LA PEINTURE TRADITIONELLE CHINOISE
La peinture à l'encre, un composant important du patrimoine culturel de Chine, a au moins une existence de 2 500 ans, comme l'ont montré des peintures sur soie découvertes dans un tombeau du Royaume des Chu (période des Royaumes combattants : 475-221 av. J.C.) à Changsha, province du Hunan.
? Promenade au printemps ? de Zhan Ziqian de la dynastie des Sui (581-618) est le plus ancien paysage de style traditionnel conservé au Musée du Palais impérial à Beijing. Les montagnes, les lacs, les touristes en bateau, à dos de cheval ou à pied y sont dessinés avec une grande délicatesse.
« Dames aux fleurs dans les cheveux » de Zhou

? Promenade au printemps ? de Zhan Ziqian
Les peintures de personnages des Tang (618-907) sont réputées pour leur élégance et leur expression vivante. Une d'entre elles, ? Dames aux fleurs dans les cheveux ? de Zhou Fang, décrit un groupe de dames de la cour se divertissant dans un jardin. Leur silhouettes et leurs tournures ainsi que leurs costumes sont si bien esquissés qu'on distingue aisément leur différence de statut dans la famille impériale et leurs caractères propres.

? Dames aux fleurs dans les cheveux ? de Zhou Fang
Les tableaux des Songs (960-1279) décrivent plus à fond la vie de l'époque. ? Remonter la rivière pendant la Fête de la Clarté ?, un chef-d'oeuvre de Zhang Zeduan (525 cm X 25,5 cm), présente une magnifique scène de la prospérité de Bianliang, capitale des Song du Nord (960-1126). La peinture compte 550 personnages : porteurs de palanquin et occupants, cavaliers, conducteurs de char... Chacun d'entre eux, de quelques centimètres de haut seulement, est peint de fa?on pittoresque. On y voit aussi une soixantaine de chevaux, de boeufs, d'anes, de mulets et de chameaux, une vingtaine de charrettes et de palanquins, une vingtaine de bateaux de dimension différente et une trentaine de maisons. Ce qui est particulièrement impressionnant, c'est un bateau chargé de céréales qui passe difficilement sous un pont en vo?te, les bateliers manoeuvrant de toutes leurs forces à la gaffe, sous le regard des badauds massés sur le pont. Cette scène est si bien représentée qu'il semble qu'on entende le vacarme. Toujours dans le tableau, sur la gauche, une caravane de chameaux se dirige fièrement vers le centre animé de la ville. Tout cela reflète les liens économiques entre la capitale et la province.

? Remonter la rivière pendant la Fête de la Clarté ?, un chef-d'oeuvre de Zhang Zeduan
Dès les Yuan (1280-1368), les paysages et les peintures de fleurs et d'oiseaux à l'encre de Chine firent de grands progrès. Des artistes de l'époque réussirent à mettre au point de nouvelles techniques de pinceau. Aujourd'hui, de multiples écoles différentes co-existent dans le monde pictural de Chine.
Les caractères de la peinture chinoise se sont formés au cours de deux milliers d'années de développement. Malgré leurs particularités propres, ils ont un trait artistique commun.
En général, la peinture traditionnelle est divisée en deux genres : peinture minutieuse et croquis libre. Le premier cherche à atteindre la véracité et la perfection artistique par une esquisse aussi précise que délicate; le second obtient le même effet par des traits simples et stylisés.

croquis de Liang Kai croquis de Shitao

Les outils et les matériaux utilisés pour la peinture comprennent le pinceau de style traditionnel, une sorte de papier très fin, l'encre de Chine, des substances minérales et des extraits de plantes. Une attention spéciale est réclamée dans l'emploi du pinceau et de l'encre. Comme la peinture chinoise ne souffre pas de retouche, un peintre doit s'exercer assid?ment pour bien conna?tre et manier parfaitement ses outils et ses matériaux, avant de créer, par exemple, lumière et ombre avec diverses nuances. Pour obtenir un tel effet artistique, il doit savoir observer de fa?on minutieuse et pénétrante l'objet à tracer - sa forme et son essence, et conna?tre ce qui est à souligner ou ce qui est à exagérer. Un travail apre et constant est indispensable avant de réaliser une oeuvre satisfaisante à tout égard.
L' ? établissement du sens avant tout ?, autrement dit la détermination du thème et la conception, est un aspect particulier de l'art pictural chinois. Cette méthode qui met l'accent sur une haute concentration du contenu et la conception artistique, rend les oeuvres plus significatives.
L'importance du pinceau et de l'encre est un autre aspect particulier. En effet, une peinture chinoise est composée essentiellement de lignes diverses qui traduisent les sentiments de l'auteur.
La peinture chinoise n'est nullement une simple copie de la nature. Quelques traits suffisent. Peu d'attention est accordée à la lumière et à l'ombre. De vastes espaces sont le plus souvent laissés en blanc. Mais ce blanc et ces quelques traits vous donnent à avoir des images vivantes et rendent le thème plus expressif. Ces espaces laissés délibérément en blanc forment en quelque sorte un tableau dans le tableau. Ils contribuent à l'obtention de l'effet d'ensemble de la peinture.
La peinture à l'encre de Chine est aussi marquée par l'emploi de différentes perspectives dans une même scène. Cela rehausse l'expressivité et permet de voir ce qui ne peut être vu dans le fond, de sorte que tout thème, quelle que soit sa complexité, toute scène, si immense soit-elle, peuvent être présentés dans un seul tableau.

peinture minutieuse
L'incorporation d'inscriptions poétiques, de calligraphies et de sceaux est aussi un autre aspect particulier de la peinture chinoise. La conception de celle-ci s'explique par une inscription poétique calligraphiée avec élégance. Les sceaux décorent et équilibrent la composition de la peinture. Ils la portent à un plus haut degré d'expression.
Le montage des peintures chinois, sur rouleau, paravent ou album, réclame des techniques spéciales. (par Luo Qifan)

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LA CALLIGRAPHIE CHINOISE

En visitant des monuments historiques et des sites pittoresques en Chine, ce qui intrigue les touristes étrangers, ce sont des écritures fantastiques, tracées soit sur des panneaux parallèles suspendus au pavillon, soit sur la plaque surmontant l'entrée du monastère, soit sur la stèle de pierre. Qu'est-ce que c'est ? se demande-t-on. Enseignes ? Slogans politiques ? Affiches ? Non. C'est un art aussi calligraphique qu'ornemental, dont l'origine et l'évolution ne sont pas connus de tous.

Evolution du caractère chinois

Caractère sur carapace de tortue
Vieille de 3 000 ans, l'écriture chinoise remonte au plus haut à la dynastie des Yin (16ème siècle-11ème siècle av.J.C.), époque sous laquelle les Chinois ont gravé leurs caractères, la pictographie, sur os d'animal et carapace de tortue. Ces pictogrammes ont été réformés sous l'empereur Xuan de la dynastie des Zhou pour devenir l'idéographie - une écriture uniformisée - connue alors sous l'appellation de Dazhuan (grand sigillaire). Cinq cents ans après, sur ordre du premier empereur des Qin, le chancelier Li Si a procédé à une nouvelle réforme, en créant Xiaozhuan (petit sigillaire). Celui-ci, qui s'écrivait difficilement, a été simplifié plus tard pour devenir le Lishu, l'écriture passant ainsi de la forme ronde à la forme carrée. Comme le Lishu était trop rigide, elle est revenue après à l'arrondi, qui permettait de créer le Kaishu (écriture régulière), le Xingshu (écriture courante) et le Caoshu (écriture cursive). Depuis lors, ces formes d'écriture sont utilisées à niveau égal et leur fusion merveilleuse a atteint son paroxysme sous les Jin (265-420) et les Tang (618-907).

Lantingxu de Wang Xizhi Zhongqiutie de Wang Xianzhi
La dynastie des Jin était l'age d'or de l'art calligraphique. Tenaient alors le devant de la scène les Wang père et fils, Wang Xizhi et Wang Xianzhi. Le premier a assimilé les qualités de ses précurseurs, notamment Li Si (Qin) et Cai Yong (Han) pour créer un style personnel. Le petit Wang, au même titre que son père, était sans égal de son temps. Son écriture est caractérisée par l'élégance et le charme. L'école Wang a exercé une grande influence sur les générations postérieures, qui prirent son style pour modèle.
La dynastie des Tang n'a rien à envier aux Jin. A ses débuts, elle comptait quatre écoles fameuses : Yu Shinan, Ou Yangxun, Chu Suiliang et Xue Ji. Dans leur foulée suivirent Yan Zhenqing et Liu Gongquan, deux grands calligraphes du milieu des Tang. Le premier a innové l'école Wang pour former un style qui lui était propre, tandis que le dernier a

Calligraphiede Yan Zhenqing Calligraphie de Liu Gongyuan
créé une nouvelle école en fusionnant les styles Ou et Yan.
Ces grands ma?tres doivent leur renommée à l'assiduité et à la ténacité. Les contes foisonnent à ce sujet. Il dit que le calligraphe Zhang Zhiqin (Han postérieur) a noirci un étang limpide pour y avoir nettoyé fréquemment sa pierre à encre, que Zhi Yong, ma?tre des Sui, a usé en 30 ans 5 grands paniers de pinceaux, que Yu Shinan (Tang) s'exer?ait du doigt sur la couverture quand il était couché, de sorte que celle-ci s'est usée à force d'être frottée, et que Huai Su, n'ayant pas les moyens pour acheter le papier, a calligraphié sur des feuilles de bananier.
Après la naissance de la Chine nouvelle, l'art calligraphique s'est épanoui de plus belle, grace à l'attention du gouvernement. De nombreux feu dirigeants de l'Etat, tels que Mao Zedong, Zhou Enlai, Zhu De, Dong Biwu et Chen Yi, écrivaient d'une belle écriture.

Calligraphie de Guo Moruo
L'écrivain Lu Xun et l'historien Guo Moruo se classaient aussi au premier rang des calligraphes contemporains. L'originalité calligraphique du paléographe lui valut ? style Guo ?. Son écriture force l'admiration tant des professionnels que des amateurs. Guo prit modèle sur les styles de Wei Zhongyao et de Wang Xishi pendant son jeune age. Mais il n'en resta pas là : il fit siennes les qualités des diverses écoles pour créer un style original, dans lequel sont mélangées admirablement la vigueur et le naturel, la sobriété et l'élégance. La structure de son écriture n'est pas que digne d'intérêt. Suggestive, elle évoque diverses images. De nombreux monuments à Beijing portent des inscriptions calligraphiées de sa propre main. L'enseigne du Musée du Palais impérial est de sa plume.
Des expositions et concours calligraphiques ont lieu fréquemment aujourd'hui à l'échelle nationale. Les jeunes vainqueurs sont tous pleins de promesses. (par Luo Qifan)

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LA PEINTURE PAYSANNE CHINOISE

Les paysans chinois aiment ce qui est beau. Et même dans les périodes les plus difficiles, ils se sont toujours efforcés, lors des fêtes, de décorer leurs demeures de papiers finement et joliment découpés selon la tradition.

"Jeux des singes" (découpage de papier)
Ces dernières années, en liaison avec l'élévation du niveau de vie, les arts populaires et tout spécialement la peinture ont connu un important développement dans la Chine rurale.
Les activités artistiques fleurissent même dans de nombreuses régions montagneuses reculées.
En octobre 1983, parrainée par le Ministère de la Culture et l'Association des Artistes chinois (AAC), la première exposition nationale de peintures paysannes a eu lieu au Palais des Beaux-Arts à Beijing pour encourager cet heureux développement.
Sélectionnés parmi des dizaines de milliers de tableaux concurrents, 292 oeuvres y ont été présentés. Elles étaient variées : estampe de nouvel an, gouache, bande dessinée, peinture à l'huile, gravure sur bois ... Une véritable fête des yeux !

"Vieillesse heureuse" de Zhang Yuyan
Après sa visite, le vice-président de l'AAC, Hua Junwu, fit la remarque suivante : ? Jamais dans l'histoire chinoise, nous n'avions vu surgir autant d'artistes paysans, pasteurs et pêcheurs. ?
Les peintures de deux districts, Huxian (Shaanxi) et Jinshan (Shanghai), ont forcé l'attention du public.
Le premier prix a été attribué à Zhang Yuyan, une fille de 19 ans du district de Dongfeng, province du Jilin, pour son oeuvre réaliste ? Vieillesse heureuse ?. Celle-ci présente, sur un papier de 7,2 m de long, 51 personnages aux attitudes et aux expressions très vivantes et très variées.
L'auteur habite une région montagneuse, difficile d'accès. Son village comptait 50 peintres amateurs, parmi lesquels Zhang se révèle la plus douée. ? Dès que je per?ois un événement heureux, j'ai envie de le peindre ?, a dit la lauréate.
Deux oeuvres ont obtenu ex aequo le 2ème prix. ? La poule qui couve ? de Ruan Sipo, 77 ans, du district de Jinshan et ? Vent favorable ? de Liu Zhigui, un peintre d'origine paysanne.
Le district de Huxian compte 1 900 artistes paysans, spécialisés dans le découpage de papier et dans les motifs décoratifs pour les meubles de jeunes mariés. Des peintures paysannes du district ont été exposées en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis, en France, au Japon et en Suède.

"Chez grand-mère"
La peinture paysanne est une expression vivante des émotions de ruraux et des coutumes locales. Ses thèmes sont divers. ? Tout inspire les créateurs, car ils aiment la vie et en sont très proches ?, a expliqué Hua.
La composition et les couleurs de ce genre de peinture sont souvent très audacieuses. Un bon nombre d'auteurs n'expriment pas la relation spatiale par les ombres et les lumières, le vide et le plein, les dimensions, mais par la position de l'objet sur la toile. Certains n'observent pas les principes de la perspective. Par exemple, le tableau ? Au cirque ?, peint sous plusieurs angles, laisse à penser que l'auteur a fait un tour au milieu des spectateurs avant de travailler.
En outre, les peintures de ce genre sont pour la plupart subjectives, influencées par l'art populaire si bien que les personnages sont souvent déformés et disproportionnés.

"Vent favorable" de Liu Zhigui
De son c?té, Ruan Sipo explique : ? Je peins en suivant mes penchants naturels. J'aime les couleurs vives, la fantaisie. ? Quand on lui demande pourquoi elle peint les dessous des pattes des poussins, elle répond : ? Parce que je les trouve plus jolis que les griffes. Ils ressemblent à des fleurs en bouton ... La peinture doit être un plaisir pour les yeux. Il faut choisir des thèmes apaisants et jolis. ?
Une autre femme peintre explique : ? Les femmes brodent de tout leur coeur des fleurs qui ne ressemblent pas à la réalité, mais sont plus belles que celle-ci. ? C'est une des caractéristiques de la peinture paysanne dans le sud comme dans le nord.
Wang Xiuqing, 25 ans, qui vit sur les plateaux de loess de la Chine du Nord-Ouest, a créé ? Troupeau de chevaux ? où on voit un gardien à trois visages et un cheval à deux têtes. Elle explique : ? J'ai doté le berger de trois visages pour exprimer sa vigilance, et le cheval à double tête montre qu'il secoue la tête tant?t à gauche tant?t à droite pendant qu'il mange. ?
Tao Linping, une jeune paysanne de Jinshan a peint la neige en rouge, car, dit-elle, ? je suis allée m'amuser dans la neige, il faisait très froid mais mon coeur était chaud. Pour exprimer mes sentiments, j'ai d'abord utilisé le blanc, mais c'est le rouge qui m'a donnée satisfaction. ? Ce tableau a connu un grand succès.

