Beijing Guide
Le guide est rédigé à l'intention des francophones du monde en général et de ceux résidant à Beijing en particulier. Il leur permet de mieux connaître cette ville trois fois millenaire, et donne des informations et facilités pour le voyage touristique, le déplacement, le choix d'hôtels, la restauration, les loisirs, les achats, etc.

Beijing (Pékin) fait peau neuve, depuis l'an 1949, date de la fondation de la Chine nouvelle. Notamment à partir de 1978, année où le pays a décidé de cesser de se replier sur soir même pour s'ouvrier sur extérieur et pratiquer la réforme, ses changements sont si immenses que la ville est méconnaissable à ceux qui y ont véçu avant 1949. Et même, des Pékinois de souche s'égarent souvent en se rendant à autres arrondissements.

La découverte en 1929 à Zhou Koudian du fragment d'un crane de sinanthrope, alias "Homme de Pékin"(vivant avant 500 000 ans environ), prouve que la région était occupée dès l'époque fort reculée.

Cependant, la prospérité de Beijing prît forme en 1261, quand le Kubilay khan, empereur mongol, décida d'y installer sa capitale. La ville prît alors le nom de "Da Du" (la grande capitale).

En 1403, l'empéreur Yong Le des Ming, fils de Zhu Yuan zhang, fossoyeur de la dynastie des Yuan, a décidé de transférer la capitale de Nanjing à Beijing.

Sous les Qing, Beijing restait la capitale jusqu'à la Révolution de 1911, qui mit fin à la dernière dynastie féodale en Chine. En 1949, la ville redevînt capitale sous la République populaire de Chine.

Beijing est également un centre touristique avec sa profusion de vestiges culturels et de monuments historiques qui l'ont rendue célèbre : le Palais impérial, le plus grand ensemble architectuel du monde, la Grande Muraille, la seule construction humaine visible de la Lune selon l'expression de Marco Polo, le labyrinthe de hutong, les pittoresques ruelles qui sillonnent le centre-ville, etc

Malgré les gratte-ciels qui poussent comme des champignons dans la ville, le charme de Beijing demeure intact : les artisans de la modernisation savent bien combiner harmonieusement les vertus de ses traditions millénaires et les avantages du modernisme. A n'en pas douter, cette ville aussi ancienne que moderne constitue un pôle d'attraction.

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"Le peuple place la nourriture au-dessus du tout", confia un sage chinois à l'empereur qui le consulta sur le gouvernement de sa dynasite. Cet enseignement servait de parole d'évangile aux successeurs. Aujourd'hui, la nourriture reste un problème d'une importance capitale pour la Chine, d'autant plus que celle-ci compte près de 1,3 milliard de bouches à nourrir, qui représentent le quart du total mondial.

Mais les Chinois ne se consentaient pas de manger à leur faim. Déjà en 500 ans av. J.-C., le grand philosophe chinois Confucius préconisait le raffinement des plats et la diversification de l'art culinaire. Ayant passé un parcours millénaire, la cuisine chinoise est universellement renommée pour la diversité de la saveur, la variété des recettes, la richesse des matières alimentaires, la beauté de la couleur et le parfum de l'odeur.

Pays de bonne chère, la Chine compte quatre grandes écoles culinaires, qui possèdent chacune leur particularité: la cuisine du Shandong (salée et raffinée), celle du Sichuan (pimentée et fortement épicée), celle du Huaiyang (légère et douce) et du Guangdong (sucrée et fruits de mer.) A Beijing, on peut les goûter dans les restaurants venus de ces régions, ainsi que des spécialités des minorités nationales comme celles des Dai, des Coréens, des Miao. Or on ne doit jamais rater la cuisine de Beijing, dont le canard laqué, la marmite mongole, la cuisine impériale et les grillades sont les plats les plus caractéristiques.

L'Hôtel de Beijing (cinq étoiles) offre également la cuisine de la famille Tan. La ville abonde de petits restaurants de rue qui servent des plats délicieux, mais bon marché. Il faut signaler que la ville donne de diverses collations traditionnelles comme le ravioli à l'eau (shui jiao) ou à la vapeur (zheng jiao), que l'on ne doit pas non plus manquer. Les cuisines végétarienne et tonique (à laquelle sont ajoutées des substances médicinales) sont aussi en vogue, pour la raison que l'on met de plus en plus de soins au régime alimentaire diététique et à la santé.

En banlieue, on peut goûter les plats de terroir dans le petit restaurant compagnard ou chez les villageois.On peut goûter également en ville les cuisines française, russe, américaine, japonaise, coréenne, vietnamienne, thaïlandaise et autres.Un catalogue sommaire de restaurants de diverses spécialités est rédigé pour votre facilité.

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NOM ADRESSE NUMERO DE TELEPHONE

Hôtel de Beijing 33, avenue Dongchanganjie 65137766
Hôtel Hilton de Beijing 1, Dongfanglu, Nord du 3e périphérique Est 64662288
Hôtel Kempinski 50, avenue Liangmahe, Chaoyang 64653388
China World Hotel 1, avenue Jianguomenwai 65052266
Hôtel des invités de l'Etat Diaoyutai Sanlihe, Haidian 68591188
Grand Hôtel de Chine 35, avenue Dongchanganjie 65137788
Great Wall Sheraton Hotel 10, avenue Dongsanhuan-beilu 65003388
Hôtel New-World Jingguang Hujialou,Chaoyang 65018888
Hôtel Kunlun 2, avenue Xinyuannanlu, Chaoyang 65003388
Hôtel New Otani Chang Fu Gong 26, avenue Jianguomenwai 65125555
Palace Hotel 18, ruelle Jinyu Wangfujing 65128899
Hôtel Shang-La de Beijing 29, avenue Zizhuyuanlu 68412211
Swissotel au Centre Hongkong-Macao Echangeur Dongsishitiao 65012288
Hôtel New Century 6, rue Shoudu tiyuguanlu 68492001
Holiday Inn Crowne Plaza de Beijing 48, rue Wangfujing 65133388
Hôtel Toronto de Beijing 3, avenue Jianguomenwai 65002266
Hôtel Capitale 3, Qianmendongdajie 65129988
China Resources Hotel 35, avenue Jianguo, Chaoyang 65012233
Continental Grand Hotel 8, avenue Beichendonglu, Andingmenwai 64915588
Hôtel Colline Parfumée Dans le parc de la colline parfumée 62591166
Gloria Plaza Hotel 2, avenue Jianguomennan 65158855
Hôtel de l'Amitié 3, rue Baishiqiao 68498888
Holiday Inn Lido Avenue Jiangtai, Chaoyang 64376688
Hôtel international 5, avenue Jianguomennei 65126688
Hôtel Jianguo 5, avenue Jianguomenwai 65002233
Madarin Hotel 21, avenue Chegongzhuang 68319988
SAS Royal Hotel 6A, Nord du 3e périphérique Est 64663388
Hôtel Dynastie Tianlun 50, rue Wangfujing 65138888
Hôtel Xiyuan 1, avenue Sanlihe, Haidian 68313388
Hôtel Yuyang 18, avenue Xinyuanxili-zhongjie, Chaoyang 64669988
Hôtel du Centre des expositions de Beijing 135, avenue Xizhimenwai 68316633
Centre des Media 11B, avenue Fuxing 68514422
Hôtel Minzu 51, Fuxingmenneidajie 66014466
Novotel Beijing 88, avenue Dengshikou, Dongcheng 65138822
Hôtel Olympique 52, avenue Baishiqiao 62176688
Poly Plaza 14, avenue Dongzhimen-nandajie 65001188
Hôtel Yulong 40, avenue Fucheng, Haidian 68415588
Hotel Tianqiao 11, avenue Xijing, Xuanwu 63012266
Hôtel Taiwan 5, ruelle Jinyu Wangfujing 65136688
Hôtel Xinqiao 2, Dongjiaominxiang, Chongwenmen 65133366
Hôtel Yuexiu 24, avenue Xuanwumendongdajie 63014499
Hôtel Yanjing 19, avenue Fuxingmenwai 68536688
Hôtel Qianmen 175, avenue Yong'an 63016688

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Le Palais impérial, situé en plein centre-ville, occupe un rectangle de 960 m sur 750 m, soit une superficie de 720 000 m2. Cet édifice colossal aux toitures vernissées jaunes est entourné d'une muraille pourpre de 10 mètres de haut, et encore protégé par une douve large de 50 mètres.

Quatre bastions, surmontés chacun d'un pavillon à la toiture aussi jaune, flanquent l'enceinte aux quatre angles. Quatre portes donnent accès au palais, soit une sur chaque mur : au sud, Wu Men (la Porte du Midi ), au nord, Shen Wu Men (la Porte de la Fierté divine), à l'est et à l'ouest, Dong Hua Men et Xi Hua Men (les Portes fleuries de l'Est et de l'Ouest). On pénètre par la Porte Tian An Men, puis franchit deux avant-cours, pour atteindre Wu Men, la plus grande des quatre portes.

Le Palais impérial appelait jadis la "Cité interdite pourpre". La couleur "pourpre", symboliquement attribuée à l'étoile polaire, signifie qu'elle était un centre cosmique. Après l'avènement de la République en 1912, la "cité interdite" n'était plus inaccessible au public.

La construction du palais commença dès la 4ème année du règne de l'empereur Cheng zu (1406) des Ming pour s'achever en 1420, soit 14 ans plus tard. Depuis son achèvement jusqu'à la Révolution de 1911, soit 491 ans durant, 24 empereurs y résidaient successivement. Les travaux de ce palais occupèrent 200 000 ouvriers et les matériaux de construction furent fournis par toutes les provinces du pays.

La hiérarchie féodale ainsi que le pouvoir suprême de l'empereur se concrétisaient dans l'architecture de l'ensemble colossal qui compte 9 999 pièces. Dans le chinois, le chiffre "9" est l'homonyme du caractère "Jiu" qui signifie la permanance et la durée. La répitition du chiffre 9 devait assurer à l'empereur la longue vie et à son pouvoir l'éternité. Par ailleurs, on pensait que si le palais de l'empereur du Ciel comptait 10 000 pièces, celui de l'empereur de Chine, considéré comme le fils célestre, devait être légèrement plus petit, soit une pièce de moins. Restauré ou réaménagé à plusieurs reprises sous de différentes règnes, le palais est en bon état de conservation.

La Citée interdite est divisée en trois parties : au sud, la cour extérieure destinée à la vie officielle (grandes cérémonies, réception de ministres et de diplomates étrangers); au nord, la cour intérieure reservée à la vie privée, et le jardin impérial.

Ces cours et leurs constructions s'ordonnent selon trois axes parallèles nord-sud; l'axe central est le plus important, les axes latéraux étant occupés par des appartements secondaires et des annexes.
La cour extérieure se compose de trois grandes salles: la Salle de l'Harmonie suprême,la Salle de l'Harmonie parfaite et la Salle de l'Harmonie préservée.

La cour intérieure, où logeaient l'empereur, l'impératrice et les concubines, comprend les trois Palais de derrière : le Palais de la Purté céleste, le Palais de la Tranquilité terrestre, le Palais de l'Union, et d'autres édifices dont les Six Palais de l'Ouest, les Six Palais de l'Est, le Palais de la Nourriture de l'Esprit,le mur aux neuf dragons.

Le Jardin impérial est le lieu de distraction et de promenade de la famille impériale.

Dans la construction du Palais impérial furent strictement observés la doctrine de yin et yang ainsi que les notions de Wuxing (cinq éléments: métaux, bois, eau, feu et terre), que les anciens philosophes chinois tenaient pour très importantes dans la culture chinoise. D'après ces sages, le sud était assimilé au yang , et le nord, au yin . C'est ainsi que les Trois Grandes Salles destinées aux grandes cérémonies se trouvaient dans le sud, et que la partie nord convenait aux batiments d'habitation.

Selon la pensée de wuxing, la terre, de couleur jaune, dominait les autres éléments, elle symbolisait le territoire du pays, c'est pourquoi toutes les toitures du Palais impérial étaient couvertes de tuiles vermissées jaunes. Le feu, en seconde place, étant assimilé au rouge, toutes les colonnes et les murs d'enceinte étaient peints de cette couleur.Les batiments du Palais impérial sont séparés les uns des autres par des murs percés de portes, mais aussi reliés pae des cours. L'ensemble des constructions est donc aussi magnifique qu'harmonieux.

