quatre ma?tress de la dynastie des Yuan ? furent des animateurs de la résistance intellectuelle aux souverains Yuan.
(Images à venir très bient?t)
Peintres et calligraphes célèbres de la période des YUAN :Mu Qi Gao Kegong Zhao MengfuRen Renfa Huang Gongwang Wu Zhen

=
1368 Début de la dynastie des Ming
La dynastie des Ming est la dernière des dynasties"vraiment" chinoise. Elle suit la dynastie Mongol des Yuan et sera renversée par des tribus venues du Nord : le Mandchous. Un mouvement de retour aux valeurs traditionnelles éclate dans tous les domaines et surtout dans celui de la peinture chinoise. L'académie de peinture créée sous les Song et supprimée sous les Yuan est rétablie. Mais l'Etat chinois, pour renforcer son autorité, contr?le de près toutes les formes possibles de création et l'académie ne pourra pas retrouver sa gloire et son dynamisme d'antan. La chine du sud, situé sur l'actuelle province du Jiangsu et du Zhejiang avec des noms prestigieux comme Nankin, Suzhou, Hangzhou, conna?t un essor économique sans précédent qui favorise le développement culturel. C'est dans cette région que commencent à s'affronter deux écoles de peinture : l'école Zhe au Zhejiang et l'école Wu au Jiangsu.
L'école Zhe, antérieure à celle de Wu, se démarque par la recherche d'une nouvelle voie artistique qui allie d'une manière intéressante la rigueur académique et l'inspiration personnelle. Les deux peintres les plus célèbres sont Tai Jin et Wu Wei.
L'école de Wu, née à Suzhou vers la fin du XV ème siècle, cherche à renouer avec la tradition de la peinture"littéraire" des Yuan. Shen Zhou et Wen Zhengming sont les peintres représentatifs de cette école.
Enfin, ne formant pas une école mais appartenant à une même voie, une troisième tendance se distingue des deux autres par la recherche d'un retour du style de l'académie de peinture des Song. Les artistes s'affirmeront par une technique et un souci du détail impressionnant. On peu noter Qiu Ying, Tang Yin et Tong Zhichang.
(images à venir très bient?t)
Peintres et calligraphes célèbres de la période des MING :Ni Zan Wang Meng Dai Jin
Wu Wei Shen Zhou Tang YinWen Zhengming Qiu Ying Dong Qichang

=
1644 Début de la dynastie des Qing
école orthodoxe : style de peinture à l'encre, typique des lettré de l'époque.
1754 à 1799 Prédominance des huit excentriques de Yangzhou. Ce sont tous des lettrés qui n'avaient pas de programme commun mais qui acceptaient de faire commerce de leur art (changement des valeurs traditionnelles). Ils étaient abstraits et expressionnistes. Ils constituèrent les prémices de l'école de shanghai.
1799 Qian Long , empereur qui abdiqua volontairement pour jouir de l'art. Du point de vue culturel et politique, son règne fut des plus éclatants. Création de nombreux jardins dont de nombreux selon le modèle européen. Premières apparitions de l'influence européenne dans l'art pictural pour les cercles proches du palais.
Calendrier des douzes saisons
Académie de peinture des Qing
Conservé au musée de la Cité Interdite deTaibei
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
Peintres et calligraphes célèbres de la période des QING :
Zhu da Wang Shishen Ren YiHua Yan Huang Shen Shi TaoLi Shan Luo Pin Wang YuanqiJin Nong Qian Long Gao XiangZheng Xie Ren Xiong

=
1911 Début de l'époque moderne
1911 Période très troublée (guerres, famines,…)
1949 Proclamation de la République Populaire de Chine.(images à venir très bient?t)
Peintres et calligraphes célèbres de la période moderne : Xu Beihong Huang Binhong Qi BaishiLü Shoukun
Li Keran
Biographie des peintres et des calligrapheschinois célèbres