"Joie d'une famille paysanne" de Liu Zhigui
Deux points de vue opposés subsistent sur les peintres paysans dans le monde des beaux-arts. Certains considèrent qu'ils doivent recevoir une formation académique, étudier les techniques de l'esquisse et de la perspective. D'autres trouvent l'art paysan très intéressant en lui-même, qu'il doit garder son originalité mais n'excluent une formation de base. Telle est l'approche des artistes de Huxian et de Jinshan.
Huxian est réputé pour le papier découpé et la décoration des temples, et Jinshan pour la broderie.
Les artistes de ces deux localités ont appris la peinture sur ces connaissances de base.
? Si l'on les traite comme s'ils étaient des étudiants des beaux-arts dans l'enseignement, je crains que la peinture paysanne ne perde peu à peu la vie et l'éclat qui caractérisent les arts populaires ?, dit Hua. ? Mais s'ils n'acquièrent pas les techniques rudimentaires, les peintres paysans ne pourront progresser. Il nous faut tenir compte des deux opinions ?, a-t-il ajouté. (par Luo Qifan)

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LA SCULPTURE SUR JADE CHINOISE

Wang Zhongyuan, ma?tre sculpteur sur jade, obtint une pièce d'agate de Chine du Nord-Est. Cette pierre, épaisse au milieu et mince au bord, ressemblait à un disque, mais elle était elliptique. Le grand axe était de 22,5 cm, le petit de 17,5 cm et l'épaisseur au centre de 12,5 cm.
Ayant examiné cette pièce, Wang remarqua que la pierre, blanche comme le lait, était entournée d'une veine rouge au bord. Pour savoir la profondeur de la veine, il fit fendre ce morceau de jade en deux plats ovales, s'apercevant que la partie centrale des deux parties était rose, tandis que le reste de couleur lait.

Crevette rose clair sur un plat blanc de Wang Zhongyuan
L'artisan chevronné excellait dans la sculpture de plantes et surtout de fleurs. Il réfléchissait longtemps pour profiter le mieux des couleurs naturelles de la pierre. La grande passion qu'il avait pour les fruits de mer lui donna cette idée : une crevette rose clair sur un plat blanc. Il esquissa le dessin sur une des deux pièces.
La sculpture sur jade est un art qui réclame un esprit créateur et une grande habileté. Au cours du travail, un artisan qualifié sait voir au-dessous de la surface de la pierre pour conna?tre la profondeur de la couleur et sa direction, et prévoir ce qui va arriver dans la pierre d'après les bruits de polissage. Il répand de l'eau avec ses doigts sur la pierre quand la pate d'abrasif voile sa surface. En fait, le jade n'est pas sculpté, mais il est poncé, jusqu'à ce qu'on obtienne la forme désirée.
Au bout de six mois de travail patient et minutieux, le dessin apparut : une crevette aux pattes fines et à deux longs tentacules, minces et courbés. Ce chef d'oeuvre fit sensation lorsqu'il fut étalé en 1972 à la première exposition nationale des arts artisanaux à Beijing. En effet, c'est la première fois qu'un sculpteur a accompli une oeuvre d'une telle finesse sur une pierre aussi dure et aussi fragile que l'agate.
La sculpture sur jade est en Chine un art vieux de plus de 3 000 ans. La valeur d'une oeuvre sculptée dépend aussi bien de l'habileté de l'artisan que de la qualité de la pierre elle-même.

Ce qu'on appelle jade en Chine relève généralement de deux minerais de composition différente : la néphrite des monts Kunlun au Xinjiang (nord-ouest de la Chine) et la jadéite du Myanmar (la Birmanie). Cette dernière est connue en Chine sous la désignation de ? Fei Cui ?. D'autres matières que les sculpteurs sur jade utilisent sont l'agate, le quartz, le rose-quartz, le cristal, la malachite, la turquoise et le corail.
Le jade pur, qu'il s'agisse de la néphrite ou de la jadéite, est blanc. Il présente en même temps de différentes couleures : vert, fauve, violet, bleu, jaune, rouge, gris et noir, à cause la présence d'une petite quantité de fer, de manganèse, de chrome ou d'autres minerais. Certaines pierres peuvent avoir des veines et des taches.

Le lustre fin de la néphrite polie est huileux, et celui de la jadéite, vitreux, est plus brillant encore. Chacune d'elles a une couleur particulière. Par exemple, le jade d'un vert impérial ou d'un vert éméraude, la pierre la plus précieuse, est nécessairement de la jadéite.
La néphrite, fibreuse en texture, est une des pierres les plus solides. Cela permet une ciselure subtile, compliquée et exacte. La jadéite est microcristalline en texture et, bien que plus dure, elle est plus fragile que la néphrite. Cependant, les ma?tres chinois réussissent toujours à merveille grace à leur grande habileté.
Dans le passé, la jadéite de Birmanie fut transportée, pour la plupart des cas, à Guangzhou ou à Shanghai, où foisonnaient des fabriques d'objets d'art en jade. La néphrite du Xinjiang fut traitée à Beijing. Ces trois villes sont devenues les principaux centres de sculpture sur jade en Chine.
Pour les Chinois, le jade de première classe est plus précieux que l'or et le diamant. Ce n'est pas uniquement parce qu'il est rare, mais qu'il symbolise la beauté, la pureté et la noblesse. Le Chinois fait cadeau d'un jade en signe d'une amitié éternelle.

La sculpture sur jade conna?t un développement progressif dans l'histoire chinoise. En 1976, dans un ancien tombeau à Anyang (province du Henan) d'il y a 3 200 ans, furent déterrées 600 jades, dont instruments, armes, animaux, oiseaux, figurines humaines et ustensiles. Ces découvertes montrent que cet artisanat fut déjà très développé à l'époque. Dans la période des Royaumes combattants (475-221 av. J.C.), le roi des Qin promit d'offrir 15 villes en échange d'un jade de grande valeur. Sous les Tang (618-907) et les Song (960-1279), la sculpture sur jade parvint à un haut degré de maturité. Elle atteignit son apogée sous le règne de Qian Long des Qing (1736-1795).
Depuis la fondation de la Chine nouvelle, cet art a connu un progrès technique rapide. Pendant des siècles, l'artisan travaillait sur un tour actionné par une pédale. De sa main gauche, il soutenait le jade à fa?onner, et de sa main droite appliquait la pate d'abrasif avec l'eau. Aujourd'hui, cette machine-outil est manoeuvrée par l'électricité. (par Luo Qifan)

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LES EMAUX CLOISONNEES DE BEIJING
? L'or ne donnerait pas de dessins si complexes ni si merveilleux, aucun joyau ne brillerait de couleurs si variées ni si éclatantes ?, s'extasie un ma?tre de l'art devant un cloisonné de Beijing d'une grande finesse.
L'art artisanal remonte au déluge en Chine. Dans les archives chinoises, on appelait les cloisonnés ? ouvrages incrustés Ta Che ?. Ta Che était le nom chinois de l'Arabie durant le Moyen Age. Introduite dans l'Empire du Milieu au 13e siècle, cette technique devint, après une longue période de développement, un art typiquement chinois.
L'artisan donne d'abord une forme désirée à une plaque de cuivre rouge pour former le fond. On pose alors dessus, avec une pincette, des fils ou des bandes de cuivre : c'est le ? cloisonnage ? qui constitue les traits du dessin.
Les bandes de cuivre sont d'une épaisseur et d'une largeur différentes selon l'article à cloisonner. On peut donc avoir une idée de la patience et de l'habileté requises si on pense que, parfois, une centaine de bandes de cuivre sont nécessaires au dessin sur un pouce carré (2,54 cm).
Les fils et bandes adhèrent au fond grace à une colle à base de racines de plante. Après aspersion, on verse au tamis un mélange de poudres d'argent, de cuivre et de borax sur l'ouvrage avant de soumettre celui-ci à un petit feu.
Une pate d'émail de couleurs diverses est sertie entre les cloisons au moyen d'un outil pareil à une plume. Plusieurs cuissons sont nécessaires, tous les colorants n'ayant pas le même point de fusion, et on doit appliquer plusieurs couches de colorants pour obtenir l'effet désiré.
L'ouvrage est ensuite poli avec une pierre meulière et du charbon de bois. Le polissage amène l'arasement de l'émail et des cloisons. On plonge après l'article dans une solution d'or où passe un courant électrique. On obtient ainsi un ouvrage où l'éclat du métal ne cède en rien à celui de l'émail.
Le pliage des bandes de métal exige beaucoup de dextérité. Un artisan expérimenté peut, avec une simple paire de brucelles, former de mémoire de magnifiques dessins, fort complexes.
Cet art fut florissant à l'époque de King Tai (1450-56) de la dynastie des Ming et sous le règne de Kien Long (1736-95) des Tsing. Mais il déclina dès le début du 20ème siècle, comme presque tous les autres arts chinois.
Il a fallu attendre la naissance de la Chine nouvelle pour que la situation change. Aujourd'hui la Fabrique des cloisonnés de Beijing occupe quelque deux mille artisans. Ses produits sont variés, à c?té des articles traditionnels : vases, coffrets, bols et plateaux.
Plus de 40 colorants sont disponibles aujourd'hui au lieu d'une dizaine seulement au lendemain de la Libération (1949). La technique d'application de différents colorants pour produire une gradation nuancée des tons s'est perfectionnée. Les motifs sont tous tracés par des dessinateurs chevronnés. (par Luo Qifan)

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LINCEUILS DE JADE D'UN COUPLE PRINCIER DES HAN

Dans une nuit de juin de 1968, des soldats du génie de l'armée chinoise, en mission de creusement d'un tunnel près de Mantcheng, à 150 km au sud-ouest de Beijing, trouvèrent une caverne de 5 mètres de profond conduisant à une énorme galerie souterraine presque tout droite.
Vigilant, le chef de section assembla d'urgence ses hommes. Des soldats y entrèrent ensuite, lampe de poche dans une main et fusil dans l'autre. Avan?ant à tatons dans l'obscurité de la galerie froide et sèche, ils rencontrèrent au milieu du chemin des tuiles cassées, des carcasses de cheval et des débris de chariots.

Linceuils de Jade
20 mètres parcourus, ils arrivèrent à une bifurcation. Devant eux, c'était une autre galerie remplie de récipients de poterie, peints en couleurs fra?ches et jolies. Ils se tournèrent à gauche, marchèrent quelques mètres, traversèrent un large puits et entrèrent dans une salle où se rangeaient, au milieu des gravats, divers objets dont bronzes, poteries, figurines de terre cuite ou de pierre et pièces de harnachement.
Excavée dans les rochers, la salle-caverne haute de 7 mètres pouvait contenir au moins 300 personnes.
Les découvreurs ont fait immédiatement un compte-rendu au Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central) tout en arrêtant leurs travaux pour protéger la sépulture. Quelque temps après, une équipe archéologique de l'Académie chinoise des Sciences y arriva, et les fouilles commencèrent sur-le-champ.
Les inscriptions sur des objets qui y étaient déterrés montrent qu'il s'agit du tombeau d'un prince des Han, Liu Sheng, frère a?né du célèbre empereur Han Wudi (157-87 av.J.C.). Sous le règne de ce dernier, la dynastie des Han était à l'apogée de sa puissance militaire et de sa prospérité économique. L'agriculture, l'astronomie, la littérature, la musique et l'artisanat connaissaient alors l'essor. Les soieries de Chine furent exportées à l'époque vers l'Europe, via l'Asie centrale, tandis que des chevaux de Ferghana, la luzerne, le raisin et la noix furent introduits en Chine.
A l'autre bout de la galerie se tassaient des centaines d'ustensiles de poterie, grandes ou petites, d'une beauté fra?che, servant à contenir de l'aliment et du vin. Ceci corrobore la confirmation des experts. ? Liu Sheng aimait à boire et à manger la viande ?, écrivait dans son ouvrage Shi Ji ( Mémoires historiques) le grand historien d'époque Si Maqian.
Les archéologues estimaient que dans la galerie et la caverne il existait avant une structure en bois et à toiture en tuiles, dont ils ne voyaient que la ruine.
Mais où était le cercueil ? Une porte de pierre, au beau milieu du mur de granit, en face de l'entrée de la caverne, fournissait une trace. Alors, on entra par un interstice au-dessus de la porte et ouvrit la porte de l'intérieur.
C'était une petite structure de plaques de pierre dont une partie du toit était écroulée, probablement à cause du tremblement de terre. Le plancher était couvert de plaques et de cendres de plantes qui avaient été mises évidemment sur le toit pour le protéger contre l'humidité. Beaucoup d'objets funéraires précieux furent trouvés au cours de l'arrangement minutieux des décombres.
Le cercueil de Liu Sheng était déposé sur un lit de marbre. Son bois avait pourri, laissant voir seulement les fibres du bois décomposés et des pelures de laque. Lorsqu'on les dépla?a, un linceul de jade con?u d'or s'offrit aux regards. C'est pour la première fois qu'on a découvert en Chine un habit de jade complet.
Le costume est composé de 2 690 plaques rectangulaires ou carrées de jade, reliées l'une à l'autre par des fils d'or (leur poids total pesant 1 100 grammes) à travers les petits trous aux coins de chaque pièce.
Le jade fut travaillé avec une telle délicatesse que la finesse de chaque pièce est de 0,3 mm. Certains trous faits au foret à la forme de tube ne sont que 1 mm de diamètre, et des fils d'or, fabriqués par le tressage de 12 filaments, sont pliables et résistants.
Le corps du prince était enseveli dans cet habit formé de 12 parties démontables.
Le défunt avait dans les mains des croissants de jade et sous la tête, un oreiller de bronze avec incrustation de jade, dont les deux bouts étaient décorés chacun d'une tête d'animal dorée.
Selon les archives, l'habit de jade, également connu sous le nom de ? cotte de jade ?, était exclusivement réservé aux empereurs et aux nobles de haut rang des Han. Dans la dynastie féodale, les habits étaient con?us d'or, d'argent ou de bronze en fonction du rang du défunt. Bien réservé dans chaque détail et restauré entièrement dans sa forme originale, l'habit est exposé au Musée du Palais impérial de Beijing, offrant un exemple frappant de la technique superbe des lapidaires et des orfèvres dans l'ancienne Chine.
A 100 km au nord du tombeau de Liu Sheng, fut découvert celui de son épouse, Dou Wan. Sa structure et son contenu sont à peu près les mêmes que ceux de son mari. L'habit de jade de la princesse est fabriqué avec 2 160 pièces, liées par 700 grammes de fil d'or. La réduction des fils d'or a été causée par l'emploi de fils de soie dans la liaison des pièces de jade sur la poitrine et au dos.
Dans les deux sépultures furent exhumés plus de 2 800 objets funéraires. Ces objets fabriqués il y a plus de deux mille ans permettent de bien conna?tre le développement de la métallurgie, du textile et de l'artisanat de l'époque en Chine. (par Luo Qifan)

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LE CHEVAL AU GALOP EN BRONZE

En octobre 1969, des paysans du district de Wuwei, province du Gansu (nord-ouest de la Chine), ont découvert, dans un tombeau antique local, un cheval de bronze des Han de l'Est (25-220). 34 cm de haut et 45 cm de long, le coursier galope en hennissant, la tête haute et la queue flottant au vent, avec trois pieds en l'air et l'autre, sabot droit postérieur, reposant sur une hirondelle aux ailes déployées. L'auteur de cette sculpture, anonyme, a donné libre cours à son imagination au cours de son travail.

le cheval au galop en bronze
Wuwei, établi il y a 2 000 ans comme un district de garnison sous les Han, était un poste important sur la ? Route de la Soie ?.
Les fouilles systématiques effectuées plus tard par des archéologues dans cette tombe ont abouti à la mise au jour de nombreux autres bronzes : 14 chars, 17 guerriers montés à cheval, 45 cochers et esclaves, ainsi que 220 objets en laque, en or, en argent, en fer, en jade ou en os.