Le palais abrite actuellement plus d'un million d'objets anciens de valeur: poteries peintes, jades, bronzes, peintures, calligraphies, porcelaines, objets d'art, sculptures, laques, etc.,qui sont étalés respectivement dans six expositions permanentes (trésors impériaux, horloges, céramiques et procelaines, objets d'art antiques, peintures chinoises et bronzes.) Quelque six cent mille objets précieux qu'il possédait ont été transportés à Taiwan pendant la guerre de Libération (1945 -1949.)

Témoin de la magnificence de la civilisation chinoise, le Palais impérial a été inscrit en 1987 sur la liste du patrimoine culturel mondial par l'UNESCO.

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Totalisant 6 350 km, la Grande Muraille, appelée en chinois Wan Li Chang Cheng (la longue muraille de 10 000 li), serait la seule construction humaine visible de la lune. Ce gigantesque ouvrage de défense de la Chine antique a plus de 2 000 ans d'existance. Durant l'époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), la Chine était divisée en états rivaux, qui construisirent des murs pour se protéger les uns des autres.

Lorsque le roi Ying zheng des Qin, ayant conquis les six autres royaumes, unifia le pays, il fit relier les systèmes de défense des Yan, Zhao et Qin sur la frontière nord pour se défendre de l'attaque des envahisseurs Xiong nu. La réalisation du projet prit 10 ans. 300 000 hommes (paysans, soldats et prisonniers) furent ainsi requisitionnés, soit une cinquième de la main-d'oeuvre du pays. La Grande Muraille de l'époque partait de Lintao (aujourd'hui Minxian dans le Gansu) pour aboutir à l'est du Liaoning, en passant par la Mongolie intérieure, le Shaanxi, le Shanxi et le Hebei. Elle serpentait sur les crêtes des montagnes, sur une longueur de plus de 5 000 km.

Par la suite, les travaux de consolidation et d'expansion furent accomplis tout au long des dynasties suivantes. Sous les Hans, la muraille fut prolongée vers l'ouest sur plus de 500 km, jusqu'à la Passe Jiayuguan (Gansu). Sous les Tang, les tribus nomades du nord furent vaincus et la frontière reportée plus au nord. La muraille n'était plus la ligne frontière qu'elle avait été. Elle fut abandonnée pour un temps, son importance stratégique étant perdue. Sous les Song, la frontière fut reculée vers le sud : les deux côtés de la muraille étaient alors occupés successivement par les Liao, les Jin et les Mongols.

Quand la dynastie des Yuan fut renversée et les Mongols, refoulés au nord de la muraille, un des premiers soucis des Ming fut de reconstruire la Grande Muraille pour prévenir leur retour. L'empereur Taizu, dès la première année de son règne, chargea le général Xu da d'accomplir le projet. Les travaux de reconstruction duraient 200 ans. Simple remblai en loess à l'origine, une grande partie de la muraille fut batie de nouveau avec d'énormes blocs de pierre et de grosses briques. La muraille fut échelonnée de nombreux forts (tour de guet, tour d'alerte, forteresse) et crénaux de décochement des flèches. La partie que l'on en visite de nos jours fut construite à l'époque des Ming.

La muraille des Ming, suivant le tracé de celle des Qin, s'étendait sur 6 350 km, en traversant neuf régions (Le Liaoning, le Hebei, Tianjin, Beijing, la Mongolie intérieure, le Shanxi, le Shaanxi, le Ningxia et le Gansu). Entre le fleuve Yalu (Liaoning) et la Passe Shanhaigun (Hebei), il ne reste rien de cette section, qui n'était formée que d'un remblai de terre. La section allant de la Passe Shanhaiguan à la Passe Jiayuguan (Gansu) est plus ou moins bien conservée, à cause de sa fortification en pierre.

Haute de près de 8 m en moyenne, la Grande Muraille avait 6,5 m de large à la base et 5,8 m au sommet. Son chemin de ronde était praticable pour cinq cavaliers marchant de front. Les tours de guet permettaient une surveillance permanante de la frontière ; les tours d'alerte étaient destinées à la transmission de signaux optiques. Si l'ennemi attaquait, on faisait des singaux de fumée le jour ou allumait le feu la nuit pour donner l'alerte. Sous les Ming, les gardiens tiraient des salves encore en allumant des feux d'alarme. Le nombre des feux et salves dépendait de la quantité des assaillants : un feu et une salve pour cent attaquants, deux feux et deux salves pour cinq cent, trois feux et salves pour un millier, quatre feux et salves pour dix mille, cinq feux et salves pour dix mille, ainsi de suite.

La construction de la muraille était un miracle. Cet ouvrage colossal a suscité la verve de voyageurs européens. On lit dans le "Voyage autour du monde" du Comte de Beauvoir (1867) un court passage suivant: "Ce spectacle est souverainement grand! Quand on songe que des hommes ont construit tant de murs, sur des points parraissant inaccessibles, comme pour opposer à la voie lactée, au ciel, une voie murée sur les cimes, on croit à un rêve... Oui, assurément, ce serpent de pierre fantastique, ces créneaux sans canons, ces meurtrières sans fusils... resteront dans mes souvenirs comme une vision magique."

Seules quatre sections de la muraille, soit les plus remarquables à Beijing, sont ouvertes au public : Badaling, Mutianyu, Jinshanling et Simatai. La longueur totale de la muraille de Beijing atteint 629 km, avec 827 terrasses, 71 cols et chateaux forts.

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Les Pékinois de vieille souche disent avec fierté que leur ville dispose de cinq autels (Tan). Ils sont l'Autel du Sol et des Moissons (centre-ville), l'Autel du Soleil (est), l'Autel de la Lune (ouest) le Temple du Ciel (sud) et l'Autel de la Terre. Ces édifices sont disposés d'après la doctrine du Yijing (Livre des Mutations) sur la corrélation entre le ciel, la terre, le soleil, la lune et l'homme. En architecture, le Temple du Ciel est le plus grand et le plus beau des cinq autels.

Situé à l'est de l'avenue Tian Qiao Nan Da Jie, le Temple du Ciel fut construit en 1544 et achevé en 1558 sous les Ming. Il fut réaménagé au 18e siècle, sous le règne de Qian long des Qing. L'édifice est entourné de deux enceintes de forme carrée (symbole de la terre) au sud et de forme ronde (celui du ciel) au nord, la première ayant 6,4 km de pourtour et la seconde, 4,1 km de circonférance. Les Chinois anciens croyaient que le ciel était rond et la terre, carrée.

Le Temple couvre une superficie de 270 hectares, soit le triple de celle du Palais impérial. Il comprend trois ensembles qui s'ordonnent selon l'axe nord-sud: le Tertre circulaire (Huan Qiu Tan), la Voute céleste impériale (Huang Qiong Yu) et la Salle de la Prière pour les Bonnes Récoltes (Qi Nian Dian), les deux premiers étant au sud et le troisième au nord. Ces trois édifices sont reliés entre eux par la Voie sacrée, une chaussée surélevée à 2,5 m du sol et longue de 360 m.

Sous les Ming et Qing, les empereurs s'y rendaient chaque année pour accomplir deux sortes de cérémonies: la prière pour les bonnes récoltes à Qi Nian Dian et l'hommage rendu au Ciel à Huan Qiu Tan. Ces cérémonies impériales se tenaient jusqu'en octobre 1911, date de la fondation de la République. En 1912, le Temple du Ciel fut ouvert au public et les gens simples pouvaient fouler le sol sacré. Aujourd'hui, les lieux sont aménagés en parc public.

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Situé en banlieue nord-ouest de Beijing, la plus pittoresque de la ville, le Palais d'été (Yi He Yuan) était une résidence impériale de plaisance sous les Qing.

Wan Shou Shan

Déjà en 1153, un empereur des Jin fit construire à cet endroit un premier palais, appelé à l'époque "Jardin des eaux d'or", pour y villégiaturer en été. Sous les Yuan, l'ingénieur Guo Shou jing fit agrandir le lac local, en y faisant confluer les eaux de la Fontaine de Jade et celles des sources de Chang ping. Le nouveau lac artificiel fut appelé le Lac de l'Ouest. A l'époque des Ming, le Temple de la parfaite Tranquillité y fut construit, ainsi que de nombreux pavillons, et cette localité portait le nom du "Jardin des Collines meveilleuses."

Les grands changements s'y opérèrent sous le règne de l'empereur Qian Long des Qing. Celui-ci ordonna les gigantesques travaux de construction pour le 60ème anniversaire de naissance de sa mère (1751.) Plusieurs sites furent aménagés à l'image du beau paysage du sud de la Chine qu'il avait admiré lors de son voyage d'inspection en province. L'empereur donna à la colline le nom de Colline de la Longévité millénaire (Wan Shou Shan) et au lac celui de Lac Kunming. Le parc fut appelé le Jardin des Vagues claires (Qing Yi Yuan.) Sa construction dura 15 ans (1750-1764) et coûta 4,8 millions de taels d'argent.

L'achèvement du parc formait avec les autres sites aménagés antérieurement un vaste ensemble de jardins impériaux, qui s'étendait sur 10 km2 et comprenait trois collines et cinq jardins: la Colline de la Fontaine de Jade (Yu Quan Shan), les Collines parfumées (Xiang Shan) et la Colline de la Longévité millénaire (Wan Shou Shan), ainsi que le Jardin du Printemps florissant (Chang Chun Yuan), le Jardin de la Perfection et de la Clarté (Yuan Ming Yuan), le Jardin de la Pure Clarté (Jing Ming Yuan) sur la Colline Yu Quan Shan, le Jardin de la Tranquillité agréable (Jing Yi Yuan) sur les Collines Xiang Shan et le Jardin des Vagues claires (Qing Yi Yuan) sur la Colline Wan Shou Shan, ancien nom du Palais d'été.

En 1860, l'Armée coalisée franco-anglaise envahit Beijing. Elle saccagea et brûla tous les jardins. Le Qing Yi Yuan subit le même sort. Il était en ruines jusqu'en 1885, lorsque l'impératrice douairière Ci Xi décida d'affecter à sa reconstruction les sommes préalablement à la création d'une flotte moderne. Les travaux durèrent dix ans pour se terminer en 1895. Ci Xi donna au parc son nom actuel: le Jardin de la Concorde (Yi He Yuan.) En 1900, l'Armée alliée des huit puissances investit Beijing. Le Palais d'été subit de nouvelles dépréciations et fut restauré partiellement en 1901 avec de grosses sommes après le retour de Ci Xi à la capitale. Le Jardin fut ouvert au public pour la première fois en 1924, lorsque le dernier empereur Pu Yi quitta Beijing. Mais peu de gens s'y rendirent en raison de la forte chérite du billet. Le jardin était laissé à l'abandon et ses édifices, délabrés.

C'est après 1949, date de la fondation de la république populaire que d'importants travaux de restauration y ont été ménés à bien.

Le Palais d'été était une des résidences permanentes de l'impératrice Ci Xi. A son retour de la fuite à Xi'an en 1900, celle-ci s'y installait définitivement jusqu'à son décès en 1908. Elle y menait un train de vie luxueux. Pour son seul déjeuner, composé de 128 plats d'ordinaire, il fallait avoir une centaine de cuisiniers et une cuisine de huit pièces. Passionnée d'opéra de Pékin, elle déboursa en une seule fois un demi-million de taels d'argent pour les costumes des acteurs et le décor. La célébration de son 60ème anniversaire engloutit 5,4 millions de taels d'argent.

Dong Gong Men

Ayant passé sous un grand portique en bois (pailou) et contourné un mur-écran (ying bi), on arrive à l'entrée principale du Jardin de la Concorde, appelée Dong Gong Men (la Porte des Palais de l'Est.) Le jardin a encore deux portes, situées respectivement au nord et à l'ouest. D'une superficie de 290 ha, le parc impérial se divise en trois parties: la zone de la vie politique (centrée sur la Salle Ren Shou Dian), celle de résidence impériale et le lieu de la promenade: le Lac Kunming et la Colline de la Longévité millénaire.