=
Peintres célèbres de la période Wei-JinCao Buxing Date inconnue, mais vécu pendant la période des Trois Royaumes (Sanguo) au Royaume de Wu . Il fut l'un des premiers peintres à faire le portrait de boddhisattvas dans les régions occidentales. Il est considéré comme l'ancêtre des portraitistes du bouddhisme.
Zhong Yao151–230,vécu pendant la période des Trois Royaumes (Sanguo) au Royaume de Wei .
DéclarationConservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Cao Cao
155 à 220. Calligraphe politicien et chef militaire, il qui vécu pendant la période des Trois Royaumes, au Royaume de Wei. Ces styles calligraphiques sont le Zhangcao et le Petit Sigillaire Xiaozhuan.
Wei Xie Dates inconnues, mais vécu pendant la période des Xi Jin. Il continua la technique de Cao Buxing. Il a été appelé avec Zhang Mo les ? Ancêtres de la peinture ?.
Lu Ji
261 à 303. Vécu pendant la période des Xi Jin. Lettré et calligraphe, il excellait dans les styles Courant Xingshu et de l'Herbe Caoshu.
Lettre de Lu Ji à un ami. 23.7 sur 20.6 cm. Style de l'Herbe. Conservée au Musée de la Cité Interdit de Beijing.
Zhang Mo
Dates inconnues, mais vécu pendant la période des Jin. Il étudia la méthode de Wei Xie mais fut tout de même mis au même rang que lui par le titre d'? Ancêtres de la peinture ?.
Wei Shuo ou Wei Furen
272-349 Calligraphe femme qui vécu pendant la période des Dong Jin. Férue de calligraphie dès sa jeunesse, il chercha Zhong Yao pour ma?tres. Elle excella dans le style Lishu.Elle écrivit un traité ? Les plans des techniques du tracé ?. Elle ressembla tous les documents de l'époque pour écrire ce livre en y rajoutant son point de vue personnel. Très célèbre de son vivant, elle fut le ma?tres du grand calligraphe Wang Xizhi. L'élève dépasse toujours le ma?tres : Wang Xizhi est reconnu comme le plus grand des calligraphes de toutes l'histoire de Chine.
Calligraphie Wei Shuo gravé sur de la pierre. Style Courant Kaiti.
Wang Xizhi
Wang Xizhi : 303-361. Calligraphe qui vécut pendant la période des Dong Jin. Issu de la Noblesse de l'époque, son père commen?a à lui enseigner les rudiments de la calligraphie à 12 ans. Plus tard, il fut le disciple de Weishuo. Il étudia ensuite tous les styles calligraphiques et fut appelé le ? Saint Calligraphe ?.
Copie datant de la dynastie des Tang intitulée Le Pavillon aux Orchidées (Lan Ting). Style Courant (Xingshu). 24.5 sur 69.9 cm. L'original fut écrit par Wang Xizhi alors qu'il passait de bons moments avec ses amis dans un pavillon appelé le Pavillon des Orchidées. Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.
Différentes calligraphies de Wang Xizhi Conservée au Musée de la Cité Interdite de Taibei.
Xie An
Xie An,(320-385) Calligraphe et politicien de la période Dong Jin issu d'une famille de propriétaire terrien.
Calligraphie de Xie An du Style Courant-Herbe Xingcao.
Wang Xianzhi
Wang Xianzhi (346-407) Calligraphe fils de Wang Xizhi. Vécu pendant la période des Dong Jin. Certains considèrent que son style de l'Herbe dépasse celui de son père.
Gu Kaizhi
(346-407) Peintre et homme de lettre de la dynastie des Jin de l'Est. Célèbre pour sa passion et ses talents artistiques, il pr?nait la représentation de l'esprit dans la peinture des personnages en mettant l'accent sur le regard. De ce fait, il se détacha des peintures plus maladroites et archa?que des dynasties Han et Wei. Jeune, il peignit pour le temple Waguan de Jianye (actuellement Nanjing) des peintures murales de boddhisattva. Pendant son travail, les spectateurs affluaient en masse enrichissant le monastère de leurs dons et faisant ainsi de Gu Kaizhi une célébrité.
Peinture inspirée du Poème à Luoshen écrit par Cao Zhi.
Copie sur soie datant des Song.
27.1cm sur 572.8cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Destruction d'une cithare.
Copie sur soie.
29.4cm sur 130cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Wang Xun
Wang Xun (350-401) Calligraphe neveu de Wang Xizhi. Il vécu pendant la période des Dong Jin. Il excella dans le style Courant Xingshu.
Calligraphie sur papier intitulée Boyuan. Style Courant Xingshu. 25.1 sur 17.2 cm. Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.