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LA DANSE DU LION

La danse du lion, un des divertissements chinois les plus populaires, s'effectue souvent à l'occasion des fêtes.
L'animal est figuré en général par deux personnes drapées d'une fausse peau de lion. La première tient la tête du fauve et l'autre, par derrière, se penche en avant et tient son compagnon par la ceinture. Quand le lion entre en scène, un ou deux jeunes gar?ons ou filles tentent de séduire l'animal avec une balle brodée comme appat. Excité par cette offre, le lion saute et bondit, essai de saisir la balle dans ses énormes machoires et imite divers autres mouvements comme un vrai lion. Dans certains cas, un lionceau l'accompagne, représenté par un seul homme qui utilise ses bras comme pattes de devant, ses jambes comme pattes de derrière.
La danse du lion allie deux styles différents : l'élégance et la vigueur. Le premier exprime l'humour, l'esprit et la ga?té du fauve par des finesses dans la fa?on d'écouter, de souffler, de clignoter des yeux et de se gratter. Le second traduit la force et la combativité du roi des animaux.

Un autre type de la danse est celui du ? lion actionné à la main. ? Le corps de la bête se forme avec des cercles de bambou, et un ou deux danseurs l'animent au moyen d'un baton soutenant la tête et un autre l'arrière-train. Le lion effectue des mouvements très vifs. Le troisième type, appelé ? lion du banc ?, demande deux exécutants. Le corps du lion est constitué par un banc, doté de la tête sur l'un de ses bouts. Les deux joueurs tiennent chacun deux jambes du banc. Le fauve exécute des mouvements de bas en haut ou de haut en bas, des plus étonnants.
En Chine, la danse du lion varie selon la région. Par exemple, à Beijing (Pékin), on met l'accent sur les mouvements de la tête. Celle-ci pèse de 30 à 45 kilos et elle est tenue haut par le danseur qui fait des escalades ou joue dans une eau imaginaire. Ce type de danse était souvent représenté par des ma?ons avant la Libération en 1949.
Des dockers de la province du Hubei, sur le cours moyen du Yangtsé, exécutent un autre type de danse du lion, très magnifique, qui consiste à ? passer sous des tables superposées. ? Cinq tables sont placées l'une sur l'autre, et le lion passe sous elles une à une, de bas en haut. Au sommet, à plus de trois mètres du sol, il saute brusquement en bas, à la grande peur des spectateurs. Après un roulé-boulé sur la planche, il se relève et continue de danser.
Il existe encore un type de danse fort amusant, en Chine méridionale. Avant le commencement de la représentation, un des spectateurs accroche, en guise d'appat, un cadeau enveloppé dans un paquet rouge avec un bouquet de légumes au bout d'une perche de huit mètres. Dans des roulements de tambours et des battements de gong, la bête commence à grimper une échelle humaine jusqu'à la hauteur de l'appat, ouvre ses grandes machoires et l'avale au milieu des acclamations des spectateurs et dans un crépitement de pétards.
La danse du lion, symbole du bonheur et de l'audace en Chine, a une longue existence. Selon les archives, elle devint une représentation artistique dès les dynasties du Sud et du Nord ( 420 -589 ). Sous les Tang ( 618 - 907 ), elle fut très populaire, sa technique atteignant alors un niveau très élevé.

Après la naissance de la Chine nouvelle, du spectacle de rue, exécuté par des amateurs, la danse du lion est devenue une représentation de scène donnée par des professionnels. Des chorégraphes chevronnés l'ont améliorée et développée, en composant de beaux numéros. Ceux-ci atteignent une haute perfection technique tant dans la présentation et l'accompagnement musical que dans la mise en scène.
Un d'entre eux, ? le passage d'un pont sur des boules ?, est inscrit au répertoire de la Troupe acrobatique de Beijing. Deux lions se tiennent debout chacun sur une sphère de bois et font rouler doucement leurs boules, d'un bout à l'autre, sur une planche basculante d'un tiers de mètre de large. Une jeune fille, debout sur le dos de la première bête, laisse pendre comme appat une balle colorée pour séduire la seconde qui se dresse sur les pattes de derrière.
La ? Danse sur un cable ? est un numéro mis au point par la Troupe acrobatique du Hunan (Chine centrale). Il comporte deux lions, un grand figuré par deux danseurs et un petit par un seul. Chaque fauve marche sur une corde liée à un bout à une chaise à sept mètres du sol. Montant sur la chaise, les animaux y tournent en rond avec une grace comique.
Des virtuoses savent ma?triser des mouvements difficiles comme sauts périlleux et exercices sur une structure à multiples poteaux de bois. Jouant sur cette charpente, le lion se livre à des mimiques expressives qui traduisent sa joie, sa colère, sa méditation etc. (par Luo Qifan)

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Université des Langues et Cultures de Beijing ( BLCU )
Relevant directement du Ministère de l'Éducation, l'Université des Langues et Cultures de Beijing ( BLCU ) est l'unique université en Chine ayant pour tâche principale d'enseigner la langue et la culture chinoises aux étrangers. Elle assume parallèlement l'enseignement des langues étrangères, de la langue et culture chinoise, de l'informatique et de la science des finances aux étudiants chinois, ainsi que la formation des enseignants de chinois langue étrangère et la formation intensive des langues étrangères pour ceux qui vont partir à l'étranger.
L'histoire de l'enseignement du chinois comme langue étrangère de la nouvelle Chine remonte au début des années 50. Au bout d'une dizaine d'années de développement, l'École Préparatoire Supérieure pour les Étudiants Étrangers – le 1er établissement d'enseignement supérieur dans ce domaine - a vu le jour en 1962. Deux ans plus tard, elle a reçu son nom officiel - Institut des Langues de Beijing. En 1996, avec l'approbation du Ministère de l'Éducation, elle a été dénommée Université des Langues et Cultures de Beijing. En 40 ans, l'Université a déjà formé environ 100000 étudiants venant de plus de 160 pays, Maintenant, outre 5000 étudiants chinois, BLCU attire chaque année presque 10000 étudiants étrangers venant de plus de 120 pays, nourris de différentes civilisations.

Grâce à 40 ans d'efforts consciencieux, l'université s'impose aujourd'hui comme le plus grand centre mondial pour l'enseignement du chinois et de la culture chinoise. Dans ce domaine, BLCU est déjà dotée d'une structure rationnelle qui comprennent des disciplines de différents niveaux : de la formation à court terme au stage intensif, de l'éducation pour adultes aux programmes d'enseignement supérieur traditionnel, en passant par la formation des masters et des docteurs. Pour répondre aux besoins des étudiants, BLCU ne cesse jamais d'améliorer ses disciplines qui embrassent maintenant 6 catégories: langue et littérature chinoises, langue et littérature étrangères, science économique, science juridique, ingénierie et pédagogie.
Disciplines et spécialités
BLCU a pour unités d'enseignement : l'Institut de Langue Chinoise, l'Institut de Formation Continue en Langue Chinoise, l'Institut de la Formation Intensive de Langue Chinoise, l'Institut des Langues Étrangères, l'Institut des Humanités, l'Institut de Formation Continue pour les Professeurs de Chinois, l'Institut des Sciences Informatiques, l'Institut du Commerce International, l'Institut de Formation Continue ( Institut de Network ) et le Département de Formation Pré-Départ, etc. Son enseignement de qualité jouit d'une grande réputation à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Outre ses unités d'enseignement, l'université possède plusieurs établissements de recherche, tels que le Centre d'Études du Chinois Langue Etrangère, le Centre de Test d'Évaluation de Chinois ( HSK ), l'Institut de Recherches Linguistiques, l'Institut de Recherche sur la Littérature Comparée, etc.
L'Institut de Langue Chinoise fournit aux étudiants étrangers l'éducation supérieure du cycle normal (Bac+4). L'Institut de Formation Continue en Langue Chinoise est chargée de la formation à long terme, de l'enseignement supérieur spécialisé du chinois et de l'enseignement du mandarin aux étudiants venant de Hongkong, de Macao, de Taiwan ou d'outre-mer. L'Institut de la Formation Intensive de Langue Chinoise offre aux étrangers des cours intensifs de chinois et le programme de recyclage à court terme. En fait, la formation intensive du chinois est un système éducatif inventé par BLCU ; elle se caractérise par la souplesse des méthodes d'enseignement et le côté pragmatique des cours. L'Institut des Langues Étrangères assume l'enseignement des langues étrangères et des sciences humaines voisines aux étudiants chinois en licence (Bac+4) et en master (Bac+7). L'Institut des Humanités ( Institut de Formation Continue pour les Professeurs de Chinois) prend en charge l'éducation supérieure pour les étudiants chinois (Bac+4) et fournit le programme du master (Bac+7) aux étudiants chinois comme étrangers. l'Institut de Formation Continue pour les Professeurs de Chinois s'occupe de la formation des enseignants de chinois et de l'éducation artistique des étudiants qui aiment et qui ont envie d'apprendre la calligraphie, la peinture, l'opéra traditionnel, la musique et l'art chinois. L'Institut du Commerce International ( y compris le Centre de Formation Commerciale) fournit aux étudiants chinois et étrangers en cursus normal (Bac+4) dans les domaines de finances et de comptabilité, la formation des masters en politique internationale ( spécialité : l'économie internationale), ainsi que la formation commerciale de diverses sortes. En outre, pour satisfaire les demandes spéciales des candidats qui font un court séjour en Chine, l'université offre des cours « sur mesure» tels que les cours du Qigong, du Taijiquan, de la calligraphie et de la peinture chinoises ; on organise également des visites touristiques afin de leur faire découvrir des usines, des villages et d'autres universités chinoises.

SPECIALITES 1.Diplôme supérieur specialisé ( scolarité : 2 ans )
Langue chinoise (commerce ; sociologie ; tourisme ; formation des secrétaires) ;
2.Licence ( Bac+4, scolarité : 4 ans )
(1) Langue chinoise (langue chinoise ; études bilingues : chinois/anglais, chinois/japonais ; économie/commerce ; traduction )
(2) Langue et culture chinoises
(3) Anglais
(4) Français
(5) Japonais
(6) Espagnol
(7) Arabe
(8) Coréen (coréen du Sud )
(9) Allemand
(10) Science et technique de l'informatique
(11) Gestion des informations
(12) Finance
(13) Comptabilité
(14) Chinois langue étrangère
(15) Langue et littérature chinoises
(16) Peinture chinoise
3.Master ( Bac+7 ; scolarité : 3 ans )
(1) Politique internationale (études sur l'ONU ; diplomatie chinoise et relation entre la Chine et l'étranger ; conjoncture nationale de la Chine)
(2) Conception du programme scolaire et théorie pédagogique (théorie de l'enseignement du chinois langue étrangère ; études de la conception du programme scolaire ; études pédagogiques approfondies de la langue chinoise ; études des méthodes accélérées pour enseigner le chinois ; études des manuels du chinois langue étrangère)
(3) Littérature et Art (études de la culture du jugement esthétique ; théorie de la littérature classique chinoise ; esthétique artistique et littéraire ; études comparées des théories littéraires chinoises et occidentales )
(4) Linguistique et linguistique appliquée (linguistique théorique ; sociolinguistique ; grammaire du chinois langue étrangère ; études des acquis de la 2ème langue ; linguistique géographique ; test d'évaluation de langue ; informatique langagière )
(5) Philologie chinoise (phonétique ; philologie ; grammaire ; lexicologie ; dialectologie ; histoire de la langue chinoise ; études comparées des langues comme langues étrangères)
(6) Documents classiques chinois (études des documents littéraires anciens ; études des documents de la langue chinoise ancienne; études des documents exhumés)
(7) Littérature classique chinoise (littérature avant la dynastie des Qin et littérature sous les deux dynasties des Han ; littérature sous le Royaume de Wei, sous la dynastie des Jin et sous les dynasties du Sud et du Nord ; littérature sous les dynasties des Tang et des Song ; littérature sous les dynasties des Yuan, des Ming et des Qing ; théories de la littérature classique chinoise)
(8) Littérature moderne chinoise et littérature contemporaine chinoise (études de la littérature féminine ; études de la littérature moderne chinoise ; études de la littérature contemporaine chinoise)
(9) Littérature comparée et littérature mondiale (études comparées entre les théories littéraires chinoises modernes et celles de l'occident ; études comparées entre la littérature chinoise et la littérature américaine ; études comparées entre la littérature chinoise et la littérature anglaise ; études transdisciplinaires ; littérature et philosophie ; étude de littérature occidentale ; sinologie d'outre-mer et littérature chinoise)
(10) Langue et littérature anglaises (littérature anglaise ; littérature américaine)
(11) Langue et littérature françaises (langue et littérature française ; traduction)
(12)Langue et littérature japonaises (littérature japonaise ; traduction simultanée sino-japonaise)
(13) Linguistique étrangère et linguistique appliquée (linguistique théorique ; linguistique anthropologique ; sociolinguistique ; traduction ; théorie de l'enseignement des langues étrangères ; théorie et pratique de traduction ; langue et culture coréennes ; langue et culture arabes )
(14) Histoire spécialisée (histoire de la pensée chinoise ; histoire des échanges culturels entre la Chine et l'étranger ; histoire des systèmes chinois ; histoire du folklore chinois ; histoire de l'art chinois)
(15) langue et littérature chinoises (littérature et Art ; Linguistique et linguistique appliquée ; philologie chinoise ; documents classiques chinois ; littérature classique chinoise ; littérature moderne chinoise et littérature contemporaine chinoise ; langue et littérature des minorités ethniques chinoises ; littérature comparée et littérature mondiale)
(16) langue et littérature étrangères (langue et littérature anglaises ; langue et littérature françaises ; langue et littérature japonaises ; langue et littérature allemandes ; langue et littérature espagnoles ; langue et littérature arabes ; langue et littérature afro-asiatiques ; Linguistique étrangère et linguistique appliquée)
(17) Pédagogie (Conception du programme scolaire et théorie pédagogique)
(18) Psychologie (Psychologie commune)
(19) Théories de marxisme (Éducation idéologique et politique)
(20) sciences politiques (politique internationale)
(21) Histoire (histoire spécialisée)
(22) Science et technique de l'informatique (technique informatique appliquée)
4.Doctorat ( scolarité : 3 ans )
(1) Linguistique et linguistique appliquée (linguistique théorique ; sociolinguistique ; enseignement du chinois langue étrangère ; informatique langagière ; travaux linguistiques)
(2) Littérature comparée et littérature mondiale (études comparées entre les théories littéraires chinoises modernes et contemporaines et celles de l'occident ; études comparées entre la littérature chinoise moderne et contemporaine et celle de l'occident ; études comparées entre la littérature chinoise et la littérature anglaise et américaine ; études transdisciplinaires )
(3) Littérature classique chinoise (poésie chinoise et art poétique sous le Royaumes de Wei, sous les dynasties des Jin, des Tang et des Song ; littérature et philologie avant la dynastie des Qin et celles sous les deux dynasties des Han ; courants de poésie et de roman sous la dynastie des Ming et des Qing et conscience critique ; littérature classique chinoise et culture esthétique)
(4) Langue et littérature chinoises (Art et littérature ; linguistique et linguistique appliquée ; Philologie chinoise ; Documents classiques chinois ; littérature classique chinoise ; littérature contemporaine chinoise ; langue et littérature des minorités ethniques chinoises ; Littérature comparée et littérature mondiale)
(5) langue et littérature étrangères (langue et littérature anglaises)
5.Programme pour le recyclage des chercheurs (6mois ou 1ans)
Les candidats peuvent choisir les spécialités offertes par le programme du master et le programme du doctorat
6. Programme pour des apprenants de langue et programme du recyclage normal (1 ans–2 ans)
Selon les besoins différents des candidats, on offre de diverses sortes de cours de langue et de culture chinoises.
7.Programme à court terme pour les études de la langue chinoise
Diverses sortes de cours de langue et de culture chinoises
8.Programme à court terme pour les études de la culture chinoise
En foction des demandes et du temps, on organise pour les groupes des cours divers (langue chinoise ; histoire chinoise ; philosophie ; histoire de la littérature chinoise ; opéra traditionnel ; mœurs folkloriques chinoises; mœurs et coutumes chinoises; économie de la Chine actuelle; situation de Chine; aperçu général de la société chinoise; géographie touristique de Chine ; art jardinier chinois ; échanges culturels entre la Chine et l'étranger ; calligraphie chinoise ; peinture traditionnelle chinois; Gongfu ; Qigong; etc.
9.Les cours de formation continue pour les professeurs de chinois se réfèrent à la présentation de l'Institut de Formation Continue pour les Professeurs de Chinois.
Conditions d'étude et de vie
Situé au coeur du quartier Zhongguancun, un quartier de sciences et de hautes technologies, et sur l'avenue de Xueyuan, reconnue pour ses nombreux universités et instituts, l'Université des Langues et Cultures de Beijing s'étend sur 38 hectares de verdure. Tout comme un jardin, elle offre aux étudiants chinois et étranger un environnenmment calme et confortable pour étudier et pour vivre. Elle a beaucoup de salles multi-média et de laboratoires de langues, y compris quelques-uns spécialement conçus pour l'enseignement phonétique et l'entraînement de la compréhension orale. Toutes ses salles sont climatisées et disposent des équipements audio-visuels modernes.
L'université propose deux sortes de dortoirs aux étudiants : les chambres doubles ou individuelles, comme dans un hôtel, avec téléphone, télévision, réfrigérateur, air conditionné, douche et toilettes ; ainsi que les chambres économiques, avec téléphone et télévision. Le service d'internet est aussi fourni dans les chambres.
Les étudiants ont un grand choix concernant les restaurants universitaires : cuisine chinoise, cuisine occidentale, cuisine musulmane, repas rapide... Ils peuvent aussi profiter des installations sportives pour le basket-ball, le volley-ball, le tennis, le football et le base-ball. Dans le gymnase récemment constuit, il y a une piscine, un centre de gymnastique, des salles de bowling et de récréation, ainsi que plusieurs terrains de badminton et de tennis de table.
Sur le campus, on trouve aussi un guichet de banque, une poste, une boutique, une blanchisserie et une clinique.
L'Université se situe sur l'avenue où les autobus N°331, 375, 726, 826, 16, 743, 902, 810 vont directement au centre ville. Le nouveau métro, tout près de l'Université, facilite encore davatage la sortie des étudiants. En prenant un taxi, on peut arriver à l'Aéroport de Beijing en seulement 30 minutes.