Après avoir traversé une première cour flanquée de communs au nord et au sud, on atteint la Salle de la Bienveillance et de la Longévité (Ren Shou Dian), l'édifice principal du parc, où l'empereur donnait ses audiences.

Derrière le Ren Shou Dian se trouvaient les résidences de l'impératrice douairière Ci Xi, de l'empereur Guang Xu et de sa femme. Cette partie comprenait le Palais des Vagues de Jade (Yu Lan Tang), la Résidence Yi Yun, le Palais de la Joie et de la Longévité (Le Shou Tang), le Palais de l'Harmonie et de la Vertu (De He Yuan). Ces batiments sont reliés par une cinquantaine de corridors et galeries couvertes.

A partir du Palais Le Shou Tang, une Longue Galerie couverte (Chang Lang) longe le bord du lac Kunming, en reliant entre eux les divers édifices échelonnés au pied de la Colline de la Longévite millénaire. Les principaux autres sites du Palais d'été sont regroupés en trois grands ensembles: les bords du lac et le versant sud de la colline (Le Palais des Nuages ordonnés, la Pagode du Parfum de Bouddha); les lacs de derrière et le versant nord de la colline (le Jardin de l'Harmonie, la Rue de Suzhou); et le Lac Kunming.

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La dynastie des Ming durait 276 années (1368-1644.) Seize empereurs y régnaient. Mais les tombeaux impériaux des Ming abritent les sépultures de treize d'entre eux. Le fondateur de la dynastie, Zhu Yuanzhang, fit construire son tombeau à l'est de Nanjing, qu'il avait choisi comme capitale.

Le deuxième empereur, petit-fils de Zhu, fut évincé à cause d'un coup d'Etat déclenché par son oncle, le troisième empereur. Celui-ci transféra la capitale à Beijing. Après lui, tous les successeurs, sauf le septième qui fut détrôné, firent aménager leur mausolée aux environs de Beijing.

Dès la haute antiquité, les souverains de Chine avaient la coutume de faire construire à proximité de leur capitale-et généralement de leur vivant-d'imposants mausolées ou ils étaient inhumés après leur mort. Ayant transféré la capitale à Beijing, l'empereur Yong le (le 3ème) choisit le site de son tombeau selon les conseils de ses géomanciens.Dans la Chine antique, le site fut choisi avec grand soin, en tenant compte de la théorie de "feng shui" (théorie du vent et de l'eau.) Le choix fut fixé sur une plaine protégée au nord par les Monts Tian Shou shan (Longévité Céleste), qui, se dressant en hémicycle, empêchaient les mauvais effluves apportés par les vents (feng) de la steppe, avec une rivière coulant devant eux, qui permettait aux eaux (shui) de venir passer doucement sur le devant des tumulus. Ce site est abrité à droite et à gauche par la Montagne Long (Dragon) et la Montagne Hu (Tigre), comme gardiens de l'entrée de la nécropole.

Les Tombeaux de Shi San Ling des Ming (les Treize Mausolés des Ming), à 50 km au nord-ouest de Beijing, sont situés dans un vaste cirque mesurant 5 km.du nord au sud et 3,5 km.de l'est à l'ouest (40 km de pourtour), limité jadis par un mur rouge (du côté de la vallée) ou par de simples poteaux placés par intervalles sur les cimes des montagnes. Cet espace ainsi déliminité était interdit à tout mortel étranger au service des tombeaux. Ni la culture de champs, ni la coupe d'arbres, ni l'extraction de pierres n'y étaient permises. Nul ne pouvait y pénétrer à cheval, pas même l'empereur régant, qui mettait à pied à l'entrée. A la garde de cette nécropole était préposée une garnison, à son entretien, une abondante administration et un grand nombre de serviteurs, dont les fonctions étaient héréditaires.

Un chemin de 7 km, appelé la "Voie Sacrée", traversait du sud au nord la nécropole impériale. Il commençait par Shi Pai Fang (Portique en pierre) pour se terminer à l'entrée de la principale sépulture Chang Ling, celle de l'empereur Yong Le, en passant par Da Hong Men (la Grande Porte rouge), Bei Ting (le Pavillon de la Stèle), l'Allée des Statues, Long Feng Men (la Porte du Dragon et du Phénix.) Les 12 autres tombeaux impériaux étaient construits alentour. Chaque tombeau comprenait trois parties: 1) des édifices où l'on offrait des sacrifices, 2) la tour de la stèle, 3) le tumulus recouvrant le caveau souterrain où était déposé le corps de l'empereur. Mais les dimensions des 13 sépultures varient selon qu'elles furent construites avant ou après la mort de l'empereur y reposant. Le corps une fois inhumé, le conduit d'accès du caveau était obturé, soit en principe condamné à jamais.

Le caveau n'était rouvert qu'en des occasions exceptionnelles, lorsque l'on y déposait le corps d'une impératrice ou parfois d'une femme secondaire favorite, morte après l'empereur. Les sacrifices (boeuf, mouton, riz, etc.) étaient offerts lors du Qing ming (la Fête des Morts), du Zhong yuan (le 15 du septième mois lunaire), du solstice d'hiver, du dernier jour de l'année et de l'anniversaire du décès du défunt inhumé.

De ces 13 tumulus, seul le tombeau Ding Ling, celui de l'empereur Wan li, a été exhumé en 1956. Les fouilles ont mis au jour un grand nombre d'objets funéraires de grande valeur.

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Au sud de la Porte Tian An Men s'étend une grande esplanande, appelée la Place Tian An Men, sur une superficie de 440 000 m2 (500 m d'est en ouest et 880 m du sud au nord), soit 50 ha.. Il s'agit du plus grand square du monde, capable de reçoir 1 million de personnes. La place est entournée de célèbres édifices: à l'ouest le Palais de l'Assemblée populaire nationale (siège du parlement), appelé aussi le grand Palais du Peuple, à l'est le Musée de la Révolution et le Musée de l'Histoire, et au sud le Mémorial du président Mao. Au coeur de la place se dresse le Monuement aux Héros du Peuple.

Sous les Ming et Qing, cette place n'existait pas. L'espace était occupé par les batiments des ministères et de principaux bureaux, alignés aux deux côtés d'une allée nord-sud qui menait de la Porte Zheng Yang Men, appelée aussi la Porte Qian Men, à la Porte Tian An Men. Un mur d'enceinte entourait cet espace et l'on ne pouvait y accèder par trois portes: les Portes du Tigre et du Dragon à l'est et à l'ouest et la Porte Da Qing Men au sud. Pour se rendre d'un c?té de la ville à l'autre, on devait faire le tour par le sud de la Porte Qian Men.

Une partie de ces constructions fut démolie après la chute de l'empire, donnant naissance à un embryon d'esplanade. La place est devenue telle qu'elle est aujourd'hui, après les travaux d'aménagement faits au lendemain de l'avènement de la Chine nouvelle, et notamment grace au projet d'embellissement réalisé en 1958-1959 pour fêter le 10ème anniversaire de sa naissance. Le square est traversé par une grande avenue est-ouest, appelée Chang An Jie (Avenue de la Paix durable.)

La Place était le théatre de plusieurs rassemblements politiques populaires après la chute des Qing. Le 4 mai 1919, une grande manifestation estudiantine s'y passée pour protester contre le traité de Versailles qui décidait de confier au Japon les anciennes concessions allemandes au lieu de les restituer à la Chine.
C'est sur cette place que le 1er octobre 1949, le président Mao Zedong hissa solennellement le drapeau rouge aux cinq étoiles, en proclamant l'avènement de la République populaire de Chine. C'est là aussi qu'ont lieu la parade militaire et le défile populaire tous les cinq ou dix ans à l'occasion de la fête nationale.

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Construit en 1694, le Temple des Lamas, appelé en chinois Yong He Gong (Palais de l'éternelle Harmonie), le plus grand et le mieux conservé des monastères de Beijing, est situé dans le nord-est de la ville, à proximité du Temple de Confucius et du Collège impérial (Guo Zi Jian).

Ce fut à l'origine l'ancienne résidence de Yun Zheng, le 4ème fils de l'empereur Kang Xi, qui devint vacante en 1723, lorsque le prince succèda au trône après le décès de son père. Elle fut transformée en lamaserie en 1744 sous le règne de Qian Long, fils de l'emperuer Yong Zheng qui fut mort accidentellement en 1735. La tradition des Qing voulait que si un prince devint l'empereur, son ancien palais devait être converti en temple. A l'époque, trois cent lamas tibétains s'installaient dans le monastaire. Tous les jours, ils se regroupaient à heures fixes pour psalmodier ensemble les soutras rédigés en tibétain. Pendant la grande fête religieuse s'y tenait la cérémonie solennelle. La "danse des diables", exécutée en cette occasion, attira une foule de gens. Après le renversement de la dyanstie des Qing en 1911, le temple était tombé dans l'état piteux; les édifices étant délabrés et certains des lamas, réduits à la mendicité. Après la libération, le monastère a été remis en état.

Le Yong He Gong (66 400 m2) se compose de cinq salles avec une vaste avant-cour où se dressent trois beaux portiques d'époque de Qian Long, repartis respectivement au centre, à l'est et à l'ouest. Ayant passé par le portique central, on suit un chemin de cent mètres pour entrer dans la cour intérieure où sont disposés aux quatre angles la Tour de la Cloche (déstinée au réveil des lamas), la Tour du Tambour (destinée à la grande cérémonie religieuse), et deux pavillons des stèles. Au fond de la cour se dresse la Salle des Gardiens célestes (Tian Wang Dian.) Elle abrite au centre la statue de Maitreya (bouddha rirant à gros ventre), alias le Bouddha de l'Avenir, flanquée à chaque c?té de deux gardiens célestes écrasant chacun deux démons aux pieds. Ces quatre gardiens diffèrent par la couleur (blanche, bleue, rouge et verte), la figure et l'arme (Pipa-instrument musical, épée, ruban et ombrelle.) Derrière l'écran, face au nord, s'élève la statue de Wei Tuo, le protecteur du Bouddhisme.

Derrière le Tian Wang Dian, on voit au centre d'une cour un pavillon carré à double toiture (construit en 1792) abritant une grande stèle de pierre, qui porte sur les quatre côtes des textes gravés en quatre langues (han, mandchoue, mongole et tibétaine) relatant l'histoire du lamaisme. Devant le pavillon s'élève un énorme et magnifique vase en bronze de 1,4 m de haut aux motifs de deux dragons se disputant la perle et de trois lions jouant le ballon. C'est l'un des deux vases de ce genre qui subsistent en Chine. Derrière le pavillon se dresse un pic en bronze appelé la Montagne Xumi, qui selon le bouddhisme, est la reine des montagnes, le centre de l'univers et aussi le paradis bouddhique.

Au fond de la cour se trouve la Salle de l'éternelle Harmonie (Yong He Dian), qui abrite les éffigies des Trois Bouddhas: au centre, Sakyamuni, fondateur du bouddhisme et bouddha du présent; à droite, Kasyapa, bouddha du passé; à gauche, Maitreya, bouddha de l'avenir. Aux deux côtés de la salle s'aligent les statues de 18 arhats (Luohan), disciples de Sakyamuni. Au coin nord-est de la salle s'élève une statue de Ksitigarbha (bodhisattva qui juge les ames avant leur réincarnation et les délivre de l'enfer.) Les deux galeries latérales de la cour sont quatre salles réservées à l'étude des lamas, connues sous le nom de Salles des Quatre Connaissances : celle des soutras (destinée à l'enseignement de la philosophie bouddique et de la doctrine de l'école exotérique) et celle des mathématiques (destinée à l'enseignement de l'astronomie) à l'ouest, et celle des mantras (destinée à l'enseignement de la doctrine de la secte ésotérique) et celle de la médecine (destinée à l'enseignement de la médecine) à l'est.

La troisième salle, Yong You Dian (Salle de l'éternelle Protection), abrite aussi trois bouddhas: au centre, Amitayus, bouddha de la longévité; à gauche, Simhanada, bouddha prédicateur; à droite, Bhaisajyaguru, bouddha de la médecine.