=
Peintres célèbres de la période Pré-impériale
Jing Jun
Dates inconnues. Peintres du Royaume de Qi.
Lie Yi
Dates inconnues. Peintre et sculpteur célèbre originaire des régions occidentales extérieures à la Chine.
Li SiMort en -208. Calligraphe et premier ministre du Premier Empereur. Il unifia l'écriture dans tout l'Empire. Nous le devons le style du Petit Sigillaire (Xiao zhuan).
Cheng Miao
Date inconnues. Calligraphe. Il travailla dix année à fusionner le Petit et le Grand Sigillaire pour obtenir le Style Lishu.

=
Peintres célèbres de la période des Han
Mao Yanshou
Dates inconnues. Peintre officiel à la cour impériale à l'époque de l'Empereur Hanyuan. Il excellait dans les portraits. L'histoire raconte qu'il avait peint de fa?on très moche une magnifique concubine impériale qui ne lui avait pas donné l'argent qu'elle lui devait. L'Empereur s'en aper?u seulement alors qu'il voulait offrir cette concubine pour conclure une alliance avec les barbares du nord et, sous le feu de la colère, il condamna Mao Yanshou à mort. Shi YouDates inconnues. Calligraphe fondateur du style Zhangcao
Liu Bao
Dates inconnues. Fondateur de la peinture de paysage.
Cui Yuan77 à 142. Calligraphe, il propagea le style Zhangcao. Il écrit un traité de calligraphie intitulé ? Cao shu shi ? (Technique du style de l'herbe)
Cheng Miao
Date inconnues. Calligraphe. Il travailla dix année à fusionner le Petit et le Grand Sigillaire pour obtenir le style Lishu.
Liu Desheng
Date inconnues. Calligraphe fondateur du style Courant d'après la tradition chinoise.
Zhang Zhi
Mort en 192. Calligraphe. Il commen?a par étudier le style Zhangcao puis le simplifia et créa ainsi un nouveau style de calligraphie chinoise : le Jincao.
Zhang Chang
Mort en 206. Calligraphe petit frère de Zhang Zhi
Cai Yong
132 à 192. Calligraphe et Lettré. Il étudia les style Zhuanshu et Lishu. Il excella dans le style Lishu. On raconte qu'il eut une inspiration en voyant des artisans qui recouvraient des murs de chaux et qui laissaient des fines traces noires. Il créa ainsi son style Feibai (Le blanc volant) appelé aussi Caozhuan dont les traits ne sont pas plein mais laisse des traces blanches à l'aide d'une encre sèche et d'un mouvement particulier du pinceau : ? la pointe visible ?. Il écrit deux traités de calligraphie très importants dans l'histoire de la calligraphie chinoise : ? Bi lun ? (Traité du pinceau) et ? Jiu shi ? (Les neuf techniques).Caractère de style Lishu de Cai Yong gravé de son vivant sur une stèle (parmi 46 !). Les stèles ont disparues et il ne reste plus que cette estampe.
Cai Yan ou Cai Wenji
Date inconnues. Calligraphe fille de Caizi.