Conditions d'admission
Programme pour le diplôme supérieur specialisé (Bac+3) et programme pour la licence ( Bac+4) :
le candidat doit avoir le Bac ou un diplôme équivalent du Bac et être âgé de 18 ans à 50 ans.
Programme pour le master ( Bac+7) :
le candidat doit être âgé de moins de 40 ans, être titulaire de la licence ou d'un diplôme équivalent dans le domaine.
Programme pour le doctorat :
le candidat doit être âgé de moins de 45 ans, être titulaire d'un diplôme équivalent à un master.
Programme pour le recyclage des chercheurs :
le candidat doit être âgé de moins de 50 ans, être titulaire d'un diplôme équivalent à un master ou de la qualification de poursuivre des études doctorales et faire des recherches approfondies sur un sujet particulier.
Programme du recyclage normal ( 1 an – 2 ans ):
Le candidat doit être âgé de 18 ans à 50 ans, être titulaire du DEUG ou d'un diplôme équivalent au DEUG.
Programme pour les apprenants de langue ( 1 an – 2 ans ):
Le candidat doit être âgé de 18 ans à 50 ans, être titulaire du Bac ou d'un diplôme équivalent au Bac.
Programmes d'une durée inférieure à 6 mois :
Le candidat doit être titulaire du Bac ou d'un diplôme équivalent au Bac et être âgé de 18 ans à 60 ans.
Programmes de la formation des enseignants du chinois :
Le candidat doit être titulaire de la licence, être en train ou avoir l'intention d'enseigner le chinois comme la 2ème langue.
Le candidat sera obligé de fournir une attestation de son diplôme et être en bonne santé.
Remarques :
Les candidats voulant s'inscrire à la spécialité de langue chinoise ou à la spécialité de langue et culture chinoises ( Bac+4) doivent fournir une photocopie du certificat de HSK ( niveau 3 ou supérieur au niveau 3) . Ceux qui n'ont pas de certificat de HSK doivent présenter au test de HSK organisé par l'université (le frais est de 250 RMB) et fournir 3 photos de passeport au moment de l'inscription. Ils seront admis comme étudiants officiels du cycle normal de l'éducation supérieure s'il réussissent le test, dans le cas contraire, ils seront obligés d'apprendre le chinois pendant 6 mois comme étudiants de langue et d'obtenir la note requise pour devenir étudiants officiels à BLCU.
Les candidats voulant s'inscrire à la spécialité de langue chinoise (Bac+4) (mentions chinois/anglais ou chinois/japonais) et les candidats boursiers du gouvernement chinois sont dispensés d'examen pour être admis à BLCU.
L'inscription des étudiants d'échange s'effectue selon les règlements de la convention.

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WS11 – Place et rôle des religions dans une société harmonieuse
Ville de l'atelier : BE - Bruxelles
Présentation Participants Documents PLAN D'ACCES IBIS SAINTE CATHERINE - Bruxelles : directions_ibis_ste_catherine___ec1.pdf / directions_ibis_ste_catherine___ec_fr1.pdf
En association avec :
Conference of European Churches / Conférence des Églises Européennes : www.cec-kek.org
Présentation de l'atelier
La vie des sociétés est fortement modelée par les convictions et croyances philosophiques et religieuses de ses membres. Parmi celles-ci, les convictions religieuses se trouvent dans des situations assez différenciées en Chine et en Europe.
Depuis les années 1990 la société chinoise connait, notamment, un essor sans précédent du christianisme. La poursuite de cet essor pourrait, à terme, bouleverser le paysage spirituel, les mentalités et même la structure sociologique du pays.
Quels sont les rapports du christianisme avec les autres courants spirituels existant en Chine et peut-on identifier les facteurs sociopolitiques qui favorisent son développement ?
Religion d'origine occidentale introduite en Chine depuis le 16ème siècle, le christianisme a connu bien des péripéties et rencontré bien des obstacles à son développement. S'il n'en est plus de même aujourd'hui, est-ce la société chinoise qui a changé ou le christianisme lui-même qui a connu des mutations pour s'adapter à la société chinoise ?
Enfin, quel impact cette transformation du paysage spirituel de la Chine peut-il avoir sur la construction de la société harmonieuse que les autorités chinoises veulent faire advenir ?
En Europe, les religions chrétiennes ont longtemps structuré les sociétés occidentales même si les apports musulmans et juifs ont contribué, dans certains secteurs de la vie intellectuelle et économique par exemple, à façonner de façon notable leur développement. Si nombre d'évènements politiques ou de guerres sont advenues au nom des religions, si leur influence perdure au-delà d'une identité culturelle fortement marquée par le Christianisme, on ne saurait négliger un long développement de sécularisation et de laïcisation des institutions et des esprits. Aujourd'hui, on assiste en Europe à la fois à un « désenchantement du monde », qui n'est cependant pas synonyme d'un effacement de croyances personnelles, et, en même temps, à un « retour du religieux » dans lequel grandit la place des religions et courants spirituels les plus divers. Les comportements se différencient dans ces domaines, tantôt en lien avec des revendications culturelles ou identitaires affirmées, tantôt marqués par des formes de consumérisme religieux éclectiques.
Comment la construction de l'Europe a-t-elle pris en compte le fait religieux et quels rapports entretient-elle avec la laïcité ? Y a-t-il une conception européenne du rôle que les religions et courants spirituels peuvent tenir dans une société harmonieuse ?
A l'heure de la mondialisation, quelle place et quel rôle les religions peuvent-elles tenir dans les sociétés modernes ?
Créer un dialogue entre les sociétés chinoise et européenne
La mondialisation et la montée en puissance de la Chine posent aux deux sociétés des défis nouveaux et imposent des modalités nouvelles de dialogue.
Le Forum China-Europa est l'occasion de relever ces défis et de proposer des pistes de coopération.
Un forum en deux étapes
La seconde édition du Forum China-Europa se tiendra en Europe, du 4 au 7 octobre 2007, en deux étapes :
- Les 4 et 5 octobre 2007 : 46 ateliers socioprofessionnels et
thématiques près d'un millier de personnes dans 23 villes
européennes.
- Les 6 et 7 octobre 2007 : 2 séances plénières à Bruxelles.
Participants des ateliers et dirigeants chinois et européens dont
Jacques Delors et Michel Rocard.

Un échantillon représentatif des sociétés européenne et chinoise
Pour incarner le dialogue entre sociétés, les participants aux ateliers viennent de toutes les régions de Chine et d'Europe et de tous les horizons socioprofessionnels.

Distribution des ateliers en Europe

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Voici une étude des cas spécial élections présidentielles 2007 en France: Signes Chinois des Présidentiables 2007 et
Signes Chinois des Célébrités Mondiales.

Astrologie chinoise des années précédentes | Astrologie chinoise des années suivantes
Liste des signes du zodiaque chinois selon les années
Dans l'Horoscope chinois, les signes chinois du zodiaque chinois sont annuels, ils sont représentés par 12 animaux. Et tous les 12 ans font un cycle complet des 12 signes chinois du zodiaque chinois. Chacun de ces animaux zodiacaux est un membre des Dizhi (地支), ou Branches de la Terre:
Rat (Zi) Boeuf (Chou) , Tigre (Yin) , Lapin (Mao) , Dragon (Chen) , Serpent (Si) , Cheval (Wu) , Chèvre (Wei) , Singe (Shen) , Coq (You) , Chien (Xu) , Cochon (Hai) .
Selon votre année, date et heure de naissance ainsi que votre lieu de naissance, votre portrait de caractère et votre personnalité peuvent être préalablement déterminés. Anisi nous pouvons décrire votre parcours de vie, appelé ici "Livre de Vie".
Voici les signes chinois et dates du nouvel an Chinois des années proches.
Voici Célébrités: leur nom chinois et signe chinois du zodiaque chinois
Dans le Taoïsme, le destin de tout homme/femme est dèjà écrit dans le livre céleste. La réussite de toute célébrité est prédéfinie dans cette écriture. Le signe chinois de quelqu'un augure bien la vie aussi professionnelle que personnelle de chacun de nous. A vous de vérifier si le signe chinois calculé ici correspond bien aux caractères et la vie des stars célébrités dans le monde.

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Le riz est la nourriture de base des Chinois. Bien que les Chinois trouvent des preuves que le riz est originaire de ce pays, d'autres pays d'Asie mineure réclament aussi la primauté. En tous les cas la Chine est la première productrice de cette céréale universellement appréciée : pour les Asiatiques c'est la base de toute l'alimentation, pour les Africains, c'est une source alimentaire alternative, pour les Européens et les Américains, c'est un légume à cuisiner avec la viande - chose qui ne se fait pas en Chine. Le riz y est consommé comme du pain, donc en sa forme d'origine : blanc et pur.
Contrairement à l'idée reçue, il n'y a que la moitié de la Chine - la partie du Sud de la Chine, c'est à dire au côté Sud du fleuve Yangzi (Yantze, Yangzi Jiang). Le Nord de la Chine ne produit pas de riz à cause du climat beaucoup moins clément. Dans cette partie septentrionale, on cultive le blé, le sorgho, le maïs. Pour les chinois originaires du Sud de la Chine et qui ont grandi au côté des rizières, dans la campagne de poisson et de riz, ils ont toujours su que c'était un grand privilège d'avoir du riz par rapport au gens du Nord qui n'ont que de l'alimentation "rude".
Les rizières doivent être constamment inondées pour le développement du riz . La pluviométrie doit atteindre plus de 1 000 mm/an pour maintenir le niveau d'eau constant sous le soleil d'été sub-tropical.
Les Chinois travaillent de génération en génération d'une façon pratiquement immuable. Voici des photos des scènes de vie prises récemment en Chine.
Bon tour aux rizières chinoises...
Nouvel an chinois cette année et de l'année prochaine
Nouvel an chinois des des années précédentes de l'astrologie chinoise | Nouvel an chinois des années suivantes de l'astrologie chinoise