La quatrième salle, Fa Lun Dian (Salle de la Roue de la Loi), est la plus grande du Temple, où les lamas se réunissent pour prier en commun ou tenir la grande cérémonie. Batie sur un plan en croix grecque et couverte d'une toiture de style tibétain avec cinq stûpas dorés, elle renferme une grande statue en bronze doré de Tsong Kapa assis, fondateur de la secte jaune du lamaïsme. Haute de 6,1 m et fondue en 1924, le colosse repose sur un socle en forme de lotus, avec une épée à l'épaule gauche et un canon à l'épaule droite, qui sympolisent respectivement la puissance et la sagesse. Devant lui est posée une petite statue de Sakyamuni. Les murs latéraux sont décorés de belles fresques relatant l'histoire biographique de Sakyamuni, depuis sa naissance jusqu'à sa fondation du bouddhisme. Les étagères devant les murs sont chargées de canons bouddhiques précieux. Derrière l'écran on voit un ouvrage en stuc coloré appelé "le Mont des cinq cent arhats."

Le Pavillon des Dix Mille Bonheurs (Wan Fu Ge) est la cinquième et dernière salle. C'est un batiment à trois étages, relié à deux pavillons latéraux par des galeries suspendues. Au centre de la salle se dresse une statue colossale en pied de Maitreya (haute de 26 m, dont 8 m au-dessous du sol et 18 m au-dessus du sol), taillée dans un seul tronc de santal. Elle est la plus grande statue en bois de ce genre en Chine. Ce tronc, offert en don par le Dalai Lama d'époque pour la lamaserie, fut acheminé du Tibet. Son transport durait trois ans. A l'est du Wang Fu Ge se trouve le Pavillon du Bouddha illuminé (Zhao Fu Lou), qui était le lieu des offrandes de la mère de Qian Long.

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Situé au nord-ouest du Palais impérial, le Parc Beihai (Lac du Nord), un jardin traditionnel impérial, se compose principalement d'un lac et d'une colline, sur une surface de 68 hectares, dont 39 ha sont couverts par des surfaces d'eau.

Déjà au Xe siècle, les empereurs firent aménager à cet endroit un palais de plaisance. Sous la dynastie des Jin (1115-1234), qui fixa sa capitale à Zhongdu (Beijing), on y creusa un lac et fit avec des terrassements un îlot artificiel, appelée l'île Qiong Hua. Cet îlot devint sous le règne de Kubilay Khan, le centre de Dadu, capitale des Yuans (1271-1368.) Un plan de la nouvelle ville fut ainsi tracé à partir de ce point central. Des palais furent édifiés sur les rives du lac, rebaptisé "Lac Taiyi." L'îlot changa aussi de nom: "la Colline de la Longévité millénaire." Marco Polo mentionnait la ville dans son "Livre des Merveilles."

Au début du XVe siècle, sous les Mings, un grand pont en pierre fut construit sur le lac, qui fut divisé en deux. La partie nord s'appelait toujours Beihai et celle du sud Zhonghai (Lac du Milieu.) Puis, on creusa plus au sud un lac appelé Nanhai (Lac du Sud.) Les Lacs du Milieu et du Sud, connus sous le nom de Zhongnanhai, sont occupés aujourd'hui par le gouvernment central et le siège central du Parti communiste chinois. C'est sous les Qing, notamment sous le règne de Qian Long, que de grands travaux de construction y furent entrepris pour la célébration du 80e anniversaire de sa mère. Ils durèrent 30 ans. Bien qu'étant saccagé en 1900 par l'Armée coalisée des huit puissances lors de son invasion à Beijing, le parc est le plus ancien jardin impérial bien conservé en Chine, grace aux travaux de restauration menés depuis la Libération en 1949.

Le parc s'étend autour de l'île Qiong Hua (île aux Hortensias), sur laquelle se dresse la Dagoba blanc ou la Pagode blanche (Bai Ta.) Il compte également beaucoup de beaux sites tels que les Cinq Kiosques-Dragons, l'Ecran aux Neuf Dragons et le Petit Ciel de l'Ouest, ainsi que la Citadelle ronde.

Le parc a un restaurant plus que septuagénaire, renommé pour ses plats confectionnés selon l'art culinaire de la cour impériale.

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NOM ADRESSE
Centre commerciaux
Centre commercial Chengxiang Fuxinglu
Centre commercial Parkson Fuxingmen
Magasin Chang'an Boulevard Fuxingmenwai
CVIK Plaza Boulevard Jianguomenwai
Maison commerciale Qianmen Boulevard Qianmendongdajie
Maison des achats Longfu Rue Longfusi
Magasin Landao Dongdaqiao, Chaoyangmenwai
Cité commercial Fuxing Boulevard Fuxingmenwai
Centre commercial Xidan Rue Xidanbeidajie
Grand Magasin de Beijing Rue Wangfujing
Magasin Guiyou Boulevard Jianguomenwai
Modern Palaza Avenue Haidian
Magasin Concorde Rue Dongxidongdajie
Centre Lufthansa Au nord du 3ème périphérique Est
Boutiques d'antiquités
Magasin de l'Amitié de Beijing Boulevard Jianguomenwai
Cité des antiquités de Beijng A l'ouest de l'échangeur Huawei, 3ème périphérique Sud
Magasin d'objets d'artisanat Rue Wangfujing
Marchés aux puces
Marché aux puces Haiwangcun de la rue Liulichang Rue de la culture antique de Liulichang
Le Studio Rongbaozhai à Liulichang Rue Hourongxing
Marché Hongqiao Porte nord du parc du Temple du ciel
Marché aux puces Panjiayuan Quartier Jinsong
Bijoux et objets d'art
Magasin de l'Amitié Boulevard Jianguomenwai
Magasin des objets d'artisanat Baikongque Rue Beibinhe Deshengmenwai
Magasin des objets d'artisanat Huaxia Rue Wangfujing
Palais des Beaux-Arts et des objets d'art de la Chine Echangeur Fuxingmen
Soiries Société de tissus et de soieries Yuanlong 55, rue Tiantan
Boutique de tissus et de soiries de Beijing Avenue Qianmen
Boutique internationale de tissus et de soieries de Beijing Anhuili, Andingmenwai
Tapis
Société d'import-export de tapis de Beijing Village Songzi, Fengtai
Boutique de tapis Molong Magasin Guomao, Jianguomenwai
Meubles antiques et imitations
Usine de meubles de style chinois 64, avenue Yongdingmenwai
Cité des meubles de bois d'eucalyptus Weiyi 37, Dongjiaominxiang
Pharmacies
Pharmacie Wangfujing 267, rue Wangfujing
Pharmacie Qianmen 34, boulevard Qianmen
Pharmacie Tong Ren Tang 24, Dazhalan boulevard Qianmen
Librairies
Librairie de livres en langues étangères Wangfujing Rue Wangfujing
Librairie chinoise Ruelle de la Culture antique, Liulichang
Librairie Diqiucun 24, rue Baiwanzhuang
Cité du livre Haidian 31, rue Haidian
Timbres Société nationale de Philatélie de Chine 2, boulevard Xuanwumendongdajie
Marché des produits philatéliques Yuetan Au parc Yuetan
Articles récréatifs et sportifs
Boutique d'articles de wushu Grande Muraille 11A, rue Tongqing, Haidian
Boutique de matériel d'artistes Baihua En face du Palais des Beaux-Arts de Chine
Boutiques hors taxe
Boutique hors taxe pour le personnel diplamatique étranger en Chine 1, nord du 3ème périphérique Est
Boutique hors taxe de Beijing A l'ouest de l'étrangeur Huawei, 3ème périphérique Sud

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Indicatif de Chine: 0086
Indicatif de Beijing: 010
Incendie: 119
Alerte à la police: 110
Météo: 121
Accident de circulation: 122
Panne de téléphone: 112
Numéros téléphoniques: 114
Téléphone longue distance: 113 (informations)
116 (pour la ligne nationale)
115 (pour la ligne internationale)
Communication sans fil: 1860 (service professionel)
1861 (frais)
Centre de secours d'urgence: 120
Emission télévisée: 125
Code postal: 63037132
Hôtel de ville: 63088080 (agent de service)
Dénonciation: 63848720
Sécurité publique: 62010663
Dépôt de plaintes: 65130828 (pour le tourisme)
66012620 (pour le taxi)
64562101 (pour l'aviation civile)
Office de notaire: 67013131
Panne d'électricité: 63129999
Panne d'eau courante: 64019433 (arrondissement Dongcheng)
64661205 (arrondissement Zhaoyang)
Panne de chauffage: 65085943
Panne de gaz: 65022414
Panne de gaz naturel: 64269603
Association municipale des Consommateurs: 63011234
La CAAC: 66017755 (informations)
66013336/6667 (réservations)
Aéroport la Capitale: 64563604/05/06/08 (informations)
26697666 (horaire d'avions)
64591114 (transport de bagages)
Gare de Beijing: 65634432/3662 (informations)
Gare ouest de Beijing: 63216253/6263/6273 (informations)
Horaire de chemins de fer: 1608160

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Opéra de Pékin

L'opéra de Pékin, qui remonte à la fin du 18ème siècle, est une synthèse de musique, de danse, d'art et d'acrobatie. Tant par influence que par interprétation, il prime tout autre en Chine.

Deux catégories de pièces y coexistent : l'une,
appelée « pièce civilisée », met l'accent sur le chant et le dialogue ; l'autre, connue sous le nom de « pièce martiale », est marquée par le combat et le saut périlleux. En plus, quelques pièces entrent dans la catégorie du mélange des deux.

Les acteurs parlent le dialecte de Pékin, sauf quelques mots qui ont une prononciation propre l'opéra.

Les techniques d'interprétation comprennent Chang (chant), Nian (dialogue), Zuo (jeu) et Da (art martial). L'acteur (actrice) chante en accompagnement de la mélodie de« xipi (musique exprimant la vive émotion) ou de celle de« erhuang (musique exprimant la tristesse profonde). Il dialogue avec le ton de yun bai »ou celui de jing bai. L'art de jeu consiste en mouvements chorégraphiques de corps et gestes de main. Quant l'art martial, il est constitué essentiellement par le saut périlleux et l'acrobatie.

La musique de l'opéra de Pékin porte le style « plaque et cavité ». Le rythme de sa mélodie est gracieux et agréable à l'oreille. La mélodie, divisée en « xipi » et « erhuang », comprend plusieurs tempos : le directeur, l'original, le lent, le rapide et le discontinu. Le jeu s'effectue en accompagnement des instruments à corde, à percussion et à vent, tels que jinghu (violon chinois à deux cordes avec un registre haut), yueqin (guitare en forme de lune), sanxian (instrument à trois cordes pincées), suona (instrument à vent semblable au hautbois), le cor, la flûte, le tambour, la cymbale et les grand et petit gongs.

Le maquillage est stylisé dans l'opéra de Pékin, tout comme le chant et le jeu. Il s'inspire des masques des danseurs d'opéra sous les Dynasties des Tang, des Song et des Yuan. Mais il relève et exagère les caractérisques dominantes des personnages. La couleur du visage peint traduit le caractère et la personnalité du role. Le rouge est le symbole de la droiture et de la loyauté ; le blanc, celui de la sournoiserie et de la ruse. Le bleu personnifie la vigueur, le bravoure et la témérité, tandis que le jaune représente le personnage intelligent, mais non extraverti. Le noir symbolise l'honnêteté, et le brun, l'opiniatreté et l'entêtement.

Les accessoires comprennent le costume, le chapeau, les chaussures et le fourniment. Ils jouent le rôle important dans la présentation d'un personnage sur la scène.
Ce costume, qui a dérivé de l'habit traditionnel de vie courante, a pourtant son propre style. Il s'appelle "Xing Tou" dans le jargon du théatre. Le port du costume dans l'opéra est indépendent du temps, de la saison et de la pièce. Tout rôle d'empéreur, par exemple, sous quelque dynastie qu'il vit, porte toujours la robe à motif de dragon. Mais c'est un costume très expressif. Si le personnage endosse une cape, sa tenue suggère qu'il fait froid ou nuit, ou qu'il va sortir. Par ailleurs, le statut du rôle se traduit aussi par la couleur du costume.