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Peintres célèbres de la période Wei-JinCao Buxing Date inconnue, mais vécu pendant la période des Trois Royaumes (Sanguo) au Royaume de Wu . Il fut l'un des premiers peintres à faire le portrait de boddhisattvas dans les régions occidentales. Il est considéré comme l'ancêtre des portraitistes du bouddhisme.
Zhong Yao151–230,vécu pendant la période des Trois Royaumes (Sanguo) au Royaume de Wei .
DéclarationConservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Cao Cao
155 à 220. Calligraphe politicien et chef militaire, il qui vécu pendant la période des Trois Royaumes, au Royaume de Wei. Ces styles calligraphiques sont le Zhangcao et le Petit Sigillaire Xiaozhuan.
Wei Xie Dates inconnues, mais vécu pendant la période des Xi Jin. Il continua la technique de Cao Buxing. Il a été appelé avec Zhang Mo les ? Ancêtres de la peinture ?.
Lu Ji
261 à 303. Vécu pendant la période des Xi Jin. Lettré et calligraphe, il excellait dans les styles Courant Xingshu et de l'Herbe Caoshu.
Lettre de Lu Ji à un ami. 23.7 sur 20.6 cm. Style de l'Herbe. Conservée au Musée de la Cité Interdit de Beijing.
Zhang Mo
Dates inconnues, mais vécu pendant la période des Jin. Il étudia la méthode de Wei Xie mais fut tout de même mis au même rang que lui par le titre d'? Ancêtres de la peinture ?.
Wei Shuo ou Wei Furen
272-349 Calligraphe femme qui vécu pendant la période des Dong Jin. Férue de calligraphie dès sa jeunesse, il chercha Zhong Yao pour ma?tres. Elle excella dans le style Lishu.Elle écrivit un traité ? Les plans des techniques du tracé ?. Elle ressembla tous les documents de l'époque pour écrire ce livre en y rajoutant son point de vue personnel. Très célèbre de son vivant, elle fut le ma?tres du grand calligraphe Wang Xizhi. L'élève dépasse toujours le ma?tres : Wang Xizhi est reconnu comme le plus grand des calligraphes de toutes l'histoire de Chine.
Calligraphie Wei Shuo gravé sur de la pierre. Style Courant Kaiti.
Wang Xizhi
Wang Xizhi : 303-361. Calligraphe qui vécut pendant la période des Dong Jin. Issu de la Noblesse de l'époque, son père commen?a à lui enseigner les rudiments de la calligraphie à 12 ans. Plus tard, il fut le disciple de Weishuo. Il étudia ensuite tous les styles calligraphiques et fut appelé le ? Saint Calligraphe ?.
Copie datant de la dynastie des Tang intitulée Le Pavillon aux Orchidées (Lan Ting). Style Courant (Xingshu). 24.5 sur 69.9 cm. L'original fut écrit par Wang Xizhi alors qu'il passait de bons moments avec ses amis dans un pavillon appelé le Pavillon des Orchidées. Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.
Différentes calligraphies de Wang Xizhi Conservée au Musée de la Cité Interdite de Taibei.
Xie An
Xie An,(320-385) Calligraphe et politicien de la période Dong Jin issu d'une famille de propriétaire terrien.
Calligraphie de Xie An du Style Courant-Herbe Xingcao.
Wang Xianzhi
Wang Xianzhi (346-407) Calligraphe fils de Wang Xizhi. Vécu pendant la période des Dong Jin. Certains considèrent que son style de l'Herbe dépasse celui de son père.
Gu Kaizhi
(346-407) Peintre et homme de lettre de la dynastie des Jin de l'Est. Célèbre pour sa passion et ses talents artistiques, il pr?nait la représentation de l'esprit dans la peinture des personnages en mettant l'accent sur le regard. De ce fait, il se détacha des peintures plus maladroites et archa?que des dynasties Han et Wei. Jeune, il peignit pour le temple Waguan de Jianye (actuellement Nanjing) des peintures murales de boddhisattva. Pendant son travail, les spectateurs affluaient en masse enrichissant le monastère de leurs dons et faisant ainsi de Gu Kaizhi une célébrité.
Peinture inspirée du Poème à Luoshen écrit par Cao Zhi.
Copie sur soie datant des Song.
27.1cm sur 572.8cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Destruction d'une cithare.
Copie sur soie.
29.4cm sur 130cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Wang Xun
Wang Xun (350-401) Calligraphe neveu de Wang Xizhi. Il vécu pendant la période des Dong Jin. Il excella dans le style Courant Xingshu.
Calligraphie sur papier intitulée Boyuan. Style Courant Xingshu. 25.1 sur 17.2 cm. Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.