Année dans le Calendrier Lunaire Chinois
Une année chinoise, aussi appelée année agricole (Suì, 岁), est composée de 4 saisons: Printemps, Eté, Automne et Hiver, et sub-divisée en 24 fêtes chinoises, équivalentes aux 24 termes solaires chinois d'une année chinoise. Ici les termes majeurs Zhōngqì (中气) sont donnés en caractère gras, tandis que les termes solaires mineurs Jiéqì (节气) sont donnés en caractère normal.
Comme les termes solaires ne décrivent que les événements du Soleil, aucune fête liée aux événements lunaires n'est prise en liste, comme par exemple, le nouvel an chinois qui est le jour de la première nouvelle lune d'une année chinoise (jour 1 du mois 1), la fête des Lanternes (jour 15 du mois 1), les fêtes du dragon (jour 5 du mois 5), etc.
Depuis la création de la République Populaire de Chine le 1er octobre 1949 par le Président MAO Zedong (Mao Tsetong), la Chine a officiellement adopté le calendrier Grégorien, ou le calendrier solaire pour l'administration. En revanche, les Chinois conservent leurs festivités traditionnelles fixées selon les dates en calendrier lunaire chinois. Ces fêtes traditionnelles sont vivaces aujourd'hui comme la fête du printemps, marquant l'arrivée du nouvel an chinois en calendrier lunaire.
La fête du printemps a lieu le 1er jour du premier mois de tous les ans en calendrier lunaire chinois. Mais la date en calendrier solaire varie selon l'année. Elle est forcément en janvier ou février de l'année en cours sur le calendrier solaire, mais la date est seulement obtenue après des calculs complexes du mouvement duel de la Terre et de la Lune.
Dans l'Histoire chinoise ancienne de 24 dynasties, le temps n'a ni de commencement, ni de fin. Chaque dynastie espère un règne infini dans le temps, ainsi chaque empereur commence par sa 1ère année de règne comme l'an 1. Par exemple, l'Empereur KangXi de la Dynastie des Qing compte son règne par KangXi an 1, KangXi an 2, KangXi an 3, ...
A nos jours, les Chinois utilisent officiellement l'année Grégorienne. C'est à dire l'année 2007 pour cette année. Mais comme l'Empereur Jaune (Huangdi) est considéré comme le créateur de la nation chinoise, la population compte aussi comme Huangdi 4705 pour cette année.
Pour savoir plus sur les fêtes chinoises des 4 saisons liées au calendrier chinois, le calendrier lunaire chinois de mon grand père sera une aide précieuse.
Imprimable
Création de robes chinoises et robes vietnamiennes par une couturière d'origine vietnamienne à Montpellier, sur mesure selon votre taille et tissus de votre choix.
Avec ses robes chinoises conçues en soie, en satin ou en tout autre matière, elle mettra en évidence votre beauté avec un charme asiatique en plus, grâce à ses 40 ans d'expérience dans la création - confection de robes de style et de mode asiatique.
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Robe chinoise très courte dont le vert brillant donne de l'éclat à la chevelure et souligne la belle taille de la brunette.
Robes superposées légères, fraîches, une véritable harmonie.
-L'une en brocard couleur fushia décolletée, une rose symbole de la fidélité fixée au centre de l'encolure.
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Les Papillons La Goutte d'Eau

Superbe robe en soie extensible décorée d'innombrables papillons peints artistiquement. Très belle robe chinoise en velours soie marron brodée à la main de minuscules perles, une goutte d'eau centrale rehausse l'élégance de la robe.

La Tonkinoise

Mignonne et sage tenue traditionnelle Vietnamienne, dont la tunique fendue jusqu'à la taille brodée de tulipes est "protégée de la pudeur" par un long pantalon triangle.

Tandem 1 & Tandem 2

Robe chinoise en velours hautement fendue vers les jambes admirablement portée par une jolie française brune tandis que la tenue vietnamienne en soie blanche appliquée de velours noir peint de dragon est portée par une superbe blonde.
Magnifique robe de soirée se terminant par une grande traîne avec à son côté une robe simple de toute élégance en crêpe extensible à dos nu.

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Recettes de la Cuisine Chinoise
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Conversion Calendrier Grégorien - Calendrier Lunaire Chinois
Conversion Calendrier Lunaire Chinois - Calendrier Grégorien
Signes chinois du Zodiaque chinois & Année Lunaire Chinoise
Fêtes Chinoises - Termes Solaires Chinois
Fêtes Chinoises Lunaires
Fengshui (Feng Shui)
Jours chinois fastes & propices d'une année
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Chine
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Cette superficie de 9 600 000 km2 nourrit le cinquième de l'humanité. Avec une population dépassant déjà 1 300 000 000 âmes, la priorité du gouvernement est de limiter celle-là à 1 400 000 000 habitants vers l'an 2020 après Jésus Christ.
Pourquoi les Chinois sont-ils si nombreux ?
Dans les années 1960 quand la Chine ne comptait "que" 600 millions d'habitants, le Président MAO Zedong avait une politique nataliste au strict sens du terme. Il préparait le pays pour une 3ème guerre mondiale. La Chine rouge n'avait pas d'armes redoutables à cette époque, la meilleure façon de gagner la guerre était par la stratégie du nombre - les balles humaines ou les boucliers humains sont redoutables. Souvenez-vous de la guerre de Corée ? Les chinois ont réalisé un match nul qu'avec "les semoules + le simple fusil" face aux canons et avions des américains très sophistiqués. Dans les années 1980, quand M. DENG Xiaoping (petite paix) prit le règne et s'aperçut que la guerre ne serait pas immédiate, la population avait déjà doublé.
Enfin ne vous inquiétez pas, la fécondité des chinois n'est pas physiquement meilleure que qui que ce soit. Les Chinois étaient toujours nombreux dans l'histoire. Déjà dans la dynastie des Han (de l'an 206 avant jusqu'à 220 après Jésus Christ), la Chine avait des villes d'un demi million d'habitants. Et en plus la surface est équivalente à celle de toute Europe occidentale. A l'avis de l'auteur - il n'y a pas de surpopulation dans ce pays.
De plus, la raison historique compte. Le pays de riz et des baquettes - une paire de bâtons en bambou ou en bois - est un exemple dans le sanitaire en alimentation. Depuis 2 mille an les Chinois n'attrapent plus l'aliment par les mains qui sont souvent source de maladie, mais avec les baquettes. Par rapport à la France - un pays occidental le plus raffiné, les fourchettes n'étaient adoptées que vers les années 1670, et Louis XIV (14) refusait encore de l'employer par l'incommodité ? Les Chinois d'antan se portaient bien, favorisant ainsi la croissance de la population.
Par ailleurs, les Chinois n'avaient pas souffert des prédateurs comme des Indiens en Amérique. Les prédateurs anglo-saxons ont pratiquement décimé la population indigène.
Sont-ils utiles ?
Enfin les Chinois ne sont pas encore gros consommateurs par manque de moyens. Mais ils sont déjà consommateurs moyens des grandes firmes occidentales et japonaises telles Danone, Auchan, Siemens, Citroën, Mitsubishi... Le niveau de vie augmente très vite avec la productivité, et la tradition demeure - heureusement.
Par ailleurs, Madame, Monsieur, on vous, vous n'avez pas quelque peu Chinois ? Si ce n'est pas dans votre physique, alors ça peut être dans votre tenue, vos chaussettes, votre pull... En effet, les Chinois fournissent les produits de consomation les moins coûteux du Monde !
Sont-ils dangereux - une menace demain ?
Le peuple chinois n'a pas du tout la notion de supériorité des races ou des ethnies. D'ailleurs la Chine est devenue un empire dans son histoire en intégrant les populations de 56 minorités nationales sur ce continent. Les empereurs étaient issus des Mongoles, des Manchou à part les Han. La culture chinoise est largement intégrateur de la population asiatique - eurasiatique. Ne voyez-vous pas que les Chinois intègrent même mieux que les occidentaux - souvent inventeurs des gadgets modernes : Internet, téléphone mobile, réfrigérateurs, téléviseur, ... Et pratiquement aussi bien la démocratie - Taiwan (République de Chine) n'est-t-il pas exemplaire dans le processus de la démocratisation ? Ca bouge aussi sur le Continent...
Les Chinois sont bouddhistes, musulmans, chrétiens...
Pour savoir plus sur la population chinoise:
Origine des noms de famille chinois
Les 100 noms de famille chinois

Noms de Famille Chinois
Selon l'Agence Xinhua (Agence Chine Nouvelle) le 10 janvier 2006, Une étude soutenue par le comité du fonds national de la Science de la Nature donne un nouveau classement des « 100 noms de famille chinois» de la Chine. Les noms Li, Wang et Zhang ont bien diminué leur importance, mais les trois noms occupent toujours le podium du palmarès.
La population totale de chacun des 3 grands noms n'excédant pas 100 millions
Cette étude a été dirigée par le chercheur M. YUAN Yida de l'institut de la biologie génétique et développemental pendant deux années. Ces enquêtes nationales ont impliqué 1110 comtés et villes, récoltant les données de 296 millions de population, avec 4100 noms de famille enregistrés. Par les statistiques des comtés, régions et puis à la province, aboutissant ainsi le résultat de la nouvelle classification des noms de famille chinois.
Cette étude montre que parmi les 4100 noms de famille chinois, les trois premiers noms Li, Wang et Zhang représentent respectivement 7,4%, 7,2% et 6,8% de la population chinoise, et aucun des trois noms n'excèdent les 100 millions de personnes. Il y a 18 noms ayant 1% et plus de la population totale de la Chine, et 129 noms de famille avec 0,1% et plus de la population. Ces 129 noms de famille représentent environ 87% de la population totale de la Chine.
Un léger déclin de la population observé dans la proportion par rapport qu'il y a 20 ans.
Les données publiées par YUAN Yida et co. en 1987 donnaient les trois noms Li, Wang, Zhang aux taux de 7,9%, 7,4% et 7,1% respectivement.
«Comme le 1er nom de famille, Li a chuté de 7.9% à 7.4%. Ceci est parce que l'étude antérieure ne concernait seulement quelques 570000 personnes, et maintenant on atteint presque 300 millions. » Explique M. YUAN Yida. Par rapport à l'enquête qu'il y a 20 ans, cette étude a une base de population plus grande, comportant presque 40% des comtés de la Chine, et presque toutes les régions utilisant les Idéogrammes chinois comme langues écrites. Cette dernière investigation approche donc plus à la distribution réelle de nom de famille de chine.
Particulièrement avec la et répartition géographique des premiers 300 noms de famille chinois, cette étude fournirait des indices et référence sur la diversité des chromosomes Y des chinois, transmis par le père, distribution de la maladie héréditaire, l'origine et les branchements de la nationalité des Han et d'autres disciplines scientifiques, avec une valeur élevée dans la recherche et pratique d'utilisation.
23000 noms de famille chinois répertoriés jusqu'aujourd'hui
La Chine est le 1er pays dans le monde qui a commencé à utiliser les noms de famille, env. 5000 années avant. Le nom de famille est héréditaire par une transmission patriarcale. Il y a 20 ans, les chercheurs chinois ont publié pour la 1ère fois sur la base d'une recherche scientifique les distributions des noms de famille chinois et la classification des 100 noms de famille. Cette étude a suscité grand intérêt dans les communautés chinoises aussi bien intérieures et que des chinois d'outre-mer.
Les scientifiques chinois continueront à publier les données et la carte de la distribution des 300 premiers noms de famille chinois, et le «Grand Dictionnaire des nom se famille chinois», incluant plus de 23000 noms récoltés jusqu'aujourd'hui, afin de favoriser un développement de la culture des noms de famille et la généalogie.
Historique
270 millions de personnes avaient un nom de famille parmi les Li, Wang et Zhang il y a 20 ans. Les experts ont analysé les donnée de l'enquête nationale de la population en 1986, ces premiers noms de famille occupent déjà les premières 3 places.
Le 2 mai 1987, le chercheur YUAN Yida a publié le résultat des statistiques: les trois plus grands noms de famille en chine etaient Li, Wang et Zhang, représentant respectivement 7.9, 7.4 et 7.1 de la population. Ces trois grands noms avaient une population de 270 millions, et étaient aussi les trois plus grands groupes de population ayant le même nom de famille. Et noms de familles usité par le peuple chinois s'élevaient déjà à 22000.
Selon YUAN Yida, l'étude sur le nom de famille est une science. Et les noms de famille chinois sont le meilleur sujet de recherche. Car les noms de famille reflètent la société chinoise pendant plusieurs mille années et tracent l'évolution du processus de transmission.
Dans le Monde, il n'y a aucun autre pays, aucune autre nation a une aussi longue histoire comme la nation chinoise, avec 5000 ans d'histoire continue de haut en bas. Une telle continuité de civilisation est la plus conforme aux lois de la génétique. En outre, les chinois ont les concepts du clan relativement forts, ainsi la population du même nom partageant les mêmes relations de sang qui vivent souvent ensemble. "C'est pourquoi qu'en Chine sur la carte, il y a tellement beaucoup de villages des Zhang, Villages des Li.", selon YUAN Yida.
En 1983, notre pays a eu lieu un recensement national. Les données d'échantillon du recensement ont été sorties en 1986. Basé sur ces informations YUAN Yida a entamé une recherche statistique sur les noms de famille de Chine. En 1987, les noms sortis selon les statistiques sont de 12000 à 13000. Par même année, l'académie chinoise de la recherche a révélé dans les médias la recherche en cours sur les noms de famille, ces nouvelles ont été bien répandues. Le 2 mai 1987, YUAN Yida a publié le classement des 100 premiers noms de famille chinois, appelé les «Nouveaux 100 Noms de Famille», par rapport à l'ancien classement des 100 noms de familles reconnus dans l'histoire de la Chine.
Dans les «Nouveaux 100 Noms de Famille», Li, Wang et Zhang occupent les premières 3 places.
En 2002, il a sorti le livre intitulé les « Noms de Famille Chinois : groupes génétiques et distribution démographique », avec plus de 500 000 mots et plus 200 cartes de répartitions de noms de famille, mettant une virgule sur une recherche durant plus de 10 ans.
Dans le livre, YUAN Yida a prouvé avec des données collectionnées durant de longues années et de recherche sur les noms de tout le pays, il ressort que les trois plus grands noms de famille sont Li, Wang et Zhang.
Yuan de préciser, pour que les grands noms ont une descendance jusqu'aujourd'hui, il n'est nullement facile. Par exemple, dans la dynastie des Yuan, afin de maintenir la domination de la dynastie, les gens ont proposé à l'Empereur Yuan Shun d'exterminer la population avec les noms de famille parmi les 5 premiers noms de famille chinois. Heureusement l'empereur a hésité en plusieurs reprises avant de décider de ne pas appliquer ce génocide final. La population de ces noms a pu ainsi s'échapper d'une telle catastrophe, permettant ainsi la transmission de ces noms de famille à ce jour.
Selon le Journal du «Soir de Guangzhou».
Une superficie de 9 600 000 km2 à 70% montagneuse, du désert aride du Gobi jusqu'aux collines verdoyantes du Canton, en passant par la plaine immense du Nord de Chine, la Chine se compose aujourd'hui de 34 unités administratives au niveau de la province.