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La Fête du Printemps
Plusieurs fêtes traditionnelles chinoises tirent leur origine dans les activités agrcioles. Du temps ancien, quand les cultivateurs ont rentré la recolte abondante, ils ont organisé des réjouissances publiques. Lors des désastres naturels, ils ont fait des sacrifices au Dieu et aux ancêtres pour obtenir leur bonne grace. Les variations saisionnières du climat, telles que la floraison printanière et la vive clarté de la lune en automne, leur soulevent aussi le désir d'avoir de beaux jours. Les activités de ce genre se faisaient fréquentes pour devenir des rites finalement. La Fête du Printemps est la plus grande célébration de ce genre en Chine. A ce que l'on sait, elle était à l'origine un sacrifice que l'on faisait en hiver dans la société primitive. Entre la fin de l'hiver et le début du printemps, le clan a tenu une grande réunion, où les participants ont apporté des produits de chasse, de peche et de terre. Ils sacrifiaient ces aliments en remerciement du Dieu, puis des ancêtres, pour la bénédication accordée à la nature (montagnes, fleuves, soleil, lune et étoiles). Après la cérémonie, ils partageaient les offrandes, tout en dansant et chantant à satiété.

La célébration n'était pas régulière au début. Elle est devenue plus tard la coutume à la fin de chaque hiver. Au fil des années, on la fixait entre les derniers jours de l'année courante et les premiers jours de l'année suivante. Après l'effrondrement de la société primitive, le sacrifice a changé de forme et de contenu. Il est devenu en fin de compte une fête saluant le départ de l'année passée et la venue du nouvel an. D'ou vient le nom de la Fête du Printemps.

Les dates des fêtes traditionnelles chinoises sont déterminées selon le calendrier lunaire. La Fête du Printemps donne le coup d'envoi du Nouvel An Lunaire. Elle s'appelle aussi Guo Nian en chinois ( se tenir à l'écart du monstre Nian).

Les légendes sont diverses au sujet de l'origine de Nian. La version la plus répandue est que Nian était un animal féroce légendaire de l'époque antique. Il avait le corp de taureau et la tête de lion. Se réfugiant dans les profondeurs des montagnes, il dévorait de petits bêtes comme repas. Au fort de l'hiver, faute de gibiers suffisants, il quittait son antre pour les villages du voisinage, où il attrapait des animaux domestiques et voire des êtres humains. De peur de sa férocité, les villageois ont fui le foyer. Longtemps après, les gens se sont aperçu que Nian, bien que cruel, redoutait trois choses : la couleur rouge, le feu vif et le bruit étourdissant. Ils ont trouvé ainsi les moyens d'empêcher Nian d'entrer en village.

On a peint en rouge la porte de la maison et allumé le feu devant avant l'intrusion de Nian. En outre, les villageois ont frappé des objets pour faire du bruit assourdissant. Ainsi, la bête n'osait plus y pénétrer.

Cette tactique est devenue après la tradition, qui continue d'année en année. Plus tard, les gens ont trouvé que le bambou, une fois brûlé, produit un son d'explosion. Au fil des annees, le bambou brûlé faisait place au pétard. C'est conformément à cette tradition que les Chinois d'aujourd'hui font éclater toujours des pétards pendant la Fête du Printemps.

Le déjeuner du premier jour du Nouvel An lunaire est très important. Mais le repas diffère selon les régions. Les nordistes prennent le Jiaozi, un ravioli en forme de croissant de lune. On dit que cet aliment date de 1600 ans en Chine. Son nom signifie la conjonction de la fin du jour et du commencement d'un autre, autrement dit le minuit. Selon les archives, la population d'époque, qu'elle habitait dans le nord ou le sud, se nourrissait du ravioli le Jour du Nouvel An lunaire. Progressivement, les sudistes ont choisi d'autres aliments comme repas du Nouvel An, parce que la region méridionale abondait en riz.

En plus du ravioli, on mange aussi la nouille, Niangao (gateau de riz glutineux) et Tangyuan (boulette de riz glutineux farcie) comme repas courant de la fete. La nouille symbolise en Chine la longévite, tandis aue Niangao (traduction litterale : année élevée) signifie l'élévation du niveau de vie d'année en année. L'aliment Tangyuan est le symbole de la grande reunion familiale.

L'échange de visites à domicile constitue une activité sociale importante durant la Fête du Printemps. Il remonte au temps féodal où les mandarins devaient se rendre à la cour imperiale pour adresser leur voeu à l'empereur. Aujourd'hui, ce genre de visite se popularise entre proches et entre amis. Il s'effectue tout au long de la fête qui dure plusieurs jours. A partir du 10ème siècle, sous la dynastie des Song, les Chinois se sont donné mutuellement des cartes de voeu pendant la Fête du Printemps. Cette courtoisie se limitait au debut aux hommes de haut statut. Elle témoignait de la situation sociale de l'expéditeur de cartes. C'est sous la dynastie des Ming, c'est-a-dire trois cent ans plus tard, que cette pratique s'est propagée parmi les simples gens. Elle se poursuit encore de nos jours.

Le spectacle de fête est varié et coloré. La danse du lion et la danse du dragon sont executées traditionnellement tout au long du festival. Elles ne sont pas inteprêtées uniquement par les professionnels, mais aussi par des paysans, marchands ambulants et artisans.

La marche sur l'échasse est aussi une manifestation très populaire, notamment dans le nord du pays. Découlant de la cueillete de fruits aux hauts arbres à l'aide de cet outil, elle a été transformée plus tard en danse floklorique. Les danseurs montés sur des échasses executent aujourd'hui des acrobaties très difficiles, voire jouent des opéras.
Durant la fête se sont organisées aussi de grandes foires. Vous y assisterez à ce spectacle varié et pourrez même essayer de marcher sur l'échasse ou d'exécuter la danse du dragon ou celle du lion.

Ces festivités traditionnelles sont bien concervées aujourd'hui dans les regions rurales. En revanche, des citadins ont rompu avec ces traditions, à cause de la cadence accélérée du mode de vie. Ils se telephonent le veou seulement durant la fête, par exemple, au lieu de s'envoyer des cartes comme par le passé. Le voyage touristique devient le gout des citadins au cours de la fête. Par ailleurs, les pétards sont interdits dans les grandes métropoles chinoises pour raison de sécurité.

Il semble de plus en plus difficile de maintenir ces traditions aujourd'hui. Il se peut que nos descendants ne les connaitront que dans les manuels et les livres.

La Fête de la Lanterne
La Fête de la Lanterne, la Fête Yuanxiao en chinois, tombe le quinzième jour du premier mois de l'an lunaire. Elle ferme les festivités de la Fête du Printemps, qui durait jadis une vingtaine de jours, y compris les préparatifs antérieurs. Le Yuanxiao passé, tout revenait à la normale. Le mot "yuan" signifie "premier", et "xiao", "nuit". L'expression veut dire que la pleine lune fait sa première apparition après le Nouvel An. Le disque de la lune symbolise la réunion familiale.
Sur l'origine de cette fête, la version est diverse. L'explication digne de foi est que la fête a rapport à la religion. Elle découle de la culte de l'immortel Taiyi, le dieu chargé du destin de l'humanité. Ayant 15 dragons à sa disposition, il a le pouvoir d'infliger à l'humanité des chatiments tels que la sécheresse, la tempête, la famine et la peste. Les empérueurs chinois, à commencer par Qinshihuang, le premier à avoir unifié la Chine, ont tenu chaque année des cérémonies solennelles pour prier Taiyi qu'il donnait un bon climat et une bonne santé à eux et à leur peuple. Ce sacrifice a pris une grande ampleur sous la dynastie des Han, grace aux soins particuliers de l'empereur Wudi, qui l'a classée en 104 av. J.C. parmi les plus importants événements de l'empire.
Une autre version relie la fête au taoisme. Le dieu de la richesse Tianguan du taoisme est né le quinzième du premier mois du calendrier lunaire. Il avait une passion particulière pour le spectacle. Ce jour-là, ses adeptes organisent de diverses représentations, en le priant qu'il leur donne la chance de s'enrichir.
La troisième version met l'accent sur la lanterne. Sous le règne de l'empéreur Mingdi de la dynastie des Han de l'Est, soit au premier siècle, le bouddhisme a envahi la Chine. Son influence était alors faible en Chine. Un jour, l'empéreur a rêvé d'un homme d'or debout sous la vo?te du palais impérial. Ce visiteur inattendu s'est hissé soudain au ciel et a disparu dans la direction de l'ouest, lorsque l'empéreur lui a demandé qui il était. Le lendemain, il a depêché un érudit en pélerinage en Inde, à la recherche du soutra bouddhique. Au terme de son voyage de plusieurs milliers de km, le pélerin est rentré avec le livre saint. L'empéreur a fait construire un temple destiné à abriter le sutra et une grande statue de Bouddha. Les fidèles étaient convaincus que le tout-puissant bouddha pouvait dissiper les ténébres. Sous l'ordre de l'empéreur, ses sujets ont organisé une gigantesque exposition de lanternes. D'ou vient la Fête de la Lanterne.
Cette coutume continue aujourd'hui. Pourtant, la lanterne n'est plus ce qu'elle était jadis. Elle est multicolore et multiforme.
Sous la dynastie des Sui, au 6ème siècle, l'empéreur Yangdi a invité les envoyés diplomatiques à assister à l'exposition de lanternes et aux festivités de gala. Un siècle après, sous la dynastie des Tang, la manifestation s'est prolongée et durait trois jours. Le couvre-feu levé, la population a célébré la fête nuit et jour. Beaucoup de poèmes d'époque décrivaient la liesse de la population.
Sous la dynastie des Song (du 10ème au 13ème siecle), l'exposition a duré 5 jours et les festivités se sont étendues à de nombreuses grandes agglomérations. La lanterne s'est enrichie quant à la forme et au contenu : elle était faite d'émails colorés ou de jades précieux, et ornée de motifs de personnage de conté populaire.
Les plus grandes illuminations de l'histoire chinoise ont eu lieu dans la première moitié du 15ème siècle, sous la dynastie des Ming. L'empéreur Chengzu a fait établir en plein coeur de Pekin un grand centre d'expositions de lanternes, devenu aujourd'hui une rue animée, connue sous la denomination de Dengshikou (Entrée du Marche aux Lanternes). Le centre était le jour un marché aux lanternes, et à la tombée de la nuit, une attraction pour les habitants de la ville, sous les lumières de mille et mille lanternes bariolées.
De nos jours, ce genre d'exposition se tient toujours à travers le pays, le 15 janvier du calendrier lunaire. La ville de Chengdu, province du Sichuan ( ouest de la Chine), par exemple, organise chaque année en cette occasion une gigantesque foire de lanternes au Parc de la Culture, qui baigne dans une mer de lumières. Le lampion le plus impressionnant constitue d'un dragon doré tournant en spirale autour d'une colonne haute de 27 mètres et crachant des feux d'artificie de la gueule.
En plus des divertissements et des lanternes, les Chinois ont l'habitude de prendre un aliment appelé Yuanxiao (portant le même nom de la fête), une boulette de riz glutineux farcie. Cette coutume, qui remonte à la dynastie des Jin de l'Est au 14e siècle, s'est popularisée sous les Tang et les Song, trois cent ans après. La boulette a une double farce, sucrée ou salée. La première contient un simple ou plusieurs ingrédients : sucre, noix, sésame, osmanthus, pétales de rose, orangeat, pate d'haricot et pate de jujube. La farce salée est composée de viande hachée, de légumes ou d'un mélange des deux.
La facture de Yuanxiao diffère selon les régions. Dans les provinces méridionales, on façonne à la main une boulette de farine de riz et la farcit ensuite, avant de l'arrondir finalement. Pour les nordistes, ils pressurent la farce d'abord avant de la couper en petits morceaux. Puis, ils les mouillent et les mettent dans un grand panier chargé de farines de riz sèches, qu'ils oscillent de haut en bas, de droite à gauche. Ils mouillent de nouveau les petites farces enrobées d'une couche de farine et les remettent dans le panier oscillant, et ainsi de suite. Les farces font boule de neige jusqu'à plusieurs couches de farine.
La coutume de consommer Yuanxiao se conserve aujourd'hui. Mais cette denrée est plus raffinée et plus savoureuse que jamais.