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Peintres célèbres de la période des Han
Mao Yanshou
Dates inconnues. Peintre officiel à la cour impériale à l'époque de l'Empereur Hanyuan. Il excellait dans les portraits. L'histoire raconte qu'il avait peint de fa?on très moche une magnifique concubine impériale qui ne lui avait pas donné l'argent qu'elle lui devait. L'Empereur s'en aper?u seulement alors qu'il voulait offrir cette concubine pour conclure une alliance avec les barbares du nord et, sous le feu de la colère, il condamna Mao Yanshou à mort. Shi YouDates inconnues. Calligraphe fondateur du style Zhangcao
Liu Bao
Dates inconnues. Fondateur de la peinture de paysage.
Cui Yuan77 à 142. Calligraphe, il propagea le style Zhangcao. Il écrit un traité de calligraphie intitulé ? Cao shu shi ? (Technique du style de l'herbe)
Cheng Miao
Date inconnues. Calligraphe. Il travailla dix année à fusionner le Petit et le Grand Sigillaire pour obtenir le style Lishu.
Liu Desheng
Date inconnues. Calligraphe fondateur du style Courant d'après la tradition chinoise.
Zhang Zhi
Mort en 192. Calligraphe. Il commen?a par étudier le style Zhangcao puis le simplifia et créa ainsi un nouveau style de calligraphie chinoise : le Jincao.
Zhang Chang
Mort en 206. Calligraphe petit frère de Zhang Zhi
Cai Yong
132 à 192. Calligraphe et Lettré. Il étudia les style Zhuanshu et Lishu. Il excella dans le style Lishu. On raconte qu'il eut une inspiration en voyant des artisans qui recouvraient des murs de chaux et qui laissaient des fines traces noires. Il créa ainsi son style Feibai (Le blanc volant) appelé aussi Caozhuan dont les traits ne sont pas plein mais laisse des traces blanches à l'aide d'une encre sèche et d'un mouvement particulier du pinceau : ? la pointe visible ?. Il écrit deux traités de calligraphie très importants dans l'histoire de la calligraphie chinoise : ? Bi lun ? (Traité du pinceau) et ? Jiu shi ? (Les neuf techniques).Caractère de style Lishu de Cai Yong gravé de son vivant sur une stèle (parmi 46 !). Les stèles ont disparues et il ne reste plus que cette estampe.
Cai Yan ou Cai Wenji
Date inconnues. Calligraphe fille de Caizi.