N° Nom Type N° Nom Type
1 Beijing (Pékin) Ville métropolitaine 18 Hubei Province
2 Tianjin Ville métropolitaine 19 Guangdong Province
3 Hebei Province 20 Guangxi Région autonome
4 Shanxi Province 21 Hainan Province
5 Liaoning Province 22 Sichuan Province
6 Jilin Province 23 Guizhou Province
7 Shanghai Ville métropolitaine 24 Yunnan Province
8 Jiangsu Province 25 Xizang (Tibet) Région autonome
9 Zhejiang Province 26 Shaanxi Province
10 Anhui Province 27 Gansu Province
11 Fujian Province 28 Qinghai Province
12 Jiangxi Province 29 Ningxia Région autonome
13 Shandong Province 30 Xinjiang Région autonome
14 Henan Province 31 Taiwan Province
15 Neimenggu Région autonome 32 Chongqing Ville métropolitaine
16 Heilongjiang Province 33 Hong Kong Zone spéciale
17 Hunan Province 34 Aomen (Macao) Zone spéciale
Résumé: Province: 23, Région autonome: 5, Ville métropolitaine: 4, Zone spéciale: 2

Toutes ces entités constituent la première couche d'administration chinoise, Provinces équivalentes, elles sont directement responsables au gouvernement central à Pékin (Beijing) à l'exception de l'Ile de Taiwan.
Les 2 zones spéciales HongKong et Macao issues d'une décolonisation pacifique se dotent d'une législative suprême et d'un régime semi-démocratique. Les 4 métropolitaines se caractérisent par leur petite superficie administrée et par une forte concentration urbaine et industrielle. Dans les 5 régions autonomes les minorités nationales sont majoritaires dans leur région respective. Le reste (un nombre de 23) sont des provinces normales dont la population est essentiellement des Han - 95% de la population chinoise.
Hommes Forts de Chine
Sur la Chine continentale, il s'appelle HU Jintao. Elu le 15 novembre 2002 au 16ème congrès le patron du Parti Communiste Chinois. Comme d'habitude depuis 58 ans, c'est le Parti Unique qui décide à 100% le Président de la République Populaire, M. HU Jintao a été élu sans surprise le 15 mars 2003 Président de la République Populaire de Chine (RPC) au congrès des députés à Beijing. A ce jour M. HU Jintao a pris donc à 95% pourcent la relève de M. JIANG Zemin, l'ex-Président de la République. Il reste 5% manquant qui est le poste du Président de la Commission Militiare, occupé toujours par M. JIANG Zemin, qui garde un oeil très vif et très bienvaillant sur le comportement du nouveau héritier officiel.
Et sur la province de l'Ile de Taiwan, le Président de la République de Chine (ROC) CHEN Shuibian mène une politique de l'éloignement avec la Chine continentale.

HU Jintao, le Président de la République Populaire de Chine et le Secrétaire Général du Parti Communiste (parti en pouvoir), élu depuis le 15 mars 2003 à Zhong Nanhai dans la Cité Interdite Pourpre à Pékin. JIANG Zemin, l'ex-Président de la République Populaire de Chine à Zhong Nanhai dans la Cité Interdite Pourpre à Pékin. Le Président CHEN Shuibian de la République de Chine (Province du Taiwan). Le jour de son élection en avril 2000.

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L'Empereur Chehouangti
Source: Publier: Mis à jour le :2006-08-07

En 221 av. J.-C., la Chine fut unifiée pour la première fois en un empire féodal centralisé et autoritaire: la dynastie des Qin (221-207 av J.-C.) .L'Empereur Chehouangti des Qin (259-210 av. J-C) était un éminent homme politique de la classe montante des propriétaires fonciers de l'antiquité chinoise. Il soutenait l'école légaliste et combattait l'école confucéenne. Sachant accorder plus d'importance au présent qu'au passé, il persistait à faire des réformes et s'opposait à la régression. Il fut le premier personnage hostorique qui unifia la Chine. A cette époque, où l'esclavagisme se muait en régime féodal, il joua un important rôle prograssiste.
En 216 av. J.-C., l'empereur Chehouangti des Qin promulgua le décret suivant : « les propriétaires fonciers et le petit peuple doive faire connaissance au gouvernement la superficie des terres qu'ils possèdent ; les impôts seront fixés sr cette base.» Cela légalisa la propriété privée de la terre et assura son développement. Par ailleurs, cette mesure permit de détruire plus radicalement ce qui restait encore du système esclavagiste. Non seulement il se poursuit un énorme développement de l'économie sociale, mais de plus, la superstructure, conforme à l'économie de l'époque fut consolidée. L'empereur Chihouangti ordonna la construction de routes carrossables, fit unifier la largeur des routes et creuser des canaux pour développer les communications routières et fluviales afin de rapprocher différences parties du pays. Après avoir aboli le système monétaire et les anciens poids et mesures utilisés par six principautés, il émit, sur la base des système que l'Etat de Qin avait adoptés, une nouvelle monnaie unifiées, fit adopter de nouveaux poids et mesures et créa l'écriture normalisée de forme ronde , le siaotchouan. Plus tard, apparut l'écriture de forme carrée Lichou. La population de cette dernière rapprocha les caractères chinois de l'écriture moderne. Non seulement cette mesure revêtit une importante signification dans les conditions historiques de l'époque, mais encore, eut une profonde influence sur l'évolution de la langue écrite chinoise.
« Brûler toutes les annales historique sauf le Qin Ki (les annales de l'Etat de Qin )de même que les collections privées des ouvres classiques confucéennes telles que le che (livre des annales) » disait-il et il proposa de mettre à mort ceux qui continueraient de les étudier, de réprimer résolument ceux qui préconisaient la restauration de l'ancien régime et s'apposaient aux réformes. On l'appelle « Brûler des livres et enterrer vivants des lettrés confucéens ».
Pour arrêter les incursions et répondre au harcèlement des aristocrates esclavagistes hsiongnou, des centaines de milliers de militaires et de civils furent envoyés dans le Nord, sous le commandement du général légistes Meng Tien ( ? –210 av. J.-C.), pour réparer, compléter et relier entre elles les anciennes murailles de défense qui avaient été construites séparément par les trois principautés de Qin, de Tchao et de Yen. L'ensemble de la Grande Muraille, célèbre dans le monde entier. Cet ouvrage, qui s'entend sur 6700km, a joué un rôle certain pour préserver l'économie et la culture féodales avancées de la partie centrale de la Chine.
Le juillet du 210 av. J.-C., l'Empereur Chihouangti mourut à cause de la maladie.

Comment ont-ils été façonnés les guerriers en terre cuit des Qin
Source: Publier: Mis à jour le :2006-08-06
En 1989, au cours de la prospection et du forage entrepris sur un champ maraîcher du canton Liucunbao, arrondissement Shiyang, municipalité de Xi'an, une équipe archéologique de l'Académie des Sciences sociales de Chine a découvert 21 grqnds fours qui fabriquaient il y a 2 100 ans des guerriers et des chevaux en terre cuite de la dynastie des Han de l'Ouest et mis au jour plusieurs milliers de statues. C'étaient des fours de l'Etat qui se spécialisaient dans la fabrication des guerriers et cheveaux en terre cuite destinés aux tombeaux des empereurs. Ces fours de grqnde dimension produisaient énormément à l'époque. Deux fours de poterie étaient remplis chacun de 350 à 400 guerriers et chevaux crus. Ainsi on peut déduire que les 21 fours pouvaient produire pour une seule fournée entre 7 350 et 8 400 pièces. Si on était au courant de cette envergure de production, on ne s'étonnerait plus de l'ordre en combat si imposant formés par les guerriers sous les dynasties des Han et des Qin.
Les objets réels exhumés sur place nous ont aidé à déchiffrer l'énigme de la fabrication des guerriers et chevaux en terre cuite. Ceuxi-ci devaient être façonnés tous en moule et peints avant la cuisson. Mais l'écrasante majorité de ces pièces devaient être enduites d'une glaçure blanche. Avant la cuisson, la pose des guerriers crus dans le four était aussi très intéressante. Allant à l'encontre de l'imagination de tous, au lieu de se tenir debout, les guerriers avaient été « renversés », c'est-à-dire, la tête était positionnée vers le bas et les pieds vers le haut. Des réflexions plus attentives nous permettent de constater qu'il s'agissait d'un moyen assez scientifique car la partie supérieur du corps humain est plus lourde que la partie inférieure, et cette position « renversée » peut assurer la stabilité et priver tout écroulement des statues pendant la cuisson. Ceci illustre avec éclat que les artisans chinois ont assimilé il y a plus de deux mille ans le principe scientifique de gravité. Après la découverte des guerries en terre cuite des Qin, on a essayé d'imiter la fabrication des chevaux en suivant les vieux modèles. Par mégarde de ce principe de gravité, au cours de la fabrication, les chevaux qui avaient été placés en position « normale » se sont effondrés et on a subi plusieurs échecs. Sous la dynastie des Qin, les autorités appliquaient à l'intention des artisans un système de responsabilité pour tester le crédit de ces derniers. Les artisans devaient graver leur nom sur le crops de guerriers ou chevaux. Les inspecteurs impériaux qui voulaient initialement connaître le nombre et la qualité des guerriers et chevaux à travers ce système de responsabilité nous ont laissé néanmoins le nom d'un grand nombres d'artisans. On peut maintenant en distinguer quelque 85 dont Gongbing et Gongjiang.

Histoire de la découverte des carrosses en cuivre
Source: Publier: Mis à jour le :2006-08-06
En 1980, six ans après la découverte de l'armée enterrée dans le tombeau du premier empereur Shihuangdi, les archéologues chinois ont découvert des carrosses en cuivre dans ce tombeau. Cette découverte a suscité un vif intérêt chez les archéologues du monde entier.
L'archéologue ayant mis à jour ce trésor d'Etat s'appelle M. Yang Xude. Le jour de la découverte, il procédait à des fouilles à environ 20 mètres du tombeau, lorsqu'il a aperçu un objet doré enterré à 7 mètres de profondeur. Il a appelé sur place le directeur de chantier M. Chen Xuehua, qui a immédiatement identifié un carrosse en cuivre.
Des experts ont dès lors supervisé attentivement la mise à jour de cette découverte inattendue. Au bout d'un mois, le miracle est apparu, à environ 7, 8 mètres de profondeur : deux carrosses, huit chevaux et deux cavaliers, le tout en cuivre.
Des efforts conséquents ont été nécessaires pour sortir ces merveilles de la terre. Les archéologues ont d'abord dû creuser de larges rigoles, s'enfonçant à 10 mètres de profondeur. Puis, ils ont enveloppé les carrosses et la couche de sol d'un mètre d'épaisseur dans quatre grandes boîtes. Ils ont ensuite fait descendre dans la fosse un véhicule spécial en acier et, à l'aide de crics placés sous les carrosses, ils ont hissé les boîtes dans le véhicule. Une grue a extripé le tout du site de fouilles et l'ensemble a pu rejoindre le musée en toute sécurité.
C'est là, dans le musée, que les spécialistes ont procédé à la restauration des carrosses. Ce travail a duré près de deux années, au terme desquelles les carrosses ont pu finalement être exposés en public. Pour l'émerveillement de tous.

Les grottes Mogao de Dunhuang
Source: Publier: Mis à jour le :2006-08-06
Situées sur un point stratégique de la Route de la soie, au carrefour de la circulation des richesses et des influences religieuses, intellectuelles et culturelles, les 492 cellules et sanctuaires rupestres de Mogao sont célèbres pour leurs statues et leurs peintures murales, qui représentent un millénaire d'art bouddhique.
Les grottes Mogao de Dunhuang comprennent les grottes de Mogao, les grottes de l'ouest des mille statues de Bouddha et les grottes de Yulin. Les grottes de Mogao constituent la partie représentative de l'art de Dunhuang. Situées à 25 km au sud-est de la ville de Dunhuang, dans la province du Gansu, elles sont creusées sur la pente abrupte orientale de la colline Mingsha. Elles comptent cinq étages et s'étendent, du nord au sud, sur une longueur d'1,6 kilomètre. Les premiers travaux de creusement ont commencé en l'an 2 du règne Jianyuan des Qin antérieurs, soit en 366. On dénombre aujourd'hui un total de 492 grottes datant de 16 différentes dynasties, dont les Seize Etats, les Wei du Nord, les Wei de l'Ouest, les Zhou du Nord, les Sui, les Tang, les Cinq dynasties, les Song, les Xixia et les Yuan.
On a découvert dans ces grottes plus de 45.000 m² de fresques, 2.415 sculptures peintes, 4.000 représentations d'apsaras volantes, cinq constructions de bois datant des Tang et des Song, ainsi que plus de 50.000 manuscrits et autres vestiges culturels. Il s'agit sans aucun doute d'un immense et unique musée regroupant architecture, peinture, sculpture, calligraphie et autres vestiges culturels. Les grottes de Mogao ont d'ailleurs été inscrites en 1987 sur la liste du Patrimoine culturel du monde.
Les fresques des grottes de Mogao représentent des scènes de travail, de vie sociale, offrent des images de coutumes vestimentaires, illustrent l'architecture antique, la musique, la danse et l'acrobatie des époques anciennes, aussi bien que des faits historiques concernant les échanges culturels entre la Chine et les pays étrangers. Toutes ces représentations fournissent de très précieuses indications pour l'étude de la société féodale entre le IVe et le XIVe siècles en Chine.
La valeur historique et artistique de ces peintures est extrêmement riche. Entre autres, celles datant des Tang sont les meilleures du point de vue artistique. Les personnages, de chair et de sang, y possèdent un charme séduisant.
Les sculptures peintes de Dunhuang sont à la fois excellentes sur le plan de l'art sculptural et de l'application de couleurs. Les artistes de l'époque ont volontairement mis en avant le travail des couleurs, sans toujours se soucier de la minutie des détails. Mais cette utilisation très particulière de la couleur a le plus souvent comme effet d'exagérer le caractère des personnages.
Parmi ces centaines de grottes, il ne faut pas manquer celle portant les numéros 96, 17, 130, 158, 259, 285, 200 et 428. Elles sont vraiment impressionnantes

La Porcelaine de Chine
Source: Publier: Mis à jour le :2006-08-06
La Chine est considérée depuis toujours comme le pays de la porcelaine. Selon des documents archéologiques, la porcelaine céladon est à l'origine de cette importante tradition vieille d'environ 4.200 ans. Elle fait partie de l'héritage culturel de Longshan, situé dans le district Xiaxian, dans la province du Shanxi.
L'apparition de la porcelaine date de la dynastie des Han de l'Est (de 23 à 220 ans de notre ère). La porcelaine a été découverte pour la première fois au Zhejiang, dans le sud de la Chine. Dès lors, les techniques de fabrication de la porcelaine se sont transmises du sud vers le nord et ont connu un développement croissant.
L'apparition de la porcelaine blanche est une étape importante de cette évolution technique. La différence essentielle entre la porcelaine céladon et la porcelaine blanche réside dans la présence de fer dans la poterie non cuite et dans l'utilisation de l'émail. La porcelaine émaillée monochrome s'est ensuite développée vers des techniques permettant d'obtenir de la porcelaine émaillée colorée. La couleur de base plupart de cette dernière sont basées sur la couleur blanche. Donc, l'apparition de la porcelaine blanche a beaucoup influencé le développement de cet art.
Sous les dynasties des Tang et Song, du 10ème au 13ème siècle, la technique de fabrication de la porcelaine se développait rapidement. Tangsancai, la porcelaine vernissée tricolore de l'époque Tang était la plus représentative. Les émails colorés couvrent la poterie et connaissent des changements chimiques lors du grillage au four. En introduisant des caractéristiques artisanales de la peinture et la sculpture chinoises, l'artisan utilise trois couleurs, à savoir rouge, vert et blanc, et des motifs décoratifs sur un objet de Tangsancai. Après le grillage au four, trois couleurs en émails se récompensent et deviennent multicolores. Voilà une caractéristique de Tangsancai.
Sous les Ming (1368---1644) et les Qing (1644---1911), la porcelaine atteignit son apogée avec des records en quantité et en qualité. Jindezhen, ville dans le sud de la Chine, fut devenu la « capitale de la porcelaine ». Jusqu'à aujourd'hui, les objects de porcelaines de plus haut niveau sont produits ici. L'exportation à l'étranger de la porcelaine débute du 8ème siècle. Avant cela, la « Route de la Soie » avait déjà ouvert les échanges économiques et commerciaux ainsi que culturels entre la Chine et l'étranger. La Chine est considéré comme « Pays de la Soie ». Après le 8ème siècle, à mesure de l'exportation des object de porcelaine, la Chine est devenue « Pays de la porcelaine ».
L'Asie était le premier destinataire de l'exportation des objects de porcelaine chinoise. Au 17ème siècle, les cours impériales de l'Europe occidentale commencèrent à collectionner les objets de porcelaine chinois. Après l'ouverture de la nouvelle ligne de navigation par les Portugais, les objets de porcelaine furent devenu des cadeaux les plus précieux en Europe. Selon des statistiques incomplètes, au 17ème siècle, la Chine exportait 200 mille objets de porcelaine chaque année. Au 18ème siècle, au maximum, un million fut exporté depuis la Chine pour une année. Les objets de porcelaine chinoise sont devenus à la mode dans le monde entier. Grâce aux progrès dans la fabrication de la porcelaine et la transmission des objects de porcelaine, on lie étroitement la Chine avec la porcelaine.