La Fête des Morts
La Fête Qingming (la fête des morts) tombe le 4 avril. Ce jour-là, les Chinois se rendent au cimetière pour rendre hommage aux proches défunts. Le mot "Qing" signifie "clarté", et "Ming" veut dire "brillant". La fête annonce la venue du printemps et la sortie des gens après un long hivernage.
Le jour précédent de Qingming s'appelle Hanshi (aliment froid en français). Ce nom a son origine dans une anécdote historique : Durant la Période des Printemps et Autonmes, au 7ème siècle, le Duc Xiao, le monarque de l'Etat de Jin, nourrissait l'intention de priver l'ayant droit du prince héritier Shen Sheng, son fils ainé, au profit de Li Ji, l'enfant de sa concubine favorite. Plus tard, Shen Sheng a été assassiné, et le second fils Chong'er s'est enfui, ayant appris que le même sort lui tomberait.
Le fugitif et son entourage vivaient en vagabondage pendant 19 ans. Sans feu ni lieu. Un jour, il était à l'agonie après plusieurs jours de famine. Un de ses sujets fidèles, Jie Zitui, a prélevé un morceau de chair sur sa propre jambe et l'a servi à son maitre, qui s'est remis rapidement de sa faiblesse extrême. En 636 av. J.C., Chong'er a réussi finalement de monter sur le trône, avec le titre officiel du Duc Wen de l'Etat de Jin. Au lendemain de son intronisation, il a récompensé sa suite d'époque, sans se remémorer pourtant l'offrande de Jie Zitui. Celui-ci, le coeur brisé, a quitté le pays. Lorsque le Duc s'est rappelé plus tard la fidélité de Jie, il a envoyé des gens à sa recherche. Ayant appris sa demeure, le Duc s'y est rendu en personne pour lui demander de pardonner sa négligence et de retourner dans le palais ducal. Mais Jie a refusé son offre et s'est retiré dans les profondeurs des montagnes, si bien que personne ne l'a plus trouvé. Des fonctionnaires ont proposé au duc d'incendier la région montagneuse pour forcer Jie d'en sortir et lui assurer une vie aisée. La proposition a été acceptée. On a mis le feu dans les montagnes. L'incendie durait trois jours. Jie Zitui y a été trouvé, adossé à un grand arbre et portant sur le dos sa mère. Mais ils sont morts tous les deux.
Fortement navré, le Duc a decrété la construction d'un monastère à la mémoire de son plus fidèle sujet et l'interdiction d'allumer le feu à l'anniversaire de sa mort. Tout le pays devait manger l'aliment froid ce jour-là qui s'appelait après "Hanshi". D'ailleurs, on se rendait le même jour au tombeau de Jie Zitui pour lui rendre hommage.
Ce n'est que sous la Dynastie des Qing, il y a 300 ans environ, que la coutume de consommer le repas froid au jour de "Hansi" a été supplantée par la tradition de Qingming, celle d'offrir des sacrifices aux ancêtres.
Dans la Chine antique, Qingming n'était pas le seul jour à faire le sacrifice. Les cérémonies de ce genre se tenaient fréquemment, à raison d'une fois par quinzaine, sans compter les autres cultes. Par ailleurs, le rituel de ces cérémonies était aussi complexe que coûteux.
Sous la Dynastie des Tang, en 732 après J.C. l'empéreur Xuanzong, en vue de réduire les dépenses rituelles, a décrété que la cérémonie à la mémoire des ancêtres n'avait lieu que le jour de Qingming et dans le cimetière. Cette coutume se conserve toujours. En cette occasion, les descendants balaient les feuilles mortes, enlèvent de mauvaises herbes et mettent tout en ordre autour des tombeaux. Ainsi Qingming s'appelle-t-il aussi le jour de grand nettoyage. Aux environs de la Fête des Morts, les Pékinois affluent à Babaoshan, le plus grand cimetière de la ville, pour rendre hommage à leurs proches défunts.
Qingming est non seulement le jour de culte, mais aussi le signe annonciateur du printemps. Beaucoup de poètes sous les Tang ont consacré des vers à Qingming. Citons en exemple le poème de Han Hong :
Les chatons fleurissent profusément à travers la capitale,
Une scène significative du paysage printanier.
Sous le souffle du vent d'est le jour de l'Aliment froid,
Les saules pleureurs se courbent dans la cour imperiale.
Quand la nuit tombe doucement,
Les chandeliers s'allument dans le Palais Han.
Vers les cinq grandes maisons des nobles,
S'envole la fumée argentée des bougies.
Qingming était aussi l'un des sujets favoris des peintures traditionnelles chinoises. Sous les Song, Zhang Zeduan a fait un tableau fameux, intitulé "Qingming Shanghetour (Scène de vie le long du fleuve le jour de Qingming". Cette peinture sur soie (5,5 m de long sur 0,25 m de large), une des plus précieuses de Chine, est en parfaite conservation dans le Musée du Palais Impérial (la Cite Interdite Pourpre) à Beijing. Elle représente une vue panoramique de la vie sociale de l'époque : une route à circulation intense au bord de la rivière, des foires sur les champs, des villages pleins de vie, des ruelles bondées de gens de professions diverses et d'age divers : fonctionnaires, marchands, soldats, lettrés et porteurs, ainsi que hommes, femmes, jeunes et vieux. Le tableau totalise environ 500 personnes et une vingtaine de bêtes, sans compter des véhicules, chaises à porteurs, ponts et bateaux. Il illustre de façon vivante les festivités et l'animation de la vie sociale d'alors le jour de Qingming.
Le printemps est la saison du cerf-volant, notamment dans le nord de la Chine, où il fait beaucoup de vent. Le lancement de cet engin est en vogue aux environs de Qingming. Le cerf-volant pourrait être inventé il y a plus de 2000 ans par un menuisier légendaire nommé Lu Ban. Il était fait primitivement de bois, sous le nom de Mu Yuan ("Mu" signifie "bois" et "Yuan", "épervier" ). Ce groupe de mots veut dire "épervier de bois". Plus tard, il s'appelait "Zhi Yuan", car le papier (qui se prononce "Zhi" en chinois) a ete employé à la place de bois dans la fabrication. Le cerf-volant n'était pas uniquement un divertissement à l'époque. Il a été utilisé à des fins militiaires. Les archives mentionnent des cerfs-volants gigantesques capables de porter un homme en air, destinés à observer les mouvements de l'ennemi. Il y a 1 500 ans, l'empéreur Wudi a employé cet engin volent pour lancer des appels au secours, alors qu'il etait assiégé par des troupes ennemies à Nanjing.
Sous les Tang, on attachait au cerf-volant un mince plaque de bambou, qui vibrait au souffle du vent, produisant le ronronnement, un son semblable à celui du Zheng, un instrument musical chinois d'époque. D'ou vient son nom chinois "Feng Zheng" (le groupe de mots signifient "Zheng à vent").
Sous les Qing, on lachait fréquemment la ficelle lorsque le cerf-volant prenait une haute altitude, dans l'espoir que l'engin s'en allait avec la mauvaise chance et les maladies. Par contre, celui qui ramassait le cerf-volant abandonné pourrait récolter le malheur.
Les fanas aimaient le lancer dans la nuit. Ils accrochait à la ficelle de petites lanternes colorées avec des bougies allumées dedans. Le ciel de nuit est parsemé d'"étoiles multicolores", quand une douzaine de cerfs-volants planaient ensemble en l'air.
Chaque printemps, des Pékinois lancent sur la Place de Tiananmen des cerf-volants de formes et dimensions diverses. Le plus grand est le dragon ou le mille-pattes de cent mètres de long, composé de cent sections. Le festival du cerf-volant de Weifang, province du Shandong (Est de la Chine) attire chaque année des milliers de concurrents et touristes venus de tous les coins du monde.

Le Festival de la Péniche de Dragon
Le festival, connu sous l'autre nom de "Duanwu", se tient chaque année le cinquième jour du cinquième mois du calendier lunaire chinois. Conformément à la tradition millénaire, les Chinois mangent ce jour-là Zongzi, un gateau de riz glutineux en forme de pyramide, enveloppé d'une feuille de roseau ou de bambou, et assistent à la compétition de péniches de dragon.
La farce de cet aliment varie selon les localités. Dans le nord de la Chine qui foisonne en jujubiers, le gateau est souvent garni de ces fruits. Pour celui du sud, les rembourrages sont différents. Le district de Jiaxing (sud-est de la Chine) est célébré pour Zongzi bourré de porc. Dans la province du Guangdong, il contient plusieurs ingrédients : porc, jambon, chataigne et autres. Leur mélange donne un bon saveur. Le gateau du Sichuan (sud-ouest de la Chine) se mange avec une sauce sucrée. La coutume de consommer cet aliment pendant la Fete Duanwu se conserve toujours chez la grande majorité des Chinois. Mais ils le mangent aussi dans le reste de l'année.

La compétition de péniches à tête de dragon constitue une manifestation populaire de fete. Le bateau, en forme de dragon, est peint en plusieurs couleurs : rouge, jaune, blanche et noire. Sa longeur varie entre 20 et 40 mètres. Il a des dizaines de rameurs à bord. Le navire avance dans le roulement des tambours et sous le guide du capitaine, qui debout sur l'avant, agite en cadence un fanion pour coordonner les mouvements des rameurs. Avant le départ des bateaux, une cérémonie a lieu en l'honneur du Roi du Dragon.

La compétition offre un beau spectacle : la tonnerre des tambours, l'agitement de drapeaux multicolores et les cris des supporteurs de chaque camp, massés sur les deux rives du fleuve. Aujourd'hui, la manifestation est devenue une épreuve sportive dans le sud de la Chine.
Durant la fête, les anciens chinois chassaient les mauvais esprits et tuaient les insectes nuisibles à l'aide de réalgar qu'ils considéraient comme un antidote contre les toxiques. Les membres de chaque famille buvaient le vin à réalgar et les parents écrivaient avec ce vin le mot Wang (roi) sur le front des enfants.
La tradition de la Fete Duanwu passent de génération en génération, depuis des milliers d'années. Où tire-elle son origine? Les vues sont partagées chez les savants.
Certains considèrent que la Fête Duanwu était consacrée à la culte du dragon. Dans le temps ancien, les Chinois croyaient que cet animal légendaire était le dieu chargé de l'eau, élément vital pour l'agriculture et la vie quotidienne. C'est pour cette raison qu'ils manoeuvraient des péniches de dragon pour le plaisir du dieu et offraient à ce dernier le gateau Zongzi, en vue de s'assurer suffisamment d'eau toute l'année.
D'autres s'expliquent differemment sur ce sujet. Quant aux simples gens, ils sont presque unanimes à partager l'avis que la fête est destinée à commémorer le grand poète chinois Qu Yuan, décédé il y a plus de 2 000 ans.

Né en 340 avant J.C. sous les royaumes combattants, il était un noble de l'Etat de Chu. A l'époque, 7 royaumes se combattaient l'un l'autre à la conquête de la suprématie. Parmi eux, Qin était le plus puissant et Chu, le plus grand en superficie. Ce dernier était en décadence, alors que Qu Yuan assumait le poste de vice-premier ministre, chargé de droit et de diplomatie. Per?evant l'ambition dangereuse de Qin, Qu a proposé la reforme politique et l'alliance avec Qi, l'état voisin de Chu, pour assurer la sécurité de la patrie.
Sous les paroles démagogiques de ses vassaux soudoyés par l'envoyé special de Qin, le Duc de Chu a été dissuadé d'accepter l'offre de Qu. et se tenait à l'écart de ce dernier. En fin de compte, Qu a été expulsé et vivait en exil pendant 20 ans.
Durant cette période, Qu a constaté, le coeur brisé, que sa patrie s'affaiblissait de jour en jour. En 278 ans avant J.C., la capitale de Chu a été occupée par des troupes de Qin. Plongé dans une vive souffrance, il a composé le poème Lisao ("Lamentation" en francais), le plus fameux de sa poèsie. Déséspérant de l'avenir de la patrie, il s'est suicidé en se jetant dans la riviere Milo, le 5eme jour du 5eme mois du calendrier lunaire.
Malgre sa mort, le grand poète vit toujours dans les coeurs pour sa loyauté à son pays et à son peuple. Dans ce poème, on lit entres autres :
"Je pousse un profond soupir et essuie mes larmes,
En voyant mon peuple se courber sous le poids des douleurs et de l'effroi.
...
Mon coeur est touché par leurs souffrances,
Notre territoire je ne peux quitter..."