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Peintres célèbres de la période Wei-JinCao Buxing Date inconnue, mais vécu pendant la période des Trois Royaumes (Sanguo) au Royaume de Wu . Il fut l'un des premiers peintres à faire le portrait de boddhisattvas dans les régions occidentales. Il est considéré comme l'ancêtre des portraitistes du bouddhisme.
Zhong Yao151–230,vécu pendant la période des Trois Royaumes (Sanguo) au Royaume de Wei .
DéclarationConservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Cao Cao
155 à 220. Calligraphe politicien et chef militaire, il qui vécu pendant la période des Trois Royaumes, au Royaume de Wei. Ces styles calligraphiques sont le Zhangcao et le Petit Sigillaire Xiaozhuan.
Wei Xie Dates inconnues, mais vécu pendant la période des Xi Jin. Il continua la technique de Cao Buxing. Il a été appelé avec Zhang Mo les ? Ancêtres de la peinture ?.
Lu Ji
261 à 303. Vécu pendant la période des Xi Jin. Lettré et calligraphe, il excellait dans les styles Courant Xingshu et de l'Herbe Caoshu.
Lettre de Lu Ji à un ami. 23.7 sur 20.6 cm. Style de l'Herbe. Conservée au Musée de la Cité Interdit de Beijing.
Zhang Mo
Dates inconnues, mais vécu pendant la période des Jin. Il étudia la méthode de Wei Xie mais fut tout de même mis au même rang que lui par le titre d'? Ancêtres de la peinture ?.
Wei Shuo ou Wei Furen
272-349 Calligraphe femme qui vécu pendant la période des Dong Jin. Férue de calligraphie dès sa jeunesse, il chercha Zhong Yao pour ma?tres. Elle excella dans le style Lishu.Elle écrivit un traité ? Les plans des techniques du tracé ?. Elle ressembla tous les documents de l'époque pour écrire ce livre en y rajoutant son point de vue personnel. Très célèbre de son vivant, elle fut le ma?tres du grand calligraphe Wang Xizhi. L'élève dépasse toujours le ma?tres : Wang Xizhi est reconnu comme le plus grand des calligraphes de toutes l'histoire de Chine.
Calligraphie Wei Shuo gravé sur de la pierre. Style Courant Kaiti.
Wang Xizhi
Wang Xizhi : 303-361. Calligraphe qui vécut pendant la période des Dong Jin. Issu de la Noblesse de l'époque, son père commen?a à lui enseigner les rudiments de la calligraphie à 12 ans. Plus tard, il fut le disciple de Weishuo. Il étudia ensuite tous les styles calligraphiques et fut appelé le ? Saint Calligraphe ?.
Copie datant de la dynastie des Tang intitulée Le Pavillon aux Orchidées (Lan Ting). Style Courant (Xingshu). 24.5 sur 69.9 cm. L'original fut écrit par Wang Xizhi alors qu'il passait de bons moments avec ses amis dans un pavillon appelé le Pavillon des Orchidées. Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.
Différentes calligraphies de Wang Xizhi Conservée au Musée de la Cité Interdite de Taibei.
Xie An
Xie An,(320-385) Calligraphe et politicien de la période Dong Jin issu d'une famille de propriétaire terrien.
Calligraphie de Xie An du Style Courant-Herbe Xingcao.
Wang Xianzhi
Wang Xianzhi (346-407) Calligraphe fils de Wang Xizhi. Vécu pendant la période des Dong Jin. Certains considèrent que son style de l'Herbe dépasse celui de son père.
Gu Kaizhi
(346-407) Peintre et homme de lettre de la dynastie des Jin de l'Est. Célèbre pour sa passion et ses talents artistiques, il pr?nait la représentation de l'esprit dans la peinture des personnages en mettant l'accent sur le regard. De ce fait, il se détacha des peintures plus maladroites et archa?que des dynasties Han et Wei. Jeune, il peignit pour le temple Waguan de Jianye (actuellement Nanjing) des peintures murales de boddhisattva. Pendant son travail, les spectateurs affluaient en masse enrichissant le monastère de leurs dons et faisant ainsi de Gu Kaizhi une célébrité.
Peinture inspirée du Poème à Luoshen écrit par Cao Zhi.
Copie sur soie datant des Song.
27.1cm sur 572.8cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Destruction d'une cithare.
Copie sur soie.
29.4cm sur 130cm
Conservée au Musée de la Cité Interdite à Beijing.
Wang Xun
Wang Xun (350-401) Calligraphe neveu de Wang Xizhi. Il vécu pendant la période des Dong Jin. Il excella dans le style Courant Xingshu.
Calligraphie sur papier intitulée Boyuan. Style Courant Xingshu. 25.1 sur 17.2 cm. Conservée au Musée de la Cité Interdite de Beijing.

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Peintres et calligraphes célèbres de la période des Sui-Tang
Ou Yangxun
Ou Yangxun : 557 à 641. Calligraphe des dynasties des Sui et des Tang. Très célèbre de son vivant, il enseignait encore après ses 70 ans. Il était doué dans tous les styles de calligraphie. Son style Courant (Kaishu) était très régulier et très codifié. La force de ses traits était incomparable. Il est considéré comme l'un des meilleurs calligraphes de la dynastie Tang. Son ? Mémoire de la source pure du Palais Jiucheng ?, gravé sur une stèle, est la référence pour l'étude du style Courant (Kaishu).
Une partie du ? Mémoires de la source pure du Palais Jiucheng ? dans la province du Shaanxi.
Yu Shinan
Yu Shinan : 558 à 638. Calligraphe et lettré du début de la dynastie des Tang. Il continua la tradition des deux Empereur Wang Xizhi et Wang Xianzhi. Il considéré comme l'un des quatre grands calligraphes de la dynastie Tang avec Ou Yangxun, Chu Suiliang et Xue Ji. Il est d'ailleurs le meilleur des quatre. L'Empereur des Tang Li Shimin adorait les caractères de Yu Shinan et l'appelait souvent pour apprendre avec lui.Traité contre l'inexactitude en petit caractère du style Courant (Kaishu). Collection privée au Japon.
Chu Suiliang
Chu Suiliang : 596 à 658. Calligraphe et fonctionnaire de la dynastie des Tang. Alors que Yu Shinan était devenu trop vieux, Chu Suilinag fut présenté à l'Empereur qui s'inquiétait de la perte de son meilleur des calligraphes. Chu Suiliang devint ainsi le calligraphe de l'Empereur Li Shiming.
Li Shimin
Li Shimin : 599 à 649. Empereur de la dynastie des Tang appelé aussi Tang Taizong. Calligraphe féru de la calligraphie de Wang Xizhi. L'étude de la calligraphie de ce dernier devint la mode de l'époque sous l'impulsion de cet Empereur. On raconte que ? Le pavillon au orchidées ? de Wang Xizhi fut mis dans la tombe à la mort de l'Empereur.