Les treize tombeaux des Ming
Source: Publier: Mis à jour le :2006-08-06
L'histoire des treize tombeaux est Ming est liée à un coup d'Etat. Le premier empereur de la dynastie des Ming Zhu Yuanzhang choisit comme capitale Nanjing, une ville située dans le Sud-Est du pays. Après son décès, la couronne fut transmise à un de ses petits-fils. Zhu Di, le quatrième fils de Zhu Yuanzhang déclencha alors la guerre civile pour disputer le trône et devenir enfin l'empereur. Le petit-fils du premier empereur des Ming disparut sans laisse la moindre trace après la chute de Nanjing, ce qui constitue jusqu'à nos jours un énigme à déchiffrer pour cette épisode de l'histoire des Ming. Après être monté au trône, Zhu Di transféra la capitale de Nanjing à Beijing par souci de l'insécurité qui le menaçait dans cette ville du Sud. Pendant son règne, Zhu Di envoya des hommes de confiance pour choisir l'emplacement de son futur tombeau. Après de multiples sélections, on a tiré sur le volet un terrain sis dans la banlieue nor-ouest de Beijing, un endroit facile à défendre et difficile à prendre d'assaut pour construire son mausolée, qui fut baptisé ouis après Changling. Les travaux de construction du tombeau commencèrent en 1409 et durèrent plus de 200 ans jusqu'à 1644 où la dynastie des Ming se fut éteint. Comme 13 empereurs des Ming y furent inhumés, ces tombeaux forment ainsi une vaste nécropole connu d'une manière générale sous le nom des treize tombeaux des Ming.
L'aspect extérieur des treize tombeaux est presque identique à celui du tombeau Xiaoling de Zhu Yuanzhang, situé à Nanjing. On pénètre d'abord dans ce vaste nécropole en passant par une « voie sacrée » (ou la voie de l'Esprit) qui mène du grand portique en pierre (Paifang) à l'entrée de la principale sépulture. Le portique en pierre érigié depuis 450 ans est conservé jusqu'ici en bon état. Il est entièrement en marbre blanc. Les sculptures du portique d'une beauté rare se caractérisent par un dynamisme et la vigueur de leur formes artistiques. C'est une construction en pierre datant des Ming et des Qing qu'on ne voit pas beaucoup en Chine. Ayant traversé le portoque en pierre, on arrive à la Porte Tiangong (Porte du Palais céleste), principale entrée de la sépulture, un passage incontournable pour le cortège qui se rendait aux cérémonies de sacrifice réservées aux empereurs défunts. Un rempart, long de 40 km environ et percé de dix tours de guet, cerne les mausolées. Un important dispositif de forces de sécurité était alors déployé sur les tours de guet pour défendre ce lieu sacré. Dans la zone de chaque tombeau, on trouve toujours des lieux portant le nom de Jian, de Yuan et de Wei. Par le Jian on désignait l'habitat des eunuques. Ceux-ci étaient chargés des affaires sacrificatrices, c'est la raison pour laquelle il habitaient tous proche de la sépulture. Ces lieux sont déjà devenus des villages à nos jours. Par le Yuan on désignait l'habitat des paysans qui se livraient à la culture maraîchère destinée aux cérémonies de sacrifice. Le Wei sou-entendait la garnison militaire chargée de la défense du nécropole.
Pour assurer la perpétuité de leurs mausolées, les empereurs ont inventé de nombreux mythes et tenu dans le plus haut secret le lieu exact de leur sépulture, si bien que le palais souterrain de chaque mausolée est empreint sans exception d'une couche de couleur extrêmement mystérieuse. Le tombeau Dingling paraît le plus mystérieux, d'autant polus que le caveau du mausolée demeurait toujours inconnu depuis son achèvement. C'est en mai 1956 que les archéologues chinois ont pu commencer les fouilles de ce palais souterrain. Celui-ci couvre une superficie totale de 1 195 mètres carrés et se compose de cinq salles. Ces salles sont toutes en pierre et se répartissent respectivement à l'avant, à l'arrière, au centre, à gauche et à droite. Avant l'entrée du corbillard dans le palais souterrain, on avait déposé sur le sol d'épaisses planches de bois depuis la salle antérieure à la salle postérieure afin de ne pas abîmer le revêtement du sol dallé. Dans la salle intermédiaire, on trouve trois autels en marbre blanc également. La salle postérieure située au fond s'appelle aussi la salle Xuan. Elle est la principale partie composante du caveau. Sur l'estrade d'en face sont déposés trois cercueils dont le plus grand est au centre. Il s'agit du cercueil de l'empereur Zhu Xujun et les deux autres sont ceux de ses deux impératrices. Aux alentours des cercueils trônent des pièces de jades et des porcelaines ainsi que 26 malles qui renferment des objets précieux. Les fouilles archéologiques entreprises dans le tombeau Dingling ont permis de déterrer un grand nombres d'objets précieux, soit au total 3 000 pièces. Parmi eux figurent notamment des tissus de couleurs éclatantes, des vêtements, des bijoux incrustés d'or d'une finesse adorable et d'une facture absolument splendide. Ces fouilles ont livré par ailleurs un grand nombre d'objets en or, en jade et des porcelaines qui sont très précieux pour l'étude sur les arts artisanaux de la dynastie des Ming.

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道 德 經 Dao De Jing – De la Voie et de la Vertu
La dialectique naturaliste et politique de Lao-tseu exposée en 81 textes poétiques et obscurs. Tr. Julien (fr), Waley (en), Wilhelm (de) et Lau (en).
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Exemples aléatoires
3. En n'exaltant pas les sages, on empêche le peuple de se disputer.
18. Quand la grande Voie eut dépéri, on vit paraître l'humanité et la justice.
32. Le Tao est éternel et n'a pas de nom.
54. Celui qui sait fonder ne craint point la destruction.
63. Le sage savoure ce qui est sans saveur.
Lao-tseu ↓ Confer ↓
Sur le livreLe Tao-tö-king (Daode jing) ou « Livre de la Voie et de la Vertu » est attribué à Lao-tseu (Laozi) qui serait selon la tradition chinoise un contemporain un peu plus âgé de Confucius (Kongzi, ou Kongfuzi, 551-479 av. J.-C.) mais des études récentes montrent que ce livre a été compilé plus probablement vers 300 av. J.-C., l'auteur utilisant de nombreuses adages plus anciens dans son texte, et que le titre et l'organisation en 81 chapitres, répartis en deux sections, sont postérieurs à la rédaction. Le Daode jing est un des ouvrages les plus traduits dans le monde. Son obscurité concise et sa force poétique ont suscité d'innombrables commentaires et interprétations inspirées. On lira ici la version due à Wang Bi (226-249 ap. J.-C.) en présentation traditionnelle (lire les tablettes verticales de haut en bas et de droite à gauche). Le texte de ce livre est « si évidemment corrompu »1 qu'il conviendrait d'en consulter une édition critique complète.
Un mot sur le titre. Tao (dao), est un terme important de la pensée chinoise ancienne, qui peut prendre des sens assez différents selon le contexte. L'originalité de Lao-tseu ou de sa postérité est d'en avoir fait le principe de spontanéité commun à toutes choses, en même temps qu'un idéal de pleine vacuité jamais atteinte. Les dao de Confucius a un sens souvent plus moral. Tö (de), traduit par « Vertu », doit s'entendre comme l'efficacité particulière à chaque chose, dans le sens où l'on dit qu'une plante médicinale a telle ou telle vertu, mais ce terme s'applique tout aussi bien à l'Homme. King (jing), signifie que ce texte est un livre canonique. Ce titre admet deux lectures : le Canon de la Voie et de la Vertu, et le Canon de la Voie et de sa Vertu, ce qui est sensiblement différent.
1. Cf. l'introduction à la traduction de J.-J.-L. Duyvendak : Le livre de la voie et de la vertu, Éd. Maisonneuve. Les textes anciens étaient présentés sous forme d'une pile de tablettes étroites de bois ou de bambou, liées aux deux bouts, chacune recevant une « ligne ». Il semble possible que certaines parties du texte ont été interverties ou perdues si les liens venaient à se rompre.
Lao-tseuDe Lao-tseu (Lao Zi), on sait peu de choses, sinon rien. Selon la légende, sa mère l'a porté pendant 8 ou 80 ans et il est né avec des cheveux blancs, d'où son nom de « vieil enfant » (ou « vieux maître »1). À l'age mûr, lassé des hommes, il aurait quitté son pays par l'Ouest, chevauchant un buffle, et aurait dicté au gardien de la passe Yin Si qui l'en priait les cinq mille caractères (environ) de cet ouvrage. Le taoïsme religieux, confronté au IIIe s. à l'arrivée du bouddhisme en Chine, a tenté un rapprochement audacieux entre ce personnage parti en pays barbare et le Bouddha. Plus sérieusement, certains érudits chinois ont proposés différentes identifications historiques. Cependant, Mencius (Meng Zi), grand continuateur de Confucius avec Xun Zi, ne mentionne pas Lao-tseu dans ses diatribes contre les excès des mohistes et des taoïstes (les uns prônant un pacifisme ascétique et militaire, les autres un détachement radical de la société des hommes), ce qui laisse penser que Lao-tseu ne serait pas un personnage historique, mais plutôt une figure légendaire ou semi-légendaire. Pour donner du poids à son œuvre, le compilateur du Livre de la Voie et de la vertu l'aurait signé du nom de ce sage reclus auprès duquel Confucius, le premier maître de la Chine2, serait allé demander conseil.
1. En chinois classique, le caractère zi signifie, en autre, maître et enfant.
2. C'est ainsi que le qualifie Fong Yeou-Lan dans son Précis d'histoire de la Philosophie chinoise (traduit par G. Dunstheimer d'après le texte anglais édité par Derk bodde, Éd. Le Mail).
ConferSources
Original text in traditional Chinese characters can be found here, in Wang Bi version, (226-249 AC).
Arthur Waley, The Way and Its Power: A Study of the Tao Te Ching and its Place in Chinese Thought, Allen & Unwin, London, 1934. Text found here.
La traduction française de Stanislas Julien date de 1842 et c'est « la première traduction sérieuse que donnera de Lao-tseu un érudit français », selon Étiemble. Malgré que la terminologie employée trahisse encore une certaine influence chrétienne, cette version reste utile. Elle s'appuie pour les passages difficiles sur le fameux commentaire de Heshang gong (fin du IIe ap. J.-C.).
Richard Wilhelm's translation, 1911, titled Das Buch des Alten vom Sinn und Leben.
D.C. Lau's english translation, Penguin Books, 1963.
Other translations / autres traductions
English, James Legge, in The Texts of Taoism, 2 vols (Sacred Books of China 39 and 40) Clarendon Press, Oxford, 1891/Humphrey Milford, London, 1891.
French, Léon Wieger in Les Pères du système taoïste, Cathasia, Paris, 1950.
English, Witter Bynner, The Way of Life According to Lao Tsu: An American Version, John Day Company, 1944.
French, J.J.L. Duyvendak, Tao tö king, le Livre de la voie et de la vertu, texte chinois établi et traduit avec des notes critiques et une introduction. Paris, 1953. English title : Tao Te King: The Book of the Way and its Virtue.
French, Liou Kia-hway, Tao-tö-King, Gallimard, 1969
French, Daniel Guiraud, in I Ching / Tao Te Ching, Courrier du livre, 1987, ISBN 2702901972
French, Marcel Conche, Lao Tseu - Tao Te king, Presses Universitaires de France, Paris, 2003, ISBN 2130538177.
Links / liens
Dao De Jing on Zhongwen.com
Wikipedia : Lao Zi (en), (fr); Dao De Jing (en), (fr).
Dmoz : Dao De Jing (en), Lao Zi (en).
To me, this chapter seems to refer to "Senses", the relationship man tends to have with them and what stimulates them. I think there is in this chapter a word of warning in regards to what it means for man's soul to indulge. He seems to suggest that the wise approach would be to privilege what would satisfy his real (basic and simple) needs, I suppose both in terms of physical and spiritual needs.
In my opinion, there is a strong message inviting the reader to prudence and simplicity while leading his life.
EnoMetis – Daodejing 12 – 01/11/2006
Test
Test – Daodejing 52 – 03/12/2006
quelqu'un pourrez-t-il m'expliquer pourquoi dans la dernière phrase :
C'est pourquoi, lorsqu'un homme redoute de gouverner lui-même l'empire, on peut lui confier l'empire ; lorsqu'il a regret de gouverner l'empire, on peut lui remettre le soin de l'empire.
il n'apparait nullement le mot CORPS alors que dans les 2 versions anglaise celui-ci apparait deux fois
Cette dernières phrases en français n'a pas de sens par rapport aux phrases précédentes !!!
N'y aurait-il pas un problèmes de traduction sur cette phrase ???
Anon. – Daodejing 13 – 02/12/2006
Ceci est une réflexion très naïve de quelqu'un qui ne connaît pas du tout la pensée chinoise. Je serais très heureux si des internautes plus compétents me répondaient.
En regardant de près, grâce au merveilleux système de ce site, la version chinoise, je suis très frappé de voir que les différentes traductions ne rendent pas l'aspect spéculaire que comporte chacun des deux premiers vers ; en effet, c'est le même caractère (dao) qui exprime le sujet et le verbe :
dao qui peut dao pas constant dao.
Structure répétée au vers 2 :
nom qui peut nom pas constant nom.
Les traducteurs anihilent cette sorte d'enroulement contradictoire en traduisant dao tantôt par “Tao", tantôt par “être exprimé". De sorte que la nature verbale ou langagière de ce mot fondamental et premier n'apparaît pas du tout. Or la structure doublement symétrique des deux premiers vers souligne ce sens, même si c'est pour y introduire immédiatement une ambiguïté quant à la parole ou au nom. Il semble toutefois que ce texte mette directement la problématique de l'être et du non-être et de leur origine avec une problématique du nommable et de l'innommable.
Est-il alors tout à fait farfelu de songer — mais on est un internaute naïf — au λογοσ grec et à Héraclite (“le logos / ce qui est / toujours / les hommes sont incapables de le comprendre.") ?
Merci d'avance
Mosh%uFFFD – Daodejing 1 – 02/11/2005
Un des la plupart des lignes importants dans ceci le premier chapitre est " c'était de l'Anonyme ce Ciel et de la Terre a bondi ; " en appliquant l'Anonyme (comparant et souvenant) à chaque phrase en liant le texte, vous ferez exactement comme il dit en restant l'extérieur du
nommé/étiqueté. Très intéressant.
tutu – Daodejing 1 – 05/12/2005
La traduction française de Stanislas Julien a été relue en entier et corrigée. Des liens ont été ajoutés quand les notes renvoient à d'autres chapitres.
gbog – Daodejing – 02/11/2004
故道大天大地大人亦大 se lit aussi 故道大天大地大王亦大
gbog – Daodejing 25 – 06/12/2003
Le commentaire en français du Numéro 19 confirme le sens que lui prête Joseph Needham dans "La science chinoise et l'Occident" collection Point Sciences page 111.
On ne peut couper ces chapitres de Lao Zi de leur contexte historique, sinon toute compréhension est vaine.
C'est un plaisir que d'étudier ces textes!
Passionnant et pratique pour percer le mystère de chaque idéogramme (ancien) que j'ai du mal à trouver dans mon dictionnaire français-chinois.
MERCI! xie xie nin!
make bu ye – Daodejing 19 – 04/12/2003
A noter : la parution en novembre 2003 d'une nouvelle édition du Tao Te King, chez PUF, avec traduction et commentaires de Marcel Conche. Je me suis contenté pour le moment de la feuilleter, mais à première vue, elle a l'air assez didactique, plutôt bien construite.
Son petit plus : Marcel Conche est un universitaire reconnu pour tout ce qui touche aux pré-socratiques. Il jette des passerelles intéressantes avec les philosophies de Parménide ou Héraclite.
Nar6 – 03/12/2003
La version originale trouvée sur internet donnait « 不 見 而 明 », il comprend les objets sans les voir, au lieu de « 不 見 而 名 », il nomme les objets sans les voir , ce qui correspond à la version de Hanfeizi. Elle a été corrigée. (Merci Magus)
gbog – Daodejing 47 – 07/12/2002
La phrase « 罪 莫 大 於 可 欲 », il n'y a pas de plus grand crime que de se livrer à ses désirs, qui manque au texte de Wang Bi, est interpolée d'après Hanfeizi. (Merci Magus)
gbog – Daodejing 46 – 07/12/2002
Cf. Lunyu II. 17.
gbog – Daodejing 71 – 02/12/2002