A la mémoire de ce poète patriote, une compétition de péniches de dragon a lieu dans le Milo, le jour de son décès. La manifestation symbolise le repêchage de son corps, et le jet de gateaux Zongzi en rivièere est destiné à attirer et nourrir les poissons,pour qu'ils se tennent à l'écart de la depouille du patriote.
Littérairement, Qu Yuan était le premier poète chinois. Auparavant, la Chine n'avait pas de poèmes que des chansons populaires. Le style de sa poésie est dénommé Chu Ci plus tard.

La Fête de la Mi-Automne
La Fête tombe le quinzième jour du huitième mois du calendrier lunaire : les ancêtres chinois croyaient que l'automne embrasse une période de trois mois (le septième, le huitième et le neuvième) de l'année lunaire.
Ses festivités datent de plus de 2 000 ans. Sous les dynasties féodales, lorsque l'empéreur priait le ciel qu'il donnait une bonne année, le matin du quinzième jour du deuxième mois lunaire était destiné à la culte du soleil, et le soir du quinzième jour du huitième mois lunaire, à l'adoration de la lune. Ce jour-là, le "fils céléstre" allait faire des sacrifices au Temple de la Lune à l'ouest de Pékin, aujourd'hui devenu un parc ouvert au public.
Pour les cultivateurs d'époque, la mi-automne était plutôt la moisson. La récolte abondante leur faisait la joie, en dissipant leur fatigue issue du travail dur. Le 15 aout du calendrier lunaire leur offrait ainsi l'occasion de fêter la bonne moisson.
Les membres de la famille paysanne se réunissaient la nuit dans leur cour pour contempler la pleine lune faisinante, en savourant les offrandes après la cérémonie religieuse. Pour les enfants, c'était l'occasion d'écouter de nombreux contes légendaires sur la lune.
Le conte le plus répandu relate l'envol d'une fée vers la lune : Il y a bien longtemps, une sécheresse horrible frappait la Terre. Sous l'effet de la chaleur caniculaire de dix soleils suspendus dans le ciel, les arbres et les herbes étaient desséchés, les sols craquelés, et les rivières taries. Beaucoup de gens étaient morts de faim et de soif.
Le Roi Céleste a dépêché Hou Yi au secours des sinistrés. Ce dernier a descendu neuf soleils à l'aide de son arc rouge et des flêches blanches. Aussitot après, le climat s'est rafraichi. Les pluies battantes ont rempli de nouveau les rivières et fait revivre les arbres et les herbes. Tout est revenu à la normale.

Un jour, une jeune fille du nom de Chang'e prenait le chemin de retour, une jarre à la main, lorsqu'elle a rencontré Hou Yi qui lui a demandé un peu d'eau potable. A la vue de ses armes, elle a reconnu que le garçon était le sauveur du monde. Ayant satisfait sa demande, elle a ceuilli un bouquet de fleurs qu'elle lui a offert en signe de respect. Le "chasseur du soleil" lui a donné en contrepartie une fourrure de renard argenté. Etant tombés amoureux lors de cette rencontre, ils se sont mariés peu après. Comme ils sont mortels, Hou Yi a décidé, en vue d'éterniser leur vie d'amour, de chercher le philtre de longue vie. Il s'est rendu aux Monts Kunlun où résidait la Deesse Mère de la Reine de l'Ouest.
Touchée par sa fidélité à l'amour, la Grande Mère lui a remis la remède à base de fruit de l'arbre de longévite, en lui disant : le breuvage doit être partagé par le couple s'il veut vivre longtemps ensemble. Dans le cas où l'un des conjoints l'avale tout seul, il (elle) monterait en vol à la lune, où il (elle) vivra à jamais en tant qu'immortel.
Après son retour, l'archeur a confié ce conseil à sa femme, décidant de boire l'élixir ensemble le quinzième jour du huitième mois lunaire, lorsque la pleine lune apparait.
Un garçon méchant, nommé Feng Meng, a entendu en cachette leur conversation. Il voulait vivre immortel avec Chang'r, au détriment de Hou Yi. L'occasion se présentait enfin. Un jour, il a assassiné Hou quand ce dernier rentrait de la chasse.
Le meurtrier a forcé la femme de Hou à céder le philtre. A la nouvelle de la mort de son mari, la veuve pleurait à chaudes larmes et l'a avalé tout seule. Sous l'effet du breuvage magique, elle a decollé et volé vers la lune sur le champ.

Ayant aluni, Chang'e a decidé de vivre sur la lune, le corp céleste le plus proche de la Terre. Elle y menait une vie sobre et calme. Immortelle, elle pensait pourtant au monde des mortels, sans jamais oublir son amour pour le mari et les gens qui avaient partagé le heur et le malheur avec elle.
Pendant plusieurs siècles écoulés, les Chinois comparaient la vicissitude de l'existence d'un homme à la variation de la lune, qui va de la croissance à la decroissance comme la joie alterne avec la peine, et la séparation avec le rassemblement dans le monde humain. La pleine lune, en forme ronde, symbolise la réunion. C'est ainsi que la Fête de la Mi-Automne s'appelait également la Fête de la Réunion. Ce jour-là, les membres de la famille ont la coutune de se réunir au domicile des parents. Celui qui reste ailleurs a naturellement la nostalgie de son foyer et de ses parents.
Aujourd'hui, les festivités sont variées. On ne reste plus toujours chez soi après le diner-réunion de la famille. Beaucoup de gens vont assister aux variétés de spectacle dans le parc ou sur la place publique. A Guangzhou (Sud de la Chine), la gigantesque exposition traditionnelle de lanternes attirent chaque année durant la fête une grande foule de gens. Les illuminations des lampions diverses, au nombre de milliers, ajoutent à la clarté de la lune.
Le spectacle de la marée montante apparue à la fête de la Mi-Automne au fleuve Qiantang, province du Zhejiang (Est de la Chine), est également impressionnant. Sous l'effet de la forte gravitation entre le soleil, la Terre et la lune sur la mer, les flots déferlent furieusement, d'autant plus que l'embouchure du fleuve est très étroit comme le clairon. Massés au bord du fleuve, les touristes assistent au roulement des vagues successives, qui atteignent au plus haut trois métres et demi.
La célébration de la fête diffère selon les localités. Mais durant la fête, tous les Chinois suivent la coutume de consommer le gateau de lune. Le récit sur le gateau en forme de lune remonte au 14ème siècle. A l'époque, la Chine était sous la domination cruelle des Mongols. Les paysans chinois ont décidé en secret de se révolter dans la nuit de la Fête de la Mi-Automne. Profitant de la coutume de s'offrir mutuellement des gateaux de lune pendant la fete, l'organisateur a fourré le billet portant le plan de soulèvement dans les gateaux. L'insurrection a été lancée à la date fixe et couronnée de succès.
Le gout du gateau varie selon les régions. Celui de Beijing est sucré avec la farce de jujube ou de fève. Le plus délicieux est le gateau de Guangdong, bourré de plusieurs denrées : sésame, amende, noisette, noix de coco, grains de lotus et jaune d'oeuf.

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La Chine et les USA discutent de la sécurité, du désarmement et de la non-prolifération
Le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing a rencontré, mardi à Beijing, John Bolton, sous-secrétaire d'Etat américain chargé du contrôle des armements et des affaires de la sécurité internationale.

Li a dit que les relations sino-américaines ont eu de nouveaux progrès depuis l'année dernière. Les échanges approfondis des points de vue et la coopération coordonnée sur d'importants problèmes concernant la sécurité internationale avaient contribué à la paix et à la stabilité aussi bien globales que régionales, a- t-il ajouté.

Bolton est à Beijing pour assister au 3e round des consultations sino-américaines sur la sécurité stratégique, sur le désarmement multilatéral et sur la non-prolifération au niveau de vice-ministre des Affaires étrangères.

Bolton a apprécié le développement stable des relations et s'est montré d'accord pour renforcer la coordination et la coopération sur les problèmes concernant la paix et la sécurité internationales.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et Bolton ont échangé, lundi à Beijing, les vues sur le problème nucléaire coréen.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Yesui a aussi eu, lundi, le 3e round de consultations avec Bolton. Les deux parties se sont montrées convaincues que les consultations aideraient à renforcer la compréhension mutuelle et étaient mis d'accord pour continuer le dialogue et la coopération.

Sous Cette Rubrique

La Russie exhortée à coopérer avec la Chine sur le problème à propos de la saisie par la police de Moscou de marchandises
La Chine soutient tous les efforts visant à assurer la stabilité sur la Péninsule coréenne, a dit Zhang Qiyue
La Chine étudiera le discours de Bush et l'ISP
La visite du PM danois sera importante, selon Zhang Qiyue
La Chine a confiance dans les perspectives de la coopération sino-roumaine, selon le Premier ministre chinois
Beijing fixe les objectifs de développement pour 2004
Un responsable du Bureau de la Supervision de la Sécurité se rend dans la ville de Jilin

La Russie exhortée à coopérer avec la Chine sur le problème à propos de la saisie par la police de Moscou de marchandises
La porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Zhang Qiyue, a exhorté, mardi à Beijing, la Russie à coopérer avec la Chine pour résoudre le problème concernant la saisie par la police de Moscou de marchandises des commerçants chinois.

Lors de raids du 9 au 12 février, des agents du Ministère russe de l'Intérieur ont emporté une grande quantité de marchandises de plus de 300 stands loués par des commerçants chinois sur un marché, citant le manque de documents légitimes sur l'entrée de ces marchandises.

Pourtant, ces marchandises sont entrées en Russie par la voie légitime.

Zhang a dit lors d'une conférence de presse que l'ambassade de Chine à Moscou avait envoyé des responsables sur place pour résoudre le problème. L'ambassade et le Ministère chinois des Affaires étrangères ont également négocié avec les autorités russes, les exhortant à s'abstenir d'actions extrêmes.

La Chine appelle la partie russe à rendre les marchandises et à assurer les droits légitimes des citoyens chinois, a dit Zhang.

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La Chine soutient tous les efforts visant à assurer la stabilité sur la Péninsule coréenne, a dit Zhang Qiyue
"La Chine a déployé de grands efforts pour résoudre le problème nucléaire sur la Péninsule coréenne, et elle soutient tous les efforts pour assurer la paix et la stabilité sur la péninsule ainsi qu'une situation dénucléarisée," a dit, mardi à Beijing, la porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères Zhang Qiyue.

Zhang a dit que la durée du second round des pourparlers à six, dont la Chine, la République populaire démocratique de Corée (RPDC), les Etats-Unis, la République de Corée, la Russie et le Japon, serait décidée selon les progrès des pourparlers.

"Diverses parties ont montré une attitude flexible et pragmatique sur les pourparlers et elles souhaitent discuter les problèmes substantiels," a dit Zhang, qui a ajouté que la Chine et les parties concernées étaient encore en train de consulter sur les problèmes à discuter.

La Chine étudiera le discours de Bush et l'ISP
Le gouvernement chinois étudiera sérieusement le récent discours du Président américain George W. Bush sur la non-prolifération et ses propositions pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive (ADM), a affirmé, mardi à Beijing, la porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, Mme Zhang Qiyue.

Zhang a dit que John Bolton, sous-secrétaire d'Etat américain chargé du contrôle des armes et des affaires de la sécurité internationale, venait de visiter la Chine pour le 3ème round de consultation sino-américaine au niveau de vice-ministre des Affaires étrangères sur la sécurité stratégique, le désarmement multilatéral et la prévention contre la prolifération.

La prévention contre la prolifération était le centre de la consultation. La partie américaine a élaboré le discours de Bush le 11 février et expliqué l'Initiative de sécurité contre la prolifération (ISP).

La partie américaine a espéré pouvoir obtenir la compréhension et le soutien de la Chine sur ce problème, a ajouté la porte- parole.

La Chine a exprimé sa position contre la prolifération et son soutien à la coopération internationale sur la non-prolifération, a-t-elle ajouté.

Zhang a noté que la Chine comprenait les inquiétudes des pays participant à l'ISP à propos de la prolifération des ADM, ajoutant que la Chine approuvait les principes et les objectifs de l'ISP sur la prévention contre la prolifération.

La Chine a souligné l'importance de la résolution des problèmes sur la prolifération par les voies politiques et diplomatiques, a- t-elle précisé.