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La notion de 气
En peinture traditionnelle chinoise, on fait souvent mention du Qi ? souffle ?, que l'on écrivait Chi auparavant (ancienne transcription phonétique du chinois par les européens) et Ki pour ceux qui viennent du japonais.
Des phrases comme ? le Qi est un terme très difficile à expliquer ?, ? c'est de l'énergie interne ?, ? il faut transmettre le Qi de son corps dans la peinture en se concentrant et en le faisant passer par son bras puis le pinceau et le faire ainsi couler dans l'image ?, etc abondent dans les textes fran?ais comme chinois.
Il me semble donc important de préciser certaines choses. Si le terme de Qi est difficile à saisir, c'est qu'il a été beaucoup mystifié. Les différentes utilisations de ce terme peuvent toutefois être réduites à deux. Il faut tout d'abord savoir que la notion la plus ancienne que nous connaissons du mot Qi désignait probablement la vapeur qui s'échappait de la cuisson du riz. En effet, le caractère ancien était composé du caractère souffle au dessus de celui de riz. Le mot a ainsi gardé l'idée de souffle.Les anciens chinois, comme les anciens philosophes grecs (et beaucoup d'autres encore), étaint fascinés par le vivant. Or le mouvement est le principe même de la vie : ce n'est pas forcément le déplacement d'un point A vers un point B, mais plut?t la croissance (du corps, des plantes, etc.) qui est désignée comme le mouvement du vivant (contrairement aux pierres par exemple). Pour rendre compte de ce mouvement, les chinois ont utilisé le terme de souffle "Qi". Ce sont ces souffles qui animent non seulement le vivant mais aussi l'univers tout entier. Les saisons, par exemple, sont désignées par ce terme, même si elles ne sont pas des êtres animés comme nous l'entendons. Certaines sensations du corps sont décrites comme des mouvements du Qi : une nausée avec vomissements est une remontée trop violente du Qi. C'est lui qui met le sang en mouvement dans les vaisseaux. En chinois moderne, se mettre en colère se dit ? accoucher du Qi ?
Voici donc la première utilisation du mot Qi : la représentation d'un phénomène.Mais représenter les phénomènes ne suffit pas pour les intellectuels, surtout lorsque leurs souverains veulent des explications. Après l'avoir décrit, il faut expliquer le phénomène : le Qi devient donc une réalité, un souffle matériel mais très subtil, dont la condensation forme la matière que nous pouvons toucher. Mais c'est dans son état subtil qu'il permet d'expliquer les phénomènes énergétiques, c'est-à-dire les mouvements.Voici donc la seconde utilisation du mot Qi : des souffles subtils qui expliquent les phénomènes.Nous avons besoins d'explication et nous nous contentons rarement de rester à la description de la réalité. C'est bien si nous en avons conscience, mais le problème appara?t lorsque le besoin d'explication dépasse notre capacité d'observation : tout ce que nous ne pouvons pas expliquer ne peut exister (la tendance actuelle) ou rentre dans un système de pensée fermée (la tendance des anciens chinois). C'est ainsi que ces derniers faisaient rentrer les quatre saisons dans les Cinq Phases (cinq éléments) en créant une cinquième saison (la fin de l'été.)
Les textes médicaux chinois anciens sont très représentatifs à cet égard. Une description d'un phénomène est suivie d'une explication sous la forme d'un dialogue. Utilisant un vocabulaire différent des n?tres (basé essentiellement sur la sensation : chaud, froid, sensation de mouvement à l'intérieur du corps, etc), la description du phénomène est très intéressante car mettant l'accent sur des aspects que nous négligeons. Mais l'explication nous semble très ? étrange ?, pour ne pas dire complètement farfelue. Or, l'erreur (comme la majorité des erreurs) est d'avoir confondu les deux (description et explication), de les prendre pour une seule et même chose.
Possédons-nous vraiment une énergie, un souffle subtil dans notre corps ? Je ne répondrai pas à cette question, d'abord parce que je ne sais pas, ensuite car cela n'a pas vraiment d'importance pour la peinture chinoise. En effet, même si je transmets un fluide subtil dans ma peinture, que va-t-il arriver ? Elle prendra feu ?
Lorsqu'on dit qu'il faut transmettre du Qi dans la peinture, cela désigne deux choses :- tout d'abord le mouvement que je fais pour peindre qui, comme en calligraphie, doit être souple et fluide, sans entrave, comme si les souffles vitaux qui m'animent ne devaient pas subir de blocage. On retrouve le même principe dans les arts martiaux à divers degrés. Le mouvement du poignet, du bras et la position du reste du corps sont donc très importants en calligraphie et en peinture chinoise.
- ensuite, qu'il faut donner vie à ma peinture : les anciens diraient ? l'animer de souffles ?. Cela se fait par la composition de la peinture avec une place très importante consacrée au vide et par la représentation des sujets eux-mêmes : il faut dépouiller la peinture de son aspect extérieur pour exprimer son ame (principe du mouvement dans la philosophie grecque : lisez pour cela le traité De l'ame d'Aristote.) C'est pour cette raison que l'on retrouve parfois des couleurs assez étranges dans des peintures de paysage ou, au contraire, pas de couleur mais seulement des nuances de l'encre. La technique Xie Yi vise tout particulièrement ce but.Voilà, en résumé, ce qu'il faut savoir sur le Qi pour ne pas se faire abuser par certaines mystifications.