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孫 子 兵 法 Sun Zi – L'Art de la guerre
La stratégie chinoise ou comment s'informer, estimer, diviser, détourner, tromper, et vaincre « sans coup férir ». Tr. Amiot (fr) et Giles (en).
Introduction
I. De l'évaluation
II. De l'engagement
III. Des propositions de la victoire et de la défaite
IV. De la mesure dans la disposition des moyens
V. De la contenance
VI. Du plein et du vide VII. De l'affrontement direct et indirect
VIII. Des neuf changements
IX. De la distribution des moyens
X. De la topologie
XI. Des neufs sortes de terrain
XII. De l'art d'attaquer par le feu
XIII. De la concorde et de la discorde
PrésentationL'art de la guerre est le premier traité de stratégie au monde. Rédigé vers le Ve siècle avant J.-C., il développe des thèses originales, qui s'inspirent de la philosophie chinoise ancienne. Considérant la guerre comme une réalité inévitable, il montre comment la réflexion peut mener à la victoire, comment l'analyse des faiblesses de l'ennemi peut fonder une tactique, si l'on sait les exploiter, et même les aggraver ; il met l'accent sur la dimension psy­cho­logique du combat, sur le rôle de la ruse et de la fuite. Ses idées, ignorées dans les époques de guerre totale et de conflits frontaux, ont retrouvé une actualité en inspirant les grandes guérillas anti-coloniales chinoises et vietnamiennes, notamment, et sont aujourd'hui reprises par les stratèges asiatiques et américains de la guerre économique.
Qu'il y ait un « art » de la guerre peut étonner ; plus encore un « art » de la guerre chinois, alors qu'on a longtemps cru ce peuple bien trop poli pour prendre les armes. La Chine des philosophes, des calligraphes, des poètes et des peintres ne doit pourtant pas faire oublier celle des généraux, des « Seigneurs de la Guerre » et surtout, à l'époque de Sun Zi, celle des « Royaumes combattants ». Elles n'ont rien d'incompatible et on compte des stratèges consommés qui furent aussi grands poètes ou peintres raffinés.
La plupart des études sinologiques semblent avoir répugné un peu à se pencher sur le domaine militaire, suivant peut-être l'inclination des Lettrés, pour qui les préoccupations guerrières se sauraient être nobles. Pourtant, l'étude de cet Art de la guerre est utile à plus d'un titre. Ceux qui cherchent les recettes de gouvernement qui ont permis à la Chine de conserver sa continuité depuis plus de vingt siècles, apprendront ici que la guerre est une question vitale pour tout pays, comment l'éviter, et comment la gagner quand on n'a pas d'autres choix que de prendre les armes. Ceux qui cherchent à comprendre certaines particularités de l'« esprit chinois » comme sa remarquable faculté d'atteindre indirectement son but, y trouveront des considérations tactiques sur les fins et les moyens d'y parvenir. Enfin, dans un contexte actuel de guerre économique mondiale où la Chine joue un rôle croissant, ce petit et très ancien livre peut aider à comprendre comment le « grand dragon » joue de ses atouts et sait masquer ses points faibles. Pour une entreprise internationale, s'engager en Chine est à la fois nécessaire et périlleux, et il faut commencer par « se connaître et connaître l'adversaire », nous dit Sun Zi.
Pour le lecteur intéressé par la culture chinoise ancienne, le manuel de Sun Zi montre une application concrète d'une idée centrale au taoïsme : la fluidité de l'eau l'emporte sur la solidité de la pierre. L'armée qui est plus mobile a plus de chances de vaincre, et celle qui se laisse fixer perd sa puissance. Eviter les sièges, les engagements frontaux et les longues campagnes semble être le leitmotiv de l'Art de la guerre. Règle pour la victoire : n'attaquer qu'après avoir gagné la bataille, qui se joue en amont sur le front de l'information et de la désinformation, afin de saper le moral de l'adversaire, de lui faire perdre ses moyens. Le général capable est celui qui gagne sans verser de sang ; toutes ses opérations visent à ce que l'ennemi s'effondre de lui-même. Aussi est-il indifférent aux honneurs récompensant une victoire arrachée in extremis par une hécatombe dans les deux camps. Il est comme l'eau dont l'action térébrante et insensible finit par désagréger les plus solides fortifications.
Sun Zi est loin d'être un idéaliste se contentant de grands principes et de règles abstraites. En homme expérimenté, il a le souci du détail et donne des conseils précis sur l'usage du feu, des espions, sur les différentes configuration du terrain et sur la gestion du temps. Il préconise la justice et la rigueur dans l'usage des récompenses et des châtiments, défend qu'un général doit parfois contrevenir aux ordres du souverain, que les règles de l'art (de la guerre) doivent être adaptées aux circonstances. Il sait qu'une guerre ne peut se gagner avec des soldats sans foi ni loi, qu'une armée qui saigne l'Etat ne sera pas soutenue, qu'il est essentiel de se concilier le peuple de l'adversaire. Le succès durable de son livre est aussi bien dû à l'importance des principes généraux édictés qu'à son caractère pratique de manuel militaire à l'usage du général en campagne.
ConferSources
Original text in traditional Chinese characters can be found in Wikisource.
English annotated translation : Sun Tzu, On the Art of War. The Oldest Military Treatise of the World translated by Lionel Giles, London, 1910. Text found in Project Gutenberg.
Traduction française : Art militaire chinois ou Recueil d'anciens traités sur la guerre composés avant l'ère chrétienne par différents généraux chinois, traduit du chinois par le Père Amiot, Didot l'Aîné, Paris, 1772. Le texte utilisé se trouve sur Wikisource (modifé par endroit pour s'adapter à la traduction anglaise). Une autre version de la traduction d'Amiot ainsi que les traités de Wu Zi (Ou-tseu) et Sima Fa (Se Ma Fa), se trouve dans la Collection Chine ancienne, réalisée par Pierre Palpant.
Other translations / autres traductions :
Sun-Tzu. The Art of War. Translated by Samuel B. Griffith. Oxford, Claredon Press, 1963.
Sun Zi. Traduit du chinois par Valérie Niquet-Cabestan. Economica, Paris, 1988.
Links / liens :
Sun Tzu on Zhongwen.com
Wikipedia : Sun Tzu (en), (fr); the Art of War (en), (fr).
Sonshi.com (en), dedicated website.
The last bi4 should be bu4, according to other editions and in agreement with Giles's translation.
yves – Sunzi 77 – 06/12/2006
"Ainsi le soldat habile dirige sans se laisser diriger"
wengu – Sunzi 75 – 01/12/2005Sun Zi
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L'Art de la guerre – Sun Zi – Chinois on/off – Français/English
Alias Sun Tzu, Sun Wu, Sun Tse, Sunzi Bingfa, Souen Tseu, Souen Wou, 孫武.
Le Canon des Poèmes, Les Entretiens, La Grande Étude, Le Juste Milieu, Les Trois Caractères, Le Livre des Mutations, De la Voie et la Vertu, 300 poèmes Tang, L'Art de la guerre, Trente-six stratagèmes

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三 十 六 計 36 Ji – Les 36 stratagèmes
Répertoire de proverbes tactiques liés au Yi Jing et aide-mémoire pour se tirer de situations conflictuelles. Trad. Doc Mac Jr (fr) et Vestappen (en)
I. 勝 戰 計 Plans pour les batailles déjà gagnées 1 2 3 4 5 6
II. 敵 戰 計 Plans pour les batailles indécises 7 8 9 10 11 12
III. 攻 戰 計 Plans pour les batailles offensives 13 14 15 16 17 18
IV. 混 戰 計 Plans pour les batailles à partis multiples 19 20 21 22 23 24
V. 併 戰 計 Plans pour les batailles d'union et d'annexion 25 26 27 28 29 30
VI. 敗 戰 計 Plans pour les batailles presque perdues. 31 32 33 34 35 36
6 x 6
= 36

Des nombres d'abord, puis une forme en surgit,
une forme qui est seulement un arrangement de nombres
(car l'art et le tour de main, ici, reposent sur des calculs précis).
Quand le grand carré a été réparti en paires Yin et Yang
(de formations complémentaires sur ses quatre faces ou sur ses quatre angles)
un « petit reste » demeure dans l'espace, au centre et attend l'occasion
(Qu'en faire ? Nul ne peut le savoir encore ...)
et il est inutile d'échafauder le stratagème auparavant.
Il manquerait son but.
Ref : Kircher p.21
Présentation« En 1939, sur un marché de Chine du Nord, un officiel du Guomindang découvre un livre de recettes d'immortalité. A la fin de l'ouvrage se trouve un court traité de stratégie : Les 36 stratagèmes. Ce recueil secret datant probablement de l'époque de la dynastie des Ming (1366-1610) offre un tableau exhaustif de toutes les ruses et des différentes méthodes, accompagnées de commentaires, qui permettent de les interpréter en termes de stratégie militaire. Manuel de guérilla ou traité de philosophie inspiré du Livre des mutations (Yijing), il permet de faire face à toutes les situations conflictuelles, et de l'emporter sur l'adversaire, jusque dans les batailles presque perdues : Rien dans les mains / Rien dans les poches / Ruse des mauvais jours / Ruse des ruses / Le Yiking dit: « A la frontière en force et faiblesse. » Cf. la traduction française de François Kircher.
Reconnue le plus souvent pour sa littérature philosophique, morale ou poétique, la Chine a produit aussi une importante littérature militaire, dont l'Art de la Guerre de Sun Zi est le représentant le plus illustre. Il peut sembler à l'amateur que les sinologues ont rarement inclus ce terrain dans leur recherches. Pourtant, les businessmen ou les joueurs d'aujourd'hui, outre quelques proverbes faussement attribués à Confucius, connaissent de la Chine avant tout le Sunzi, et l'ont lu. Tous les chemins sont bons pour qui découvre une autre culture. La lecture de ce petit « recueil d'exceptions », de ce vade-mecum de ruses passablement diaboliques, incarnées chacune dans un proverbe courant se référant la plupart du temps à une vieille anecdote de l'Histoire militaire chinoise ; l'approfondissement nécessaire à sa compréhension mèneront le lecteur vers diverses autres parties de la culture chinoise, comme le fameux Livre des Mutations, la rude philosophie légiste et ses fables machiavéliques répertoriés par Hanfei Zi, ou bien l'Histoire des Trois royaumes (un des quatre plus fameux romans en langue commune, avec le Voyage en Occident, le Rêve dans le Pavillon rouge et Au bord de l'eau, magistralement traduit par Jacques Dars). On peut aussi orienter ses recherches vers les Chengyu, ces innombrables proverbes en quatre caractères dont s'émaille aujourd'hui encore la langue écrite et parlée, qui sont comme des résidus de la distillation par les siècles de la culture chinoise, et qui servent de titres aux trente-six stratagèmes.
Dans les romans d'aventures, on lit souvent que « des trente-six stratagèmes, le meilleur est le dernier » ou encore qu'« entre trente-six solutions, la meilleure est la fuite », ce qui relève d'une sagesse pragmatique. Si trente-six choix équivalents s'offrent à vous, c'est certainement qu'aucun n'est le bon... Cependant, des Trente-six Stratagèmes proposés ici, on peut préférer le tout premier, intitulé « 6 × 6
= 36 » et servant de préface (voir ci-dessus), que François Kircher interprète comme une allusion à un petit reste, un espace vide permettant à tout l'appareil de fonctionner harmonieusement, bref : un jeu au sens mécanique du terme. Marcel Granet décrit en détail une « tendance si souvent rencontrée d'ajuster les ensembles et de déterminer les proportions en réservant toujours le jeu d'une unité. » (La Pensée chinoise p. 220). Cette imprécision assumée d'une unité permet par exemple d'égaler 80 (8 × 10) et 81 (9 × 9), puis de construire une cosmologie des nombres (incluant la théorie des cinq éléments) qui décrive adéquatement le monde, et permette aussi de construire une gamme musicale. Ce « petit rien qui fait tout » rappelle aussi ce vide au milieu du moyeu qui permet à la roue de tourner, proposé à la méditation par Lao-tseu, ainsi que la conception du « non-agir » donnant au roi sa pleine puissance.
Le commun des lecteurs n'étant pas roi, ni même général, il pourra se contenter de consulter cet étrange opuscule en y cherchant matière à réflexion sur, par exemple, le hacking, la pratique du jeu de Go, des arts martiaux, les stratégies commerciales, l'infinie réversibilité de la tromperie, la crudité de la condition humaine, ou même sur les problèmes actuels de géopolitique.
ConferSources

 

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