La Chine et les Etats-Unis conviennent de poursuivre le dialogue sur l'ISP, a conclu la porte-parole.

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La visite du PM danois sera importante, selon Zhang Qiyue
La prochaine visite en Chine du Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen serait importante dans l'histoire des relations bilatérales sino-danoises, a dit, mardi à Beijing, le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères Mme Zhang Qiyue.

Zhang annoncé que Rasmussen effectuerait, du 24 au 28 février, une visite de travail en Chine sur l'invitation du Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Rasmussen rencontrerait Wen et d'autres leaders chinois. Les deux parties signeraient des accords de coopération sur le tourisme, sur la protection de l'environnement et sur la construction navale, selon le porte-parole.

Les relations bilatérales ont connu un développement rapide au cours de ces dernières années et les deux pays ont augmenté leurs échanges, a dit Mme Zhang.

Le montant du commerce bilatéral a atteint 2,5 milliards de dollars avec un fort taux d'accroissement, a-t-elle ajouté.

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La Chine a confiance dans les perspectives de la coopération sino-roumaine, selon le Premier ministre chinois
La Chine a pleinement confiance dans les perspectives de la coopération sino-roumaine, a dit, lundi à Beijing, le Premier ministre chinois Wen Jiabao lors d'une rencontre avec son homologue roumain Adrian Nastase.

Wen a dit que la Chine attachait de l'importance à ses relations avec la Roumanie et qu'elle renforcerait davantage ses relations bilatérales sur la base des principes du respect mutuel, de l'égalité, des avantages réciproques et de la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures.

Cette année marque le 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques sino-roumaines, a dit Wen, qui a ajouté que l'amitié entre les deux pays ainsi qu'entre les deux peuples n'avait point changé et que la Chine et la Roumanie avaient toujours maintenu la confiance mutuelle, le soutien réciproque et l'assistance mutuelle malgré les changements internationaux au cours des années passées.

Il a aussi souligné que les relations bilatérales de l'économie et du commerce se développeraient tout comme les relations politiques bilatérales, et avec un champ de coopération élargie.

Nastase, qui est en visite en Chine en tant que membre d'une délégation socialiste internationale, a dit que la Roumanie attachait une grande importance à ses relations avec la Chine et qu'il était content de voir que les projets de coopération bilatérale sur l'économie et le commerce qu'il avait discutés lors de sa visite en Chine l'année dernière se trouvaient déjà en cours.

La partie roumaine est sûre que les relations politiques entre les deux pays contribueraient à renforcer la coopération bilatérale de l'économie et du commerce et elle souhaite travailler avec la Chine pour de nouveaux résultats dans la coopération bilatérale dans divers domaines.

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Beijing fixe les objectifs de développement pour 2004

Ouverture de la 2ème session de la 12ème Assemblée populaire municipale de Beijing

Le gouvernement municipal de Beijing est déterminé à réaliser une croissance de 9% de son produit intérieur brut (PIB) pour l'année courante, a dit Wang Qishan, maire intérimaire de Beijing, dans un rapport d'activités du gouvernement municipal présenté à la 2ème session de la 12ème Assemblée populaire municipale de Beijing qui s'est ouverte lundi à Beijing.

Beijing espère encore enregistrer une augmentation de 13% de ses recettes annuelles, a-t-il poursuivi.

Les revenus disponibles par habitant urbain et les revenus nets par habitant rural devront augmenter de plus de 6%.

Le gouvernement municipal travaillera à maintenir le taux de réemploi des chômeurs inscrits dans ses arrondissements urbains au- dessus de 60% et le taux du chômage au-dessous de 2,5%.

En même temps, l'administration fera tout son possible pour stabiliser l'indice des prix à la consommation à 102% environ et pour baisser le taux de croissance naturelle de la population à un taux inférieur à un pour mille.

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Un responsable du Bureau de la Supervision de la Sécurité se rend dans la ville de Jilin
Sun Huashan, directeur adjoint du Bureau de la Supervision de la Sécurité de Chine, a quitté Beijing dimanche à 20h30 pour se rendre dans la ville de Jilin de la province du Jilin, en Chine du Nord-Est.

Dimanche à 11h20, un incendie s'est produit dans un immeuble commercial de cinq étages de la ville de Jilin. Selon les statistiques faites dimanche à 17h00, 51 personnes ont été tuées et 71 autres blessées dans cet accident.

Sun aidera le gouvernement local à diriger les opérations de secours et mènera une enquête sur la cause de l'incendie sur place.

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La Chine élabore un règlement sur l'administration financière pour le contrôle de la grippe aviaire
Le gouvernement chinois vient d'élaborer un règlement selon lequel il va indemniser tous les aviculteurs dont les volailles sont obligatoirement abattues dans la lutte contre la grippe aviaire.

Selon le règlement sur l'administration financière de la grippe aviaire, élaboré conjointement par le ministère des Finance et le ministère de l'Agriculture, le gouvernement va donner une allocation aux fermiers qui ont vacciné leurs volailles volontairement ou sous la contrainte.

En vertu de la loi, toutes les volailles dans un rayon de 3 km du site, où des cas suspects ont été confirmés ou identifiés, doivent être abattues et toutes les volailles dans un périmètre de 5 km doivent être vaccinées.

Le coût de la quarantaine et de l'immunisation sera partagé par les départements financiers aux niveaux provincial, municipal et de district.

Les frais de surveillance de la grippe aviaire seront ajoutés dans les budgets central et local. Des régions faisant face à des difficultés financières recevront une assistance accordée par le gouvernement central, a stipulé le règlement.

Le ministère des Finances a attribué la première partie des compensations le 30 janvier.

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La durée du deuxième round des négociations à six n'est pas encore déterminée pour le moment, selon le porte-parole du Ministère des A.E.
La durée du deuxième round des négociations à six sur le problème nucléaire de la Péninsule coréenne n'est pas encore déterminée pour le moment, a déclaré Zhang Qiyue, porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'un point de presse régulière tenu jeudi à Beijing.

Ces derniers temps, les consultations sur la durée du deuxième round des négociations à Six sont très denses, a dit Zhang, ajoutant que le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, vient de terminer sa visite au Japon, et qu'il va visiter la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Mme Zhang a indiqué que la partie chinoise procédait à des consultations avec les Etats-Unis, la Russie et la RPDC, et que les diverses parties prendront des arrangements nécessaires pour la durée concrète de la réunion, après des consultations et de nouveaux échanges des points de vues.

Le premier round des négociations à Six a duré trois jours allant du 27 au 29 août 2003.

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Prochaine visite en Chine d'un bâtiment de guerre de la Septième Flotte américaine
Blue Ridge, le navire de commandement de la Septième Flotte des forces navales américaines visitera le port de Shanghai (dans l'est de la Chine) du 24 au 28 février, a révélé jeudi à Beijing Zhang Qiyue, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Zhang a déclaré, lors d'une conférence de presse régulière, que les deux parties sont en train de faire les préparatifs pour cette visite.

Les contacts militaires entre la Chine et les Etats-Unis seront diversifiés davantage et porteront sur plus de sphères en 2004, a affirmé Zhang, en ajoutant qu'il y aura des visites à haut niveau, des contacts entre académies et des contacts mécaniques, ainsi que les échanges de visites des bâtiments de guerre.

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La Chine disposée à soutenir le nouveau cycle des négociations de l'OMC
La Chine est disposée à jouer un rôle plus "actif et constructif" pour faire avancer le nouveau cycle des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a dit jeudi à Beijing un haut fonctionnaire chinois du commerce.

La Chine est sur le point de délibérer avec tous les membres de l'OMC, y compris les Etats-Unis, afin de faire progresser les négociations liées à l'Agenda de développement Doha (ADD), a indiqué le vice-ministre du Commerce Yu Guangzhou lors de sa rencontre avec le représentant commercial américain Robert Zoellick en visite en Chine.

L'ADD est un programme international visant à réduire les barrières commerciales dans l'effort de promouvoir un essor économique à l'échelle mondiale, le développement et de procurer l'opportunité. Il a essuyé un avortement à l'issue de la réunion des ministres de l'OMC tenue en septembre dernier à Cancun au Mexique.

La Chine apprécie les efforts déployés par les Etats-Unis et leurs suggestions actives dans le cadre de nombre de domaines pour permettre de reprendre les pourparlers, a assuré Yu.

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La Chine et la Communauté européenne signent un mémorandum sur le tourisme
L'Administration nationale du tourisme de Chine et la Communauté européenne ont signé jeudi à Beijing un important mémorandum destiné à faciliter les voyages de groupes de touristes chinois en Europe.

Les agences de tourisme sélectionnées demanderont des visas touristiques pour les touristes souhaitant visiter 12 pays membres de la Communauté européenne qui se sont vus décerner le "Statut de Destination approuvé" par la Chine.

Ces 12 pays sont: Autriche, Belgique, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Pays-Bas, Italie, Luxembourg, Portugal, Espagne et Suède.

Les consulats de ces 12 pays en Chine simplifieront et faciliteront la distribution de visas touristiques pour les groupes ayant un minimum de cinq touristes.

Ce nouvel accord entrera en vigueur avant l'été.

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La Chine apprécie le commentaire fait par Powell sur le "référendum de Taiwan"
Zhang Qiyue, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré jeudi à Beijing que la Chine appréciait le commentaire fait par le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, selon lequel les Etats- Unis ne voient pas d'intérêt dans le "référendum" de Taiwan dans un proche avenir.

Zhang Qiyue a dit lors d'une conférence de presse régulière que la Chine a constaté récemment que les Etats-Unis avaient fait de tels commentaires à plusieurs reprises et que la Chine l'appréciait.

S'adressant lors d'une consultation auprès du Comité des relations internationales de la Chambre des Représentants, M. Powell a dit mercredi que Washington ne voyait pas d'intérêt pour Taiwan d'organiser un "référendum"

"Nous ne voyons pas de nécessité pour ce référendum", a estimé Powell. "Nous sommes clairs sur ce sujet ... et nous ne devons pas voir ces actions entraîner un changement de la situation."

Zhang a affirmé que durant la visite l'année dernière du Premier ministre chinois Wen Jiabao aux Etats-Unis, Le Président George W. Bush lui a fait une déclaration explicite, selon laquelle les Etats-Unis adhèrent à la politique d'une seule Chine, respectent les trois communiqués conjoints sino-américains, s'opposent à l'indépendance de Taiwan et à n'importe quelle démarche unilatérale cherchant à changer le statu quo de Taiwan.

La Chine a également souligné à maintes reprises que le problème de Taiwan était le plus important et le plus sensible pour les relations sino-américaines, a dit la porte-parole, ajoutant que la Chine souhaite que la partie américaine respecte les trois communiqués conjoints et règle de façon convenable ce problème.

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La Chine demande à l'UE de lever le plus tôt possible l'embargo qu'elle impose à la Chine
La Chine souhaite que l'Union Européenne (UE) lève le plus tôt que possible l'embargo des armes contre la Chine, a déclaré jeudi à Beijing Zhang Qiyue, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"La Chine souhaite que l'UE prenne en compte le développement général des relations entre la Chine et l'UE" lorsqu'elle prendra une décision sur la levée de l'embargo des armes, a dit Mme Zhang lors d'une conférence de presse.

Javier Solana, chef de la politique étrangère et de la sécurité de l'UE, a dit le 11 février que les discussions sur la levée de l'embargo des armes contre la Chine au sein de l'UE "allaient bon train", mais jusqu'à présent, il n'a pas pu révéler la "date exacte" pour la levée.

La Chine a apprécié les propos de Solana, a dit Zhang, ajoutant que la Chine a déclaré à maintes reprises sa position sur ce problème.

L'embargo des armes "est un ancien règlement et le produit de la Guerre froide", a-t-elle indiqué.

La Chine espère que tous les membres de l'UE puissent traiter sérieusement ce problème et lever le plus tôt possible l'embargo, a-t-elle affirmé.

Le 26 janvier, le problème sur la levée de l'embargo des armes contre la Chine était au centre des discussions lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE qui ont demandé aux groupes de travail du Conseil de l'UE d'examiner le problème avant de leur faire un rapport.


 

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Lei Liang Peinture à l'Huile Chinoise à Beijing (Pékin), Chine Copyright © 2008 Tous droits réservés, www.LeiLiang.com