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Art traditionnel de Chine
Peinture | Calligraphie | Sceaux | Artisanat | Musée de la cité interdite | Artmajeur ChinePeinture Chinoise 国画
La peinture chinoise est denommée en chinois 中国画 zhōngguó huà, peinture chinoise, ou 国画 guó huà, peinture du pay. On peut la considérer comme une branche autonome de la calligraphie chinoise, dont elle partage le medium, fondé sur les quatre trésors du lettré : pinceau chinois, baton d'encre, pierre à encre (pour moudre la pierre à encre et la mélanger à de l'eau) et papier de riz.La peinture chinoise classique est constituée d'un ensemble de styles typiques de l'extrême-orient, et qui sont à l'origine des techniques de peintures que l'on trouve aussi en Corée et Japon.

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Pan Yuliang, l'artiste peintre chinoise
Il y a quelques jours, j'ai assisté à une conférence sur la peintre chinoise PAN Yuliang à la télévision. Beaucoup de personnes connaissent le film"Pan Yuliang, l'artiste peintre" (画魂)dans lequel la superstar GONG Li tient le r?le de PAN Yuliang. Mais en réalité, le modèle de ce personnage est beaucoup moins joli que l'actrice. PAN Yuliang naquit dans la province du Jiangsu. A l'age de 8 ans, elle se retrouva orpheline quand sa mère mourut. Son oncle la revendit à un bordel. Elle y rencontra plus tard PAN Zanhua qui paya la caution pour elle et qui la prit pour seconde épouse. PAN Zanhua engagea un professeur privé pour lui apprendre à lire et à écrire. Elle avait le don pour la peinture. Grace au libéralisme de son époux qui la soutenait toujours, elle devint une artiste professionnelle. Après ses études des beaux-arts dans une école à Shanghai, elle partit étudier en France. Les problèmes familiaux et les critiques de l'opinion publique chinoise dues à ses peintures des corps féminins la retinrent en France jusqu'à sa disparition en 1977. Pendant son séjour à Paris, bien que dans la gêne, elle s'obstinait à n'adhérer à aucun salon, refusait de changer de nationalité et vivait toute seule puisque PAN Zanhua demeurait toujours dans son coeur.PAN Yuliang est l'une des plus connus artistes chinois séjournant en France. Plusieurs années après son décès, ses plus de 2000 oeuvres préservées aujourd'hui dans le musée de la province de l'Anhui ont été rapportées dans son pays natal avec le concours de l'Ambassade de Chine.

 

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Lei Liang Peinture à l'Huile Chinoise à Beijing (Pékin), Chine Copyright © 2008 Tous droits réservés, www.LeiLiang